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lundi, 20 janvier 2014

Droit des femmes, le retour de la réaction la plus vile

Quatre billets dans la même journée, cela commence à faire beaucoup mais je ne peux pas laisser passer l'amendement du sieur Le Fur et la cohorte de réactionnaires qui l'ont co-signé.

J'ai mes propres doutes sur l'interruption volontaire de grossesse : non que j'en dénie le droit aux femmes mais plutôt que je suis très mal à l'aise avec ce qu'est l'embryon a fortiori s'il s'agit d'un foetus. Mais il ne me viendrait pas pour autant à l'esprit de penser qu'une IVG puisse être une intervention de confort comme semblent le penser le Mollah le Fur et ses 16 talibans.

La loi Veil avait très bien établi qu'une IVG est avant tout une situation de détresse. Qu'est-ce que veulent nos talibans locaux ? Comme leurs homologues espagnols punir les femmes en les contraignant à accoucher ? 

Je tends à souhaiter que l'on évite les IVG autant que faire se peut sauf en cas de viol ou de malformation, mais pas à la manière de monsieur Le Fur. On peut, par la douceur et l'information, en entourant les jeunes femmes qui en arrivent à de telles extrémités, leur donner le maximum de cartes en mains pour faire le meilleur choix possible. Voilà ce que je souhaite. Que l'avortement ne soit pas anodin et que toute la procédure soit accompagnée avec possibilité de l'interrompre jusqu'au dernier moment. 

Mais la méthode brutale et réactionnaire de ce quarteron de réactionnaires en retraite est pour moi la pire des solutions. La plus vile aussi, puisqu'elle enfonce les femmes les plus en souffrance et en difficulté : en effet, en adoptant le principe d'un déremboursement, seules celles qui en auront les moyens pourront encore effectuer le choix. Les autres devront porter le fardeau de leur souffrance comme le Christ sa croix. Et ce ne seront pas Monsieur le Fur et ses amis qui viendront les assister et les soutenir, croyez-moi.

22:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : ivg, le fur | |  Facebook | | | |

Commentaires

"La loi Veil avait très bien établi qu'une IVG est avant tout une situation de détresse. Qu'est-ce que veulent nos talibans locaux ? Comme leurs homologues espagnols punir les femmes en les contraignant à accoucher ?"

Oui, mentalité archaïque et misogyne.

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 21 janvier 2014

"La loi Veil avait très bien établi qu'une IVG est avant tout une situation de détresse. "

Alors pouvez-vous m'expliquer pourquoi, justement, l'Assemblée se prépare à voter un amendement remplaçant "pour toute femme en situation de détresse" par "pour toute femme qui en fait la demande" ?

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi le rapport du HCEfh, mandaté par Mme Belkacem-Nadaut, écrit que " l’IVG est l’expression d’une liberté de la femme et doit être consacrée comme un droit à part entière et considérée comme un acte médical comme les autres" ou comme "un acte légitime de sa vie sexuelle et reproductive."

L'amendement de M.LE Fur est brutal, très brutal, certes, mais ce n'est qu' une réponse "par l'absurde" à un amendement brutal, et qui peut se traduire par : puisque vous voulez que l'on considère l'avortement comme un "acte courant de la vie d'une femme" (sic dans le rapport cité plus haut), alors, posons nous la question de savoir pourquoi il serait remboursé à 100%, pourquoi sa mention n'apparaît pas sur les feuilles de remboursement, pourquoi les mineures n'auraient pas besoin d'autorisation parentale (alors qu'il en faut pour opérer une dent de sagesse), etc...

Quand je vois la suite de votre billet, et vos souhaits pour l'avortement, je pense que vous feriez mieux de mettre vos talents de blogueur dans la bataille contre cette banalisation de l'avortement qu'on est en train de vouloir nous imposer !!!

Écrit par : Béatrice | mardi, 21 janvier 2014

"Alors pouvez-vous m'expliquer pourquoi, justement, l'Assemblée se prépare à voter un amendement remplaçant "pour toute femme en situation de détresse" par "pour toute femme qui en fait la demande" ?

Je pense que pour pallier la pénurie de centres adaptés, une histoire pécuniaire et un moyen de coercition envers les très rares médecins récalcitrants.

La loi Veil a été en mon sens très bien réfléchie, il n'y a rien à y modifier, à moins de vouloir ouvrir une nouvelle boite de Pandore.
Quitte à paraitre "réac" il en va de meme pour celle concernant la fin de vie. Le thème de la mort de la maladie et de la souffrance a toujours été depuis que l'homme est. Je ne vois pas pour quel motif, nos anciens en abordant ce thème auraient été plus sots que nous en la matière...Allez une 'tite provocation qui n'a rien à voir à priori avec le schmilbick quoique...Les inondations dans le sud: il est vrai que nos aieuls ont été bien niais de ne point construire en certaines zones qu'ils savaient exposées!!!

Écrit par : Martine | mardi, 21 janvier 2014

@Béatrice
La proposition de Najat est certes très maladroite, mais celle de Le fur est monstrueuse.
De toutes façons, en rouvrant ce débat, on repose forcément la question du statut du foetus. Question à laquelle je n'ai jamais trouvé de réponse satisfaisante.
Je ne suis pas partisan d'interdire ni de limiter par la loi l'IVG mais, en revanche, de toujours proposer une autre solution quand il ne s'agit ni d'un viol ni d'un foetus pas viable.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 21 janvier 2014

Il y avait 65000 avortements en 1974, 100000 en 1975, 250000 en 1976, et les chiffres sont restés plus ou moins stables avec des pics jusqu'à plus de 280000 certaines années. C'est là assurément une réussite pour une loi qui devait, avec la démocratisation de la contraception, réduire cette pratique à la portion congrue. L'INED dont les chiffres ne sauraient être remis en question, a même montré qu'une femme qui a avorté avortera de nouveau. A l'heure actuelle une femme sur deux a déjà avorté.

Nous en sommes à environ 9 millions d'enfants passés à pertes et profits.

Ce qui me mets on ne peut plus mal à l'aise, c'est cette facilité avec laquelle cette société dispose de la vie, qui pour le coup est on ne peut plus monstrueuse.

Quand à l'argument qui voudrait que l'on soit propriétaire de son corps, c'est une stupidité sans nom, un sophisme on ne peut plus pervers. L’âme et le corps étant indissociables, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes notre corps. Vouloir appliquer une catégorie juridique comme le droit de propriété au corps humain n’est rien d’autre qu’un non-sens juridique par confusion du sujet de droits et du droit lui-même.

Écrit par : Koltchak91120 | mardi, 21 janvier 2014

@Koltchak,
N'ai aucun souvenir des chiffres de l'époque j'étais trop jeune^^^( il aurait avisé de déposer des liens fiables à vos assertions),mais me souviens très bien en dépit de mon très jeune age de femmes qui passaient entre les mains de boucher-ères...Seules celles issues de certains milieux ayant les moyens financiers ou famille dans des pays ou cela se pratiquait exemple au hasard: Belgique (mais pas le seul), pouvaient résoudre leur détresse.
Bien le bonsoir

Écrit par : Martine | mardi, 21 janvier 2014

Le site de l'INED vous fournira tous les chiffres.

Maintenant, comprenons-nous bien, je ne nie pas que l'avortement puisse être un recours. Encore que dans le cas du viol on fasse supporter à un être innocent le poids d'un crime dans lequel il n'a pris aucune part. Ce qui ne signifie pas que je ne comprenne pas la détresse dans laquelle se trouve ces femmes, c'est une partie de mon métier que de me retrouver confronté à ce genre d'horreurs. Ce qui me gêne en revanche, c'est la facilité avec laquelle on présente l'avortement comme LA seule solution. Ce qui me révolte, c'est le projet de pénaliser ceux qui osent encore expliquer qu'il y a d'autres alternatives. En clair, on entend que les femmes fassent un choix en ne proposant qu'une alternative. Bienvenue au pays de la liberté théorique, de la vérité officielle, de la démocratie sur le papier, de la liberté de conscience considérée comme un délit en attendant de la criminaliser.

Bien le bonsoir.

Écrit par : Koltchak91120 | mardi, 21 janvier 2014

Merci de votre réponse Koltchak. L'autre alternative c'était l'adoption forcée, un peu comme sous le régime franquiste...Qui semble revenir au grand galop en Espagne via le meme biais. Dslée
Bien le bonsoir à vous aussi

Écrit par : Martine | mardi, 21 janvier 2014

A choisir entre l'élimination d'innocents et la solution espagnole, il me semble que la vie est gagnante avec la seconde, même si elle n'est pas pleinement satisfaisante. Bien évidemment, cela implique que la vie soit au cœur des préoccupations de nos contemporains; ce qui malheureusement ne semble pas être leur priorité.
Quand on pense que la république est censée être fondée sur le respect des droits naturels, au premier rang desquels figure la vie dont tous les autres droits découlent. Ce qui tend à prouver que ce régime est essentiellement fondé sur une pétition de principe. Mais ça, ce n'est pas une nouveauté.

Avec l'élargissement de l'accès à l'avortement, il y a aussi l'éradication de tous les trisomiques et autres êtres imparfaits. Tendance qui nous ramène aux civilisations antiques, Sparte, germains, etc. où on éliminait les nourrissons considérés comme des bouches surnuméraires. En attendant l'euthanasie qui nous fera revivre les plus belles heures de l'Aktion T4.

Il n'y a pas à dire, c'est beau le progrès.

Écrit par : Koltchak91120 | mardi, 21 janvier 2014

Je lis sur ce sujet depuis que Flamby et sa clique ont trouvé nécessaire de le mettre sur le tapis et tout me porte à croire qu'à l'instar du mariage pour tous, il s'agit d'une autre opération machiavélique et indigne visant à diviser les français et à masquet une impuissance à affronter les problèmes cruciaux qui se posent à eux et qu'ils sont en charge de résoudre.

Écrit par : Michel | mercredi, 22 janvier 2014

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