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jeudi, 03 juillet 2008

Persécution religieuse en Algérie...

Tiens, c'est marrant, je n'ai entendu aucune des bonnes âmes dégoûlinantes de bonne conscience protester contre cet arrêt des tribunaux algériens :

Deux Algériens convertis au christianisme ont été condamnés hier à six mois de prison avec sursis et 100.000 dinars d'amende(1.000 euros) pour prosélytisme. Le procureur du tribunal de Tissemsilt (350km au sud-ouest d'Alger) n'avait pas requis de peine contre les deux informaticiens, Rachid Mohammed Seghir, 40 ans, et Jammal Dahmani, 36 ans. Lors de l'audience en appel du 25 juin, il avait demandé au juge d'appliquer la loi concernant leurs cas, sans fournir plus de précision. Le jugement avait été mis en délibéré.

Les deux hommes avaient été condamnés par contumace le 20 novembre 2007 à deux ans de prison ferme et 5.000 euros (7.775 dollars) d'amende, pour prosélytisme chrétien et exercice illégal d'un culte non musulman. Ils encouraient un maximum de cinq ans de prison et 10.000 euros d'amende. Leur avocate maître Khadîdja Khalfoun a trouvé le verdict "sévère". Selon leurs familles, les deux condamnés ont décidé de faire appel du jugement.

En fait, outre les juges, ce qui est en cause, dans cette histoire, c'est la loi algérienne. Je n'ai entendu aucune autorité de l'Islam réagir à cet arrêt ni appeler à modifier la loi, de manière à ce que les Algériens puissent pratiquer librement leur religion. Quand on pense au concert de beuglements qui avait accueilli les lois sur le voile des femmes en France, ou encore la fameuse affaire des caricatures de Mahomet, on constate avec indignation qu'il y a deux poids deux mesures, en termes de liberté religieuse, en terre d'Islam... 

Une petite remarque, ce n'est que depuis février 2006 que l'exercice du culte non musulman est soumis à une loi qui pose le préalable de l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour le lieu où doit s'exercer le culte et celle des autorités religieuses pour la personne qui doit diriger ce culte.

Plusieurs procès ont depuis été intentés contre des convertis accusés de prosélytisme. Aurons-nous une réaction politique officielle ?

Au passage, en Kabylie, cela a été trois ans de prison pour une femme qui avait le tort d'avoir eu une Bible dans son sac, et qui n'a pas voulu renoncer à sa religion. Est-ce que quelqu'un se soucie du sort d'Habiba ?