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mercredi, 05 février 2014

Les réformes sociétales, il faut les faire quand le reste va bien

Moi qui viens de dire que je n'avais plus trop envie d'écrire, je viens de changer d'avis en lisant deux billets de PMA. L'un sur les sujets sociétaux, l'autre sur la PMA. Conclusions à peu près similaires aux siennes pour ma part. A titre perso, je n'ai rien contre la PMA et je ne vois pas trop ce que la LMPT lui reproche sauf à devoir avouer clairement qu'elle ne veut pas que des homosexuels puissent avoir des enfants. Mieux vaut le dire directement dans un affrontement franc plutôt que de passer par des circonvolutions, dans ce cas. Pour la GPA, je suis beaucoup plus prudent : je ne dirais même pas qu'il y a un risque de «merchandisation» des utérus des femmes. Ce n'est pas un risque, c'est certain qu'on y arrivera si la GPA passe, quels que soient les efforts pour l'encadrer. Je ne peux pas me dire que cela me réjouisse. Je pense que la PMA devrait suffire pour l'écrasante majorité des cas, et, de toutes façons, ils ne sont déjà pas nombreux.

Cela dit, je me suis laissé embarquer sur un sujet sociétal alors que je visais justement à dire qu'il ne fallait pas en faire une priorité quand l'économie n'allait pas bien.

Moi, je dirais aux Socialistes la chose suivante : les gars et les filles, vous voulez faire des réformes sociétales ? Ok, mais attendez le retour de la croissance économique et le plein emploi, ce sera nettement plus simple. Et puis quand vous voulez faire passer une loi sur la famille, ne choisissez pas ce moment pour faire baisser le quotient familial : vous tendez juste le dos pour vous faire battre. Je ne parle même pas de votre ABCD de l'égalité et la fameuse théorie du genre, je les ai déjà évoqués.

 

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Commentaires

" sauf à devoir avouer clairement qu'elle ne veut pas que des homosexuels puissent avoir des enfants. "

Elle veut surtout qu'on ne fasse pas croire à des enfants qu'ils ont deux papas (et pas de maman) ou deux mamans (et pas de papa).

Quant à la PMA, elle permet de "soigner" une maladie (l'infertilité). Vous n'êtes tout de même pas en train d'écrire que l'homosexualité est une maladie, si ? :-)

Écrit par : Pierre Orbec | mercredi, 05 février 2014

Pas d'accord, les sujets sociétaux sont aussi importants que les autres...

En ces temps de disettes économiques il faut bien avancer dans certains domaines....

de toutes façon crise ou pas crise les réacts, adaptes de la civilisation judéo-chrétienne jusque-boutiste, seront toujours opposés a l'évolution des moeurs, a l'évolution tout court, non?.... c'est leur crédo car cela ne remet pas en cause le fondement de leur existence basée :
-sur le culte du secret
-du faut pas dire
-ça ne doit pas sortir de la maison,
-de la connaissance que l'on garde pour soi
-de la maitrise du pouvoir pour en jouir au maximum .....
-etc....

les croyant

Écrit par : Europium | mercredi, 05 février 2014

Bonjour Pierre,
Les enfants d'un couple homosexuel verront bien un jour que ceux d'un couple hétérosexuel ont un papa et une maman. A leurs parents de leur donner une explication satisfaisante. C'est du domaine de la sphère privée, me semble-t-il.
L'homme est une créature semi-naturelle, semi-culturelle : de ce point de vue, le concept de papa et de maman est tout de même assez relatif. On manque un peu de recul sur les conséquences de l'homoparentalité, mais pour ce dont on dispose en fait de données, on n'a pas noté ni mieux ni pire chez les enfants qu'avec l'hétéroparentalité.
Alors beaucoup de bruit pour rien ?
La PMA supplée plutôt à une impossibilité, non ?
@Europium
L'évolution des moeurs ne justifie pas la loi. Si on allait par là, on pourrait aussi justifier des choses qui évoluent aussi, mais pas forcément dans un sens heureux.
Il faut se garder de mettre au piquet de manière systématique les croyants : c'est devenu au fil du temps un argument très convenu et peu efficace.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 05 février 2014

quoique l'on fasse, quoique l'on dise, et même quoique l'on manifeste, un peu plus tôt ou un peu plus tard, on y arrivera; Alors ?
Il y aura toujours des défenseurs de l'égalité, et ça n'est pas un mauvais combat.

Écrit par : daubas | mercredi, 05 février 2014

@Pierre : Penser que les parents homo vont faire croire à leurs enfants qu'ils ont "deux papas" ou "deux mamans" est une connerie monumentale qui vient des parents hétéro qui adoptent et font croire au gamin qu'il est le leur.
Les parents homos savent très bien qu'ils ne sont pas crédibles à vouloir faire croire aux gamins qu'ils sont leurs parents biologiques, donc sauf cas exceptionnel n'essayent même pas.

Écrit par : melianos | mercredi, 05 février 2014

Intéressant de voir comme Europium réagit par l'invective et la mise hors-débat de ceux qui pourraient ne pas partager son avis : les qualifiant d'emblée de "réacs", il leur prête a priori un certain nombre d'idées ou de tendances caricaturales, ce qui permet de considérer que la discussion n'a même pas lieu d'être. Je suppose en outre qu'il se considère comme un authentique démocrate. Bref...

Sur le fond, il me semble que la question de l'extension de la PMA aux couples homosexuels recouvre celle de la conception qu'on peut avoir de la médecine : celle-ci est-elle là pour réparer (c'est à dire en quelque sorte ramener au "normal", au naturel") ou pour dépasser le naturel et le "normal" ?

Prenons le cas de la chirurgie esthétique. Lorsqu'une personne a été gravement brûlée et que son visage et son corps sont détruits, la médecine tente de les "réparer" et de les ramener à l'état "normal" d'un corps humain. De la même façon, on peut dire que la maladie est un état "pathologique" (par définition) qui éloigne le corps de l'état "normal" de santé. Dans ce cas, la mission de la médecine est de réparer, de ramener les choses dans l'ordre naturel.

En revanche, lorsque la chirurgie esthétique est employée pour "améliorer", dépasser, modifier un corps qui ne présente pas de lésion ou "d'anormalités" particulières, on peut considérer que la médecine sort de son rôle et on aborde alors ce qu'on pourrait appeler des traitements "superflus" ou "de confort". Ce qui caractérise ce type de soins, c'est qu'ils ne visent pas à combler une carence "anormale" mais à dépasser la normalité pour atteindre un "plus" voulu par la personne mais en aucun nécessaire (même si, pour des raisons d'ordre psychologique, la personne peut le juger tel).

Lorsque la PMA vise à lutter contre la stérilité d'un couple hétérosexuel, elle vise bien à combler une carence "anormale" dans la mesure où l'état sain est la fécondité et la stérilité un état pathologique. En revanche, dans le cas d'un couple homosexuel, c'est bien la stérilité qui est la norme naturelle. Dès lors, on ne saurait comparer le statut de soins apportés à un couple hétérosexuel accidentellement stérile et celui de soins apportés à un couple homosexuel stérile par essence.

La distinction me semble fondée à la fois éthiquement et logiquement.

L'une des conséquences de cette distinction est par exemple que je ne vois pas au nom de quoi les PMA éventuellement apportés aux couples homosexuels devraient être financés par la sécurité sociale ; pas plus que les soins "de confort" en chirurgie esthétique.

Écrit par : Ch. Romain | samedi, 08 février 2014

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