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samedi, 25 janvier 2014

Crédible, le plan de réduction de dépenses de l'UDI ?

J'ai pris connaissance de la synthèse du projet présenté par Hervé Morin pour réduire la dépense publique. Comme c'est souvent le cas, dans le jeu politique, les plans que l'on propose quand on est dans l'opposition partent toujours du principe qu'ils s'exécutent dans le meilleur des mondes possibles...

Je juge irréaliste de faire revenir les Français de 35 à 39 heures de travail par semaine. Le faire dans toute la fonction publique provoquerait des manifestations monstres. C'est une proposition qui ne tient pas la route : si elle était si simple, la droite qui a été au pouvoir pendant dix ans l'aurait mise en application. On peut donc déjà enlever 20 des 80 milliards d'économies. Et puis au fond, je me demande si ce ne serait pas une régression, finalement.

L'idée de contractualiser l'emploi dans la fonction publique pour les recrutements à venir pourrait en revanche apporter de la marge de manoeuvre et éviter pas mal de rigidités. Encore faut-il trouver des candidats : si la fonction publique n'apporte pas la sécurité de l'emploi et tous les avantages qu'elle offre habituellement, elle risque d'attirer nettement moins d'individus et, contre toute attente, devoir faire face à des difficultés de recrutement.

Tout le plan de rationalisation des dépenses aboutira à des effets pervers s'il n'est pas précédé d'une réflexion et d'un tri sur les services que l'État assure. Rogner tout partout sans y avoir pensé produit des dysfonctionnements. Cela tombe plutôt bien, les Français sont prêts à renoncer à un certain nombre de services publics contre moins d'impôts, d'après un sondage BVA tout récent.

Le passage à 41.5 années de cotisation est de toutes façons inéluctable. Il faut être naïf pour imaginer toucher simultanément aux allocations chômage. A considérer les vagues que cela va engendrer alors que l'emploi est fragilisé, on a là l'assurance de mettre le feu aux poudres.

Je vais être sévère, mais c'est mérité : ce plan est un mauvais plan parce qu'il ne tient pas compte des réactions sociales qu'il peut engendrer et parce qu'il ne réfléchit pas sur la structure de nos dépenses. 

J'adhère à la volonté affichée, mais tout effort demandé doit s'appuyer sur la situation existante, par sur une France rêvée.

09:52 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dépense publique, udi | |  Facebook | | | |

Commentaires

Voila...Propositions surréalistes très éloignées du terrain qui font que je ne peux adhérer à ce parti.
Méconnaissance profonde par exemple, du milieu hospitalier qui ne compte déjà pas ses heures...Il leur demande donc de sacrifier rien de moins qu'un mois et demi de traitements par an sur des revenus déjà pas formidables pour la majorité! Consternant!
Et pour la formation, comme à l'armée ou les agents doivent avancer les sommes qui ne sont remboursées que xxx mois plus tard?
Yeark
Pas des manifs en vue, pire que ca^^^.

Écrit par : Martine | samedi, 25 janvier 2014

@ L'Héré

Faire des vagues pour mettre le feu aux poudres ? Celle-là, fallait oser la sortir !!

Sinon, sur le fond, d'accord avec vous, bien sûr. ;-)

Écrit par : Ch. Romain | samedi, 25 janvier 2014

@L' héré,
"Il n'y a pas le feu au lac." ;)
Toujours pas changé d'avis.

Écrit par : Martine | samedi, 25 janvier 2014

@Christian
Je me demande si c'est recevable comme antithèse (la figure de style) :-)
@Martine
Ce n'était pas l'idée que je voulais exprimer mais les termes de rapprochement sont les mêmes.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 26 janvier 2014

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