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  • Amnistie fiscale, on crache sur 5 à 10 milliards ?

    Tant qu'un gouvernement idéologique dirigera la France, notre pays ne parviendra pas à sortir de la nasse.

    Vingt députés UMP ont la judicieuse idée de proposer une loi d'amnistie fiscale dont la teneur est à peu près la suivante : contre une taxe de 5%, amnistie pour tous ceux qui rapatrient leurs fonds ou revenus évadés.

    Ce n'est qu'une cautère sur la plaie, bien sûr, parce que beaucoup de ces fonds sont partis en raison des sommets monumentaux atteints par les impositions de toutes sortes en France, mais enfin, on peut raisonnablement imaginer qu'une grande part d'entre eux reviendraient avec un tel projet.

    Les titres imbéciles de la presse, d'autant plus bien-pensante que l'affaire Cahuzac est passée par là, voient dans cette proposition un projet tout à fait décalé, désormais.

    La France a besoin  d'argent. Nous sommes archi-déficitaires. Quand Berlmusconi a fait un choix similiaire, c'étaient plus de 100 milliards d'euros qui étaient revenus en Italie avec pour résultat 5.4 milliards de recettes fiscales supplémentaires immédiates, sans compter les suivantes (l'argent une fois revenu produit des impôts !).

    Personnellement, 5%, je pense que c'est trop (Berlusconi était monté à 7% finalement). Si on veut être attractif, il faut s'en tenir à 3% maxi, et, idéalement, revoir le montant et la nature de certains impôts dont les montants sont bien trop élevés (taxe à 75%, droits sur cession de PME, ISF, successions entre autres mais pas seulement).

    Je n'ai pas les compétences mathématiques, juridiques et économiques suffisantes pour estimer ce que nous rapporterait une telle loi, mais je suis certain d'une chose : cela se compterait en milliards sans compter les effets de ruissellement ultérieurs.

    Dino Cinieri a vu particulièrement juste en assortissant son texte d'une proposition supplémentaire afin de garantir une franchise d'impôts sur les capitaux s'investissent dans la création ou la reprise d'une entreprise.

    C'est une idée intelligente mais je parie cent contre un que les Socialistes ne l'appliqueront pas...

  • Enfants placés et allocations

    Il y a eu un débat  au Sénat sur le maintien ou non des allocations familiales aux familles des enfants placés.

    Il me semble qu'il faudrait distinguer deux cas :

    a) les familles maltraitantes auxquelles en effet, il faut retirer automatiquement toutes les sommes versées pour l'éducation de leurs enfants puisque non seulement elles ne s'occupent plus d'eux mais de surcroît, on sait qu'elles les maltraitent.

    b) les familles carentes qui se montre négligentes ne devraient pas non plus se voir conserver l'essentiel des aides.

    c) les familles précaires, quant à elles me paraîtraient injustement privées d'un soutien dès lors que les efforts pour tenter d'aider au mieux leurs enfants ont été manifestes.

    Si par exemple, une mère ou un père seuls, sous l'effet des aléas de la vie deviennent des SDF et ne trouvent plus d'autres options que de faire dormir leurs enfants dans la rue, certes, il apparaît logique de les placer, mais en tenant de maintenir le lien autant que possible. Pour ce faire, permettre à ces parents précarisés de toucher des aides qui leur permettent d'acheter de menus biens de première nécessité à leurs enfants me semble aller dans le bon sens. 

    L'UNAF et l'auteur de la proposition de loi semblent diverger sur les chiffres. L'UNAF assure que seuls 20% des enfants placés le sont pour maltraitance quand le sénateur Christophe Béchu dit au contraire que l'écrasante majorité de ces enfants le sont bien pour cette raison.

    Il y a une chose que j'entends parfaitement dans le raisonnement du sénateur UMP, c'est que les allocations familiales ont vocation à valoir pour les enfants et en aucun cas servir de revenus complémentaires pour les familles. Elles ne sauraient servir de variables d'ajustement ou de simili-protections sociales face à la précarité car cette dernière relève d'un autre traitement.

    Contrairement à une idée reçue, le maintien à tout prix du lien entre l'enfant placé et sa famille biologique ne contribue pas nécessairement au bonheur de ce dernier. Une enquête menée auprès de 400 enfants par le Journal de l'action sociale et du développement social indiquait que 43% d'entre eux avaient souffert du maintien de leurs relations avec leur famille d'origine.