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lundi, 23 février 2009

Privatisons l'Élysée !

Je propose de privatiser l'Élysée. Oui, puisque l'Élysée nationalise les banques, particulièrement la Caisse d'Éparne et la Banque Populaire. Je ne sais pas si c'est interdit par la loi, mais ce n'est pas grave, les lois, on s'en tape, non ?

Il y a dans la nomination de Pérol à la tête des deux banques fusionnées par Nicolas Sarkozy, une pratique du pouvoir qui me hérisse littéralement les cheveux sur la tête. Nicolas Sarkozy donne l'impression de confondre la France et ses biens personnels. Il donne des postes à ses amis, comme on délivrait, sous l'Ancien Régime, des titres ou des charges pour services rendus au Roi.

Faudra-t-il une nouvelle nuit du 3 août pour abolir les nouveaux privilèges des grands commis de l'État ?

Je ne puis que m'associer à la dénoncation sans équivoque de François Bayrou : il affirmait dimanche que la "nomination annoncée" du secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, à la tête de la banque issue de la fusion entre la Caisse d'Epargne et les Banques Populaires était "illégale". "Tous les textes, à la fois de déontologie et du code pénal, indiquent qu'il est interdit à une personne ayant exercé l'autorité publique sur une entreprise privée, qu'elle soit fonctionnaire ou agent temporaire, d'exercer quelque fonction que ce soit dans cette entreprise avant un délai de trois ans révolus". "M. Pérol a joué un rôle actif dans le dossier (...) jusqu'à convoquer jeudi dernier les dirigeants des deux entités dans son bureau" à l'Elysée. Il est donc impossible, interdit et illégal", selon lui, "que cette nomination soit confirmée". "Au demeurant, cela signifie que Nicolas Sarkozy et ses proches reprennent au plus haut degré les pires habitudes de mélange entre l'Etat, le pouvoir et ses clans et le monde économique. Cela ne peut être accepté".

Au passage, Jean Arthuis ne pense pas autrement. Compte-tenu des dérives étatistes et monarchiques du pouvoir, je propose de le privatiser, et, bien sûr, de respecter la législation en faisant un appel d'offres...

dimanche, 23 décembre 2007

L'avenir du livret A...

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Parcourant le blog de Grozbulles, dessinateur humoristique de talent, je crois avoir trouvé une vignette assez évocatrice à propos du sort du livret A.
Comme le titre fort humoristiquement Grozbulles, encore un éco-système en péril.
Je ne donne en effet pas cher de la peau des caisses d'épargne...
Cela dit, il faut aussi comprendre que toutes ces caisses mutualistes devaient faire un choix : dès lors qu'elles se lançaient dans des activités commerciales, elles ne pouvaient plus se prévaloir d'un avantage préférentiel. Or, elles se livrent à ce type d'activités depuis quelques années déjà. L'on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. C'est tout de même ce qu'omet Grozbulles dans son excellent dessin. 
Fallait-il conserver la spécificité des caisses d'épargne ? Je ne le sais pas. Elles appartiennent à un autre temps, je ne suis pas convaincu de leur justification économique ni même sociale dans le paysage économique français. Bien sûr, l'autorisation de proposer des produits d'épargne défiscalisés de ce type pour les autres banques a été assortie d'une obligation de service public : elles devront être présentes partout sur le territoire français. 
Le dessin de Grozbulles est certes amusant, mais il est tout de même fondamentalement tendancieux en assimilant la Concurrence au Grand Méchant Loup. Pauvre loup, d'ailleurs, encore un carnivore qui est le dindon de la farce dans cette histoire, puisqu'il fait les frais de la métaphore. L'écureuil pululle, qui le Sait ? Le loup, lui, se meurt à peu près partout.
Quelque part, je me dis qu'il faudrait une campagne d'information pédagogique pour expliquer aux Français que la concurrence est saine, fondamentalement, dès lors qu'elle est libre et non faussée. Livrer le livret A à la concurrence, ce n'est pas en soi malsain, dès lors que l'obligation de service public est respectée. Rien ne dit, d'ailleurs, que les banques commerciales se précipiteront sur ce produit. A ce que j'ai entendu, les premières réactions sont assez frileuses...