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mardi, 24 novembre 2009

Capitalism Love Story, marrant et plutôt pédagogique

J'ai été à deux reprises invité à me rendre aux avant-premières de projection du film Capitalism Love Story. Pas de chance, j'en ai été à chaque fois empêché par cas de force majeure (la première fois, j'ai cru avoir la grippe A, et je me voyais bien refiler le virus h1n1 à tous les autres blogueurs qui étaient là par charité pour leur lecteurs, mais je me suis abstenu).

Du coup, j'ai du me contenter de quelques extraits : je ne sais pas s'ils sont symptomatiques, mais ils m'ont bien fait rigoler et donner l'envie d'aller voir le film avec les gens du commun, en payant ma place, comme tout le monde :-)

Sur ce qu'est le capitalisme, c'est plutôt une grosse farce genre satire avec quelques piques assez justes, mais sur les subprimes, en revanche, c'est tout à fait pédagogique et véridique. On a fait croire, en effet, à chaque américain endetté pour sa propriété, qu'il était assis sur de l'or. L'or d'une banque, comme si chacun avait la sienne. Et cette banque, c'était leur maison. Ils pouvaient emprunter, ils étaient riches à millions, ou presque. Mais quand la banque a sauté, ils se sont retrouvés ruinés, sans rien, si ce n'est leurs yeux pour pleurer.

Cela dit, ce sont les mêmes Américains qui font actuellement du blocage pour imposer des normes prudentielles plus strictes, et, ce, après avoir élu une administration démocrate. Le film verse donc dans une certaine facilité. Les Américains disposent d'un droit de vote : qu'ils s'en servent, et surtout, qu'ils ne s'étonnent pas des catastrophes qu'engendrent les licences qu'ils autorisent à leur finance.

Michael Moore est vraiment hilarant : je ne crois pas ca gars très bon économiste, mais il a le sens de la formule et il percute. Sorte d'Aristophane moderne en version progressiste, il aura probablement le don de dérider le spectateur pour la durée de son film.

Personnellement, je me programme une séance d'ici deux semaines au plus.