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samedi, 10 novembre 2012

Homosexualité et adoption

J'ai du mal à comprendre la crainte que certains éprouvent à l'idée d'associer homosexualité et adoption. On me fait valoir l'intérêt supérieur de l'enfant. Mais l'intérêt supérieur de l'enfant est valable en toutes circonstances : pourquoi devrait-il être invoqué dans le cas particulier de l'homosexualité.

L'intérêt supérieur mérite d'être mis en avant quand il y a maltraitance et risques de souffrance. Je crois en fait que la seule souffrance que risquent les enfants des homosexuels c'est plutôt la stigmatisation et le regard des autres enfants alimentés par les préjugés de leurs parents ou de leur entourage.

Au fond cette controverse nous touche parce qu'elle nous ramène à des questionnements fondamentaux sur notre origine : sommes-nous le fruit de l'amour de nos parents ? Est-ce qu'un enfant se définit d'abord par un désir ? Ce désir doit-il avoir nécessairement une expression biologique ou bien peut-on l'en dissocier ?

Le droit révolutionnaire, celui de 1789, me semble avoir ouvert la voie en décrétant que le père était celui qui reconnaissait et nourrissait l'enfant. Très tôt dans l'Antiquité, on a confié les enfants à des nourrices, et, si l'on considère leur rôle dans les tragédies grecques par exemple, on voit bien qu'elles étaient considérées comme des mères de substitution.

De manière générale je pense que c'est le propre de l'être humain que d'être capable de s'extraire de ses propres déterminismes biologiques. Nous ramener à l'ordre naturel des choses, celui, au fond de notre animalité me semble donc une argumentation très tendancieuse.

Quand on invoque les troubles de l'identité sexuelle, je crois qu'il faut remettre les choses à leur place : ce n'est pas parce qu'un homme ou une femme est homosexuel(le) qu'elle se prend le premier pour une femme et la seconde pour un homme. Il n'y a donc pas de confusion des genres et cet argument ne tient pas la route.

La seule chose que l'on pourrait faire valoir c'est que l'enfant risque de grandir ou sans père ou sans mère. Mais cette situation n'a rien de propre à l'homosexualité et elle pose des difficultés dans toutes les familles monoparentales sans exception.

In fine, on peut refuser le statut de parents à un couple d'individus pour plein de raisons, mais je crois vraiment que l'orientation sexuelle n'est pas un motif valable de refus.

Au fond, je crois qu'il y a dans notre société un vrai travail de redéfinition de la parentalité et que cette question va bien au-delà du cas particulier des homosexuels. Elle concerne aussi l'organisation de nos sociétés, les responsabilité éducatives partagées et le vieux fond patriarcal qui caractérise encore les moeurs de la plupart des nations.

Définissons une bonne fois pour toutes ce qu'est un parent et portons-en haut les couleurs sans faiblesse ni compromissions. 

L'opinion s'est polarisée autour des positions de l'Église mais je rappelle que l'Islam, lui punit de mort l'homosexualité et que ses représentants et ses fidèles promeuvent une structuration hyper-patriarcale de la société avec tous les désastreux dommages collatéraux qu'une telle vision engendre dans l'éducation de leurs enfants. C'est dans les cités aux fortes concentrations ethniques et religieuses que les enfants d'homosexuels/homosexuelles subissent les brimades les plus violentes et les plus cruelles...

Il faudra de la patience, de la diplomatie mais aussi beaucoup de fermeté pour amener nos sociétés dans leur intégralité à respecter l'humaine diversité dans toute son étendue.

12:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : homosexualité, adoption | |  Facebook | | | |

Commentaires

Erreur : l'islam ne punit pas de mort l'homosexualité, elle la classe parmi les péchés mortels au même titre que les Chrétiens et les Juifs...

Écrit par : Yves Delahaie | samedi, 10 novembre 2012

Merci pour cet article plein de bon sens et d'humanité.

Écrit par : caro | samedi, 10 novembre 2012

Bonjour l'héré,

L'église protestante est pour semble-t-il : http://libertarien.overblog.com/mariage-gay-l-eglise-protestante-est-pour

Écrit par : Pierre Chappaz | samedi, 10 novembre 2012

"a seule chose que l'on pourrait faire valoir c'est que l'enfant risque de grandir ou sans père ou sans mère. Mais cette situation n'a rien de propre à l'homosexualité et elle pose des difficultés dans toutes les familles monoparentales sans exception."

En clair, on accepte le délitement de la famille sous les coups de boutoirs d'une modernité acceptée sans réflexion, parce que le progrès c'est bien et qu'il faut être un sacré réac pour se poser la question. Quand on considère que la monoparentalité, la recomposition des familles c'est normal, je comprends que l'on ne puisse pas voir d'inconvénients à la suite.
Donc, plutôt que d'essayer de trouver quelque remède à cette lamentable situation, on se propose d'en rajouter une petite couche. Après tout, quitte à couler...

Écrit par : Koltchak91120 | samedi, 10 novembre 2012

Salut Yves
La charia punit de mort l'homosexualité
http://fr.wikipedia.org/wiki/Homosexualit%C3%A9_dans_l'islam
@caro
merci.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 10 novembre 2012

@Pierre
Oui, je viens de lire ton billet. Mais est-ce que la position de ce pasteur engage toute l'Église réformée ?
@Koltchak
Ce n'est pas une question de modernité ni de réaction.
La recomposition des familles n'est ni normale ni anormale, elle est un fait. Je ne suis pas certain qu'elle soit un fait nouveau. Il y a donc une réflexion à mener sur ce qu'est une famille. Un homme, une femme et des enfants ? Pas sûr que cela suffise à définir une famille.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 10 novembre 2012

Par rapport au message de Koltchack. Des couples se séparent, c'est parfois triste et parfois heureux. Mais jamais lamentable. C'est la vie de millions de personnes. Était-ce mieux au siècle dernier de contraindre les couples mariés à rester ensemble ? Au mépris de la liberté de la femme en général.Au mépris du bonheur de chacun.
Face à la parentalité des homos, l'ouverture du mariage aux homos je ne me sens pas en danger, je vois une belle ouverture des mentalités. Je vois une évolution positive et bénéfique qui répond à l'ignorance et à la regrettable étroitesse d'esprit des générations précédentes qui considéraient l'homosexualité comme une maladie.

Écrit par : caro | samedi, 10 novembre 2012

@l'héré : cette position est celle de l'église réformée du canton de Vaud

Écrit par : Pierre Chappaz | samedi, 10 novembre 2012

la monoparentalité c'est aussi le veuvage précoce, serait ce une déviance si on suit l'idée de Koltchak?
mon mari a perdu son père très précocement, et lui et ses 3 frères et soeurs ont été élevés par une mère seule, je n'ai pas remarqué chez lui, la moindre incapacité à se conduire en bon mari et en bon père.

sinon je me souviens des années 80, j'étais à Mykonos, la mecque des Homos de ces années là..des homos le plus souvent mariés, la plupart visiblement de niveau social élevé, qui venaient passer 1 mois pour vivre leur sexualité librement, avant de retourner jouer au bon mari( en apparence), et au bon père de famille, ce qu'ils étaient surement.
on a enfin avancé, l'hypocrisie disparait, chacun peut vivre sa vie sans mentir, tant mieux.

sinon magnifique article , l'Hérétique, merci!

Écrit par : juju41 | samedi, 10 novembre 2012

Bonjour,

Un des meilleurs et profonds billets que j'ai pu lire sur ce sujet: http://lescalier.wordpress.com/2012/11/07/mariage-pour-tous/

Au risque de choquer, je partage le point de vue de Koltchak. Ceci dit, les gens font ce qu'ils veulent avec leur c... C'est leur problème mais ce n'est pas celui de la société. Si la recomposition des familles est parfois nécessaire, ce n'est pas pour autant qu'elle soit juste (demandez à des JAF ce qu'ils en pensent et des conséquences que ça peut avoir sur les enfants. Parfois, il serait bon que les gens se rappellent que s'ils ont des droits, ils ont avant tout des devoirs envers leur descendance et envers eux-même). Je dirai la même chose de l'avortement. Bien que farouchement contre (je considère que c'est une pratique qui tient plus de l'assassinat que d'un acte thérapeutique), je crois préférable que cette pratique soit encadrée et qu'elle ait lieu dans des locaux ad-hoc avec le personnel idoine. De là à rembourser intégralement l'acte et à en faire un moyen de contraception comme un autre!!! Dans sa banalisation actuelle, j'y vois surtout une reculade et une lâcheté de plus.
In fine, l'adoption de cette mesure (le"mariage" homosexuel), loin de consacrer une forme de primauté de la Res publica marque plutôt une accentuation de son délitement face à un individualisme forcené que je n'appelle pas nécessairement des mes vœux. Du coup, pourquoi continuer à passer devant la maire en cas d'union religieuse? (http://www.ndf.fr/identite/07-11-2012/separer-le-mariage-traditionnel-de-letat). Pourquoi ne pas légaliser les unions polygames? Au nom de quoi vilipender l'inceste? Il est regrettable, à mon sens, d'ouvrir ainsi une boîte à Pandorre pour satisfaire une minorité et une majorité en quête d'idéal depuis la chute du Mur. Le progressisme à tout crin est un progrès factice. Mais les français auront la société qu'ils souhaitent. A eux d'en assumer toutes les conséquences.

Bonne soirée

Écrit par : H. | samedi, 10 novembre 2012

@ Pierre
Ah, évidemment, cela en limite la portée. Des calvinistes, je présume ?
@caro et juju
Je pense en effet que la famille classiques (qui garde bien sûr toute sa légitimité) n'est pas la bonne aune pour mesurer la pertinence d'une adoption par des homosexuels.
De fait, beaucoup d'homosexuels ont eu des enfants par le passé. Ces enfants n'ont pas forcément été malheureux.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 10 novembre 2012

Encore une discussion d'attardés qui n'a pas lieu d'être.

L'important c'est pas le bien être supérieur de l'enfant, mais le bien être de l'adulte qu'on aimerait qu'il devienne.
Un orphelin c'est avant tout quelqu'un qui est seul, si un couple homosexuel peut lui prodiguer de l'attention et de l'amour je ne vois pas où est le mal.
Il en souffrira peut-être un peu face à certains imbéciles, mais ceux là on finit toujours par passer outre. C'est à l'âge adulte qu'il sera content d'avoir des gens vers qui se tourner.

Mieux vaut avoir des racines dans la boues que ne pas en avoir du tout.

Écrit par : skunker | samedi, 10 novembre 2012

@ skunker : il n'y a deja pas assez d'enfants adoptables actuellement (4 000 pour 25 000 demandes actuellement) donc votre reflexion n'est pas valable...

Écrit par : pierre gallon | samedi, 10 novembre 2012

Enfin un argumentaire fouillé et original qui change les habitudes sur le sujet.

Il faut également préciser que, contrairement à ce que les détracteurs du mariage ouvert aux personnes de même genre veulent faire croire ou croient eux-mêmes, la France ne va pas devenir full-gay. L'homosexualité est et restera minoritaire puisque l'élément significatif qui détermine l'orientation sexuelle dépend d'une nature profonde et non d'un quelconque acquis. Toute minorité n'a pas pour dessein de s'étendre indéfiniment.

Il y a autant d'individus qui se trompent sur leur vraie nature d'un côté de la barrière que de l'autre. On ne parle que des hétéros qui abandonnent femme ou mari et enfants pour enfin vivre en adéquation avec leur vraie nature mais l'inverse existe également.
Si l'ensemble de ceux et celles qui ont eu une ou plusieurs expériences homosexuelles, voir une relation suivie, s'y étaient installés, autant l'institution du mariage que la conception de la famille traditionnelle seraient passées à la trappe depuis bien longtemps.

Il est donc peut-être préférable de relativiser la portée de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe avec tout ce que celui-ci comporte de droits et de devoirs. Ceux et celles qui sont actuellement pacsés et/ou avec enfants franchiront peut-être le pas mais il ne faut pas s'attendre à un ras de marée d'unions arcs-en-ciel même si elles ne manqueront d'être ponctuellement sur-médiatisées.

Et pour un des aspects induit par l'article, il n'y a pas plus de raisons d'associer enfant et sexualité dans une famille homo-parentale que traditionnelle car le principe dissociant la sexualité des adultes et celle des enfants s'applique pour tous sans exception.

Écrit par : Didier | dimanche, 11 novembre 2012

@H
Je crois qu'il y a deux phénomènes distincts :
a) une recomposition et une redéfinition de la notion de famille et l'adoption ou le mariage homosexuel n'en est qu'un épiphénomène
b)une accélération forcenée de l'individualisme, l'un des travers des régimes démocratiques. Le lien social s'y délite.
On ne passe pas devant le maire parce que l'on s'unit mais parce que l'on passe un contrat. Le maire est l'officier de la république qui garantit ce contrat.
Dites-vous bien, de toutes façons, que c'est la base du mariage à travers les siècles.
La revendication de vouloir tomber amoureux à travers le mariage ne s'est faite qu'en marge de ces contrats et encore.
L'amour courtois, par exemple au Moyen-Âge, quelques oeuvres isolées dans la littérature gréco-romaine (Daphnis et Chloé) et même au siècle du romantisme il s'agit d'amours impossibles, le mariage heurtant frontalement les aspirations sentimentales.
Se marier parce que l'on s'aime est donc quelque chose de très nouveau...
Pourquoi ne pas légaliser les unions polygames ? Parce qu'elles consacrent par contrat qu'un homme vaut plusieurs femmes, ce qui va bien évidemment à l'encontre des valeurs qui sont les nôtres Révolution et christianisme inclus.
Quant à l'inceste...vous plaisantez ? Toutes les sociétés l'ont proscrit à quelques exceptions isolées près (mariage philadelphe des pharaons). Je pense qu'il n'est pas besoin de cours de génétique pour que vous compreniez pourquoi sans parler des aspects psychologiques.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 11 novembre 2012

Qu'apporte, tant aux individus eux-mêmes qu'à la société, la capacité pour les gays de se "marier" et d' "avoir" des enfants. Vraiment pas grand chose au regard de l' institution millénaire qu'est la mariage dans le but de fonder une famille et d'en assurer sa pérennité.
Comment prendre cette volonté exacerbée de certains homosexuels de "légalement" se marier, si ce n'est de faire plier une société qui justement est en perte de repères, à leur mode de vie qui quoiqu'ils fassent restera déviant car contre nature.
Et la société ne sait pas là encore répondre à un tel coup de boutoir. par contre elle sait bien cette société qu'après une telle permissivité, d'autres digues seront franchies, jusqu'à la décadence que d'autres civilisations ont connue.
Comme dans chaque religions ou sectes, il y a des dogmes et y adhère qui le veut bien, mais ceux-ci sont des guides assurant tant bien que mal une homogénéité pour une certaine harmonie du vivre ensemble dans le futur. Permettre à des homosexuels de jouer la comédie de la famille n'apporte rien en terme de modèle "normal" en terme éducatif. Il ne satisfait pas le plus grand nombre, mais seulement une partie de ces homosexuels. Un référendum là encore devrait se déterminer là dessus et non pas les partis qui vont encore trouver là un clivage supplémentaire pour s'attirer seulement une clientèle électorale sans qu'une telle loi n'apporte quoique ce soit à la société. Voilà où nous en sommes rendus.

Écrit par : Libéralisateur | dimanche, 11 novembre 2012

SVP ne confondons pas tout!
Un enfant dont le père est décédé sait très bien qu'il a un père et une mère. Son père peut même être "symboliquement" (comme disent les psys) très présent. Cela n'a donc rien à voir avec l'adoption par un couple homosexuel ou, pire, avec la PMA. Car là un des deux sexes est carrément effacé et l'enfant se trouve comme dans une situation de mensonge. Il est possible que durant l'enfance il n'en souffre pas, ou pas d'une façon claire, mais qu'en sera-t-il à l'adolescence? Et quand il aura 25 ans? Si je pose cette question, c'est qu'un exemple précis m'a permis d'y réfléchir.

Écrit par : Monique | lundi, 12 novembre 2012

@ Libéralisateur,

la voie référendaire n'est absolument pas adaptée à cette situation. Le référendum statue sur l'acceptation ou le rejet d'un projet commun élaboré et validé par différents partis politiques de la majorité comme de l'opposition, pas à celui d'un parti qui l'aura échafaudé tout seul dans son coin sans concertation. Là c'est à l'assemblée que cela se joue. Un référendum passe au-dessus des partis, il n'est pas fait pour départager droite et gauche sur tel ou tel sujet.

Voilà pourquoi, par exemple, la peine de mort n'a pas été soumise au référendum (combat purement politicien presque personnel de Badinter revenant régulièrement sur la table ) et le traité européen soumis au référendum (reconnu nécessaire à la continuité de la construction de l'Europe par une grande partie de la classe politique). Pour le traité, il étaient obligés de faire un référendum. Pour preuve, le peuple a dit non et la majorité a invoqué le 49.3 pour le faire passer sans que cela ne semble émouvoir l'opposition.

De toute façon, l'ouverture du mariage civil aux personnes de même sexe verra le jour sous peu, que ce soit sur les bancs de l'assemblée ou même s'il devait y avoir un référendum.

Écrit par : Didier | lundi, 12 novembre 2012

@ Monique,

Je ne suis pas psy mais il me semble que ce n'est pas tant l'absence de père qui pose problème que les mystères entretenus par les adultes dans la tête des enfants. Les recherches de filiation surviennent quand tout n'a pas été (ou mal) dit (montré?) lorsqu'ils sont encore jeunes mais néanmoins en âge d'intégrer des réalités, parfois-même mieux que les adultes aux préceptes souvent erronés. Si l'enfant sait d'entrée d'où il vient, il ne va pas échafauder des scénarii obsédantes risquant de resurgir sous forme de troubles psychologiques à l'âge adulte. Ceci lui permettra également de contrer plus facilement certaines manies enfantines des modèles qui consistent à toujours vouloir ce qu'ont les autres sans trop voir ce qu'ils possèdent. Les enfants sont comme la nature, ils ont horreur du vide.

Écrit par : Didier | lundi, 12 novembre 2012

Faux-débat et pâte à choux.

Les psys sont des arnaqueurs. Les parents aujourd'hui ne sont pas plus un modèle que la télévision et il suffit que le gamin ait les moyens de s'ouvrir l'esprit (BD, films, jeux vidéos...), parents ou pas, amis ou pas, il sera l'adulte qu'il décidera d'être.

Je préfère largement mon état (ie je vois rarement et mon père et ma mère divorcés) où j'ai toujours été indépendant qu'un enfant "heureux" dans une "vraie" famille.

Si les enfants déconnent après, c'est pas de la faute du passé familial. Ils sont responsables de leurs actes et de leur pensée bien avant 18 ans (en assumant que ce ne sont pas des robots formatés de l'ÉdNat) et peuvent faire une réflexion philosophique sur leur situation et relativiser leur existence très vite (même sans s'en rendre compte).

Alors je dis bullshit à tous les psys en herbe qui passent à la télé et se battent pour les zenfants. Ce sont eux les détraqués qui croient en des "besoins nécessaire pour une enfance saine", alors qu'à l'évidence le seul besoin est un cerveau/conscience épanouie et un esprit ouvert. Deux choses que, en général, apportent plus des parents gays que des hétéros-bobo. J'dis ca, j'dis rien...

Écrit par : Elphyr | lundi, 12 novembre 2012

Bonsoir,

Trouvé par pur hasard. Peut être est-ce un hoax ou un fake mais si c'est vrai, c'est plus qu'inquiétant, c'est abominable: "Un enfant de 11 ans va subir une opération chirurgicale pour se faire enlever son pénis après avoir pris des hormones depuis l’age de 8 ans. L’enfant, élevé par un couple de lesbiennes, se sentirait une fille depuis toujours, selon ses mamans, qui lui font subir tout cela pour sa santé… Quand le progressisme sociétal couplé à un consumérisme maladif utilisent la science pour mettre en place Le meilleur des mondes…" (http://24heuresactu.com/2012/11/12/deux-lesbiennes-transforment-leur-fils-adoptif-en-fille-video/)
C'est Aldous Huxley qui doit sourire (jaune) là où il est.

Bonne soirée

Écrit par : H. | mardi, 13 novembre 2012

Merci cher Hérétique pour cette réflexion courageuse... Je me sens souvent seule : je suis une catho qui s'interroge compte-tenu de tout ce que j'entends... y compris des cathos de gauche. l'Eglise s'est moins préoccupée des intérêts de l'enfant quand elle a protégé les prêtres pédophiles et c'était pourtant des crimes abominables.

Je crois qu'il nous faut aussi apprendre à réfléchir sur la différence entre nature et culture : ce qui est "naturel" est-il forcément bon pour le développement humain ?

Écrit par : Rosa | mardi, 13 novembre 2012

Vous suggère Rosa, masque palmes et tuba pour vos futures explorations Vénitiennes, n'oubliez pas d'en faire profiter vos hérissons...Un bain de mer rien de mieux pour les aider à se débarasser de certains parasites. :o)))

Écrit par : Martine | mardi, 13 novembre 2012

Et puis Rosa, suis certaine que vous ne m'en voudrez pas de mes chinoiseries actuelles, me souviens des votres à l'approche des européennes passées...Retour d'ascenseur dirons-nous. :o)))

Écrit par : Martine | mardi, 13 novembre 2012

Bonjour Rosa
Il y a mieux tu sais : il y a aussi dans le règne animal des comportements homosexuels, particulièrement chez les singes. Alors tu sais, ce qui est naturel ou non dans l'homosexualité, cela réserve bien des surprises quand on se penche sur la réalité de la chose avec précision.
@Monique
Je ne comprends pas votre association ni votre raisonnement : en quoi un des deux sexes seraient effacés ? Où réside le mensonge ? Notez que je ne me suis pas prononcé sur la PMA.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 13 novembre 2012

Bonjour,

"Quant à l'inceste...vous plaisantez ?" Je voudrais tant mais quand je lis ceci, je m'interroge: "Un père de famille est jugé pour viol aggravé sur ses deux filles, qui revendiquent leur consentement." (http://www.directmatin.fr/france/2012-11-14/un-inceste-consenti-juge-en-appel-amiens-226194)

Bon après-midi

Écrit par : H. | mercredi, 14 novembre 2012

@l'hérétique: Vous soulignez que l'absence d'un parent (père ou mère) concerne aussi des familles monoparentales.

Tout à fait.

Cependant, une différence importante est que dans ce cas précis, sur un plan anthropologique, l'absence peut être nommée étant donné qu'une place demeure vacante.
Si le parent présent auprès de l'enfant, rencontre quelqu'un par la suite, le second adulte pourra créer un vrai lien avec l'enfant, sans gommer la présence symbolique du parent absent physiquement.

Écrit par : pinpon | samedi, 17 novembre 2012

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