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mardi, 23 juin 2009

Âge de la retraite, le foutage de gueule

J'entends le gouvernement se pâmer, dans le clair-obscur des cabinets ministériels à la seule évocation de l'âge de la retraite actuelle. Ce qui est remarquable, c'est l'agit-prop et l'intoxication organisée auxquelles cela donne lieu dans les rangs gouvernementaux. Soyons clair : je ne serai pas radicalement opposé au principe d'un allongement des annuités d'emploi si emploi il y avait.

Mais la vérité, c'est qu'il n'en est absolument rien. Il n'y a pas d'emplois pour les seniors. En fait, derrière le pseudo-prétexte de laisser libres les individus de travailler plus longtemps se cache un tout autre projet : allonger la durée de cotisation pour la retraite. Mais comme il ne sera pas possible pour une large part des individus de travailler plus, cela reviendra ni plus ni moins à minorer les pensions de retraite pour en réduire les coûts. Astucieux, non ?

J'ai évoqué le sort réservé aux Seniors dans un billet daté du 23 février dernier. C'est simple : le gouvernement est pris en sandwich entre tous les jeunes qui vont arriver sur le marché du travail et l'impact grandissant des départ à la retraites qu'il faut financer. Je ne parle même pas du chômage. En fait, passé 50 ans quand ce n'est pas 45, il est très difficile de retrouver du travail si l'on est au chômage.

La France est dans la nasse et je ne vois pas comment elle va pouvoir en sortir. Une chose est sûre : il  faut taxer le moins possible ceux qui créent de l'emploi, c'est à dire les entreprises. Mais on ne peut pas non plus les exonérer par les temps qui courent parce que nous n'avons pas les moyens de le faire.

Nicolas Sarkozy a assuré que le gouvernement sera au rendez-vous pour la réforme des retraites en 2010. Doit-on comprendre qu'il attend que les élections régionales soient passées pour éviter un éventuel vote-sanction en raison des difficiles mesures à prendre pour assurer leur équilibre ? Il ferait mieux d'engager immédiatement le débat avec les Français. Il y avait un aspect, dans la manière avec laquelle François Bayrou escomptait traiter le problème, lors de la présidentielle de 2007 qui m'avait beaucoup plu : l'idée absolument nécessaire qu'il fallait, sur les retraites, légiférer par référendum.

Ne nous leurrons pas, la proposition de Bayrou lui-même, avalisait sur le fond qu'une augmentation des cotisations serait nécessaire. Le principe d'une retraite par point concédait nécessairement que le montant des pensions serait variable selon la durée des cotisations. Toutefois, elle permettait le rachat d'années et mettait le cotisant face à ses choix personnels. Mais le plus important, et je le redis, c'est que Bayrou ne voyait pas d'autres possibilités de régler cette question qu'en consultant directement le peuple. Un acte de courage politique et un langage de vérité qui font cruellement défaut aujourd'hui...

09:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : retraite, cotisation, bayrou |  Facebook | | |