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« Le Made in France, cela reste une culture à acquérir... | Page d'accueil | J'ai grillé la Belle et ses princes presque charmants ! »

mardi, 15 mai 2012

Cette vieille croûte de Jules Ferry...

Et voilà. Ça commence le spectacle. Côté blogueurs de droite, on s'est lancé dans une ridicule polémique de gauche. Ben oui, les amis, attaquer Hollande sur le racisme de Jules Ferry, vous n'avez aucune chance d'y arriver comme ça : c'est de l'agit-prop de gauchistes, ça...

Au fond, ce qui me fatigue, c'est qu'on brandisse des icônes jaunâtres qui n'ont rien d'honorable. Jules Ferry a rendu l'instruction publique obligatoire. Et alors ? Pétain a bien donné la sécu à la France ?

Est-ce que le promoteur des leçons de morale a empêché deux guerres mondiales et l'expansion des pires  régimes de l'histoire de l'humanité avec ses totalitarismes ? 

En réalité, pas plus que l'Église, l'État n'a vocation à mettre le nez dans nos affaires privées ; je n'aime pas que l'État fasse de l'instruction morale. On finit toujours par s'y prendre les pieds dans le tapis parce que les valeurs qui dominent aujourd'hui ne sont pas celles de demain.

L'espèce d'hystérie romantique qui a caractérisé l'ensemble de la classe politique à l'aube du XXème siècle continue d'être célébrée ? Moi, je préfère John Bell à Chatterton, au fond. Oui, je le trouve sympa, le riche industriel de Londres. Avec les Chatterton, on commence avec des poésies lyriques, et on finit en brandissant l'étendard de la Révolution qu'elle soit française, nationale ou national-socialiste.

Chatterton est un narcissique : il trouve injuste que la société oblige le poète à quémander des emplois. Comme si l'artiste devait être une espèce supérieure au-dessus du lot commun. On comprend comment tous les gens de cette sorte de cette époque ont pu être séduits par des théories sur la supériorité des uns et des autres...Les blessures narcissiques ont dû infliger des dommages.

Au fond, la société de la fin du XIXème, elle oscille entre ces deux issues : d'un côté, le lyrisme mystique, de l'autre le positivisme bien-pensant et dégoûlinant de bonne conscience, un peu à la manière de notre fin de XXème siècle, début de XXIème, avec nos nouvelles certitudes.

Je n'aime généralement pas Clémenceau, mais sur les races, je trouve qu'il avait fait une réponse fameuse à Ferry : 

Races supérieures ! Races inférieures ! C'est bientôt dit. Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure !

Belle réponse. Autre chose que les glapissements de gauche (et apparemment de droite, maintenant) que l'on peut entendre sur le racisme. La meilleure époque du radicalisme.

Plus généralement, j'aimerais un jour qu'on honore des individus qui en valent la peine. Je cite souvent parmi eux Jésus de Nazareth, mais on pourrait citer aussi Épicure qui considérait que la philosophie concernait tout autant les femmes que les esclaves en pleine Antiquité ou encore le Bouddhâ dont le mode de vie fut exemplaire.

Plus proche de nous, un Alphonse de Lamartine mérite la considération de tous pour son humanité. Au passage, le père de la démocratie-chrétienne, au moins en France, en tout cas, c'est lui. Je suis étonné de voir à quel point il est oublié chez les démocrate-chrétiens alors qu'il fut tout de même le premier à voir dans la démocratie la traduction de l'idéal évangélique. Fort. Très fort pour l'époque.

La croûte de Ferry...tiens, ce n'est pas lui qui a interdit les patois et les parlers régionaux ? Punition pour ceux qui parlaient breton...Admirable, çà ? Non, cela devait être des parlers inférieurs, je présume, dans son esprit. Et voilà comment on contribue à anéantir toute une culture, car, au fond, je ne me fais pas d'illusion : c'est parce que ces parlers et ces langues sont devenus "inutiles" dans notre société matérialiste et consumériste qu'ils ont disparu, en réalité.

Conclusion, le Jules Ferry, moi, je ne le trouve pas consensuel. Accessoirement quand les reponsables politiques de gauche commencent à brandir cette icône-là, c'est mauvais signe pour l'école. La machine à conneries s'est remise en marche (à vrai dire, elle ne s'était de toutes façons pas arrêtée avec Sarko) et quand je vois que ce sont des Julliard et des Peillon qui vont s'occuper de nos écoles, eux et leurs théories fumeuses, j'avoue être plus qu'inquiet...

16:10 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : jules ferry |  Facebook | | |

Commentaires

..."admirable, çà ?" le sera encore plus sans accent sur le a.

Écrit par : lalet | mardi, 15 mai 2012

L'Hérétique a repris du poil de la bête, on dirait...
Bel article en effet.
J'apprécie la citation de Clemenceau, notre " Perd la Victoire " !

Écrit par : Jakez | mardi, 15 mai 2012

Tout s'explique quand on comprend que la signature "l'hérétique" peut clore des articles d'origines très diverses.

Écrit par : furino | mardi, 15 mai 2012

On a donc affaire à un pseudo collectif.

Écrit par : georgio | mardi, 15 mai 2012

"c'est de l'agit-prop de gauchistes, ça"

En effet, si un homme politique de droite avait rendu hommage à Jules Ferry, il se serait fait pendre en place publique. Personnellement, j'avais déjà donné mon avis sur cette référence douteuse il y un an, et je reste dessus.

Sinon, pourquoi ne pas aimer Clemenceau ?

Écrit par : xerbias | mardi, 15 mai 2012

Jésus, Bouddha admirables ? Encore faudrait-il qu'ils aient réellement existé !

Écrit par : commentaires libres | mardi, 15 mai 2012

Sur ce coup pas d'accord avec toi...
D'abord je trouve ridicule de juger avec les idées d'aujourd'hui la pensée de Jules Ferry sur la colonisation. Cette pensée est issue des Lumières, on pensait alors qu'il fallait transmettre au Monde entier la philosophie dont nous étions les promoteurs...d'où la tentation de se croire supérieur, opinion courante à cette époque.
D'autre part c'est en effet cette école publique qui a contribué à moderniser la France : mon arrière grand-mère, mon grand-père et 4 grands-tantes ont été des hussards noirs et très fiers de l'être. Supprimer les patois régionaux ? Excellente mesure dont les Africains feraient bien de s'inspirer : ils auraient peut-être quelques chances de s'en sortir !

Écrit par : Rosa | mardi, 15 mai 2012

Amusant, comme l'article commence par critiquer la "polémique Jules Ferry" pour finir par tomber dedans...

Cela dit, je vais moi aussi donner mon point de vue sur la question, y'a pas de raison.

Je crois que l'Hérétique ne se rend pas bien compte de l'importance de l'action de Jules Ferry lorsqu'il a institué l'école publique gratuite et obligatoire. Et c'est d'autant plus étonnant que cette mesure devrait en réalité aller droit au cœur d'un libéral.

Je m'explique.

L'essence du libéralisme à la sauce "L'Hérétique", c'est la foi dans l'efficacité de l'individu, de sa capacité d'initiative et de la mise en action de son talent. L'idée, chère à Adam Smith, c'est que la somme des "égoïsmes individuels", c'est-à-dire des initiatives privées permettant le profit individuel, constitue au final le bien général. Pour reprendre la formule de Smith lui-même, "Lorsque j'attends du boulanger qu'il me fournisse du pain, je table non pas sur sa philanthropie, mais sur son égoïsme". Très bien.

L'Hérétique admettra donc avec moi que, dans cette vision des choses, ce sont le talent individuel et la capacité d'initiative individuelle qui sont les moteurs du progrès collectif. Il s'ensuit que, pour permettre ce progrès, il importe de donner à chacun les moyens de mettre en œuvre au mieux ce talent et cette initiative. C'est d'ailleurs pourquoi les libéraux souhaitent des lois les moins contraignantes possibles : il ne faut pas brider talent et initiative, mais au contraire leur donner tout l'espace nécessaire à leur épanouissement.

Or, avant Jules Ferry, l'instruction était réservée à une classe aisée ; tandis que paysans et ouvriers restaient pour la plupart cantonnés à une éducation sommaire. Il s'ensuivait une reproduction sociale stricte, et la plus grande difficulté pour les enfants de paysans et d'ouvriers pour mettre en œuvre les talents et les capacités dont la nature avait pu les gratifier.

L'instruction "de masse" instituée par Jules Ferry a permis à de nombreux talents issus des couches populaires d'émerger. Elle a créé une concurrence intellectuelle et économique aux rejetons de la bourgeoisie. Quoi de plus libéral, en somme ?

C'est dans cette logique qu'il faut comprendre la proscription des langues régionales, dont on fait aujourd'hui un si grand crime à l'école de la IIIème république. Il est évident que pour être efficace et faire jouer à plein son talent et sa capacité d'initiative - ou tout simplement pour exercer ses droits de citoyens - dans un pays jacobin comme le nôtre, il fallait parler couramment et correctement le français. Et pour inculquer le français aux chères têtes blondes, dans un monde rural où les enfants pouvaient être exposés quotidiennement à une langue régionale (breton, alsacien, corse, basque, et j'en passe), il fallait sans doute nécessairement un certain autoritarisme. C'était indispensable. Même Bécassine ne peut travailler à Paris que parce qu'elle parle correctement français ! Faut-il rappeler, par exemple, que le mot "baragouin", qui date du XIVeme siècle, s'est forgé en moquerie des bretons qui parlaient le parisien de façon incompréhensible ? Que l'expression "parler le français comme une vache espagnole" est en fait la déformation de "comme un basque espagnol", qui traduit le même mépris d'une langue régionale mal acclimatée à l'Ile de France ? Pour donner toutes leurs chances aux petits picards, aux petits corses ou aux petits bretons de la fin du XIXème, il fallait leur faire parler un français impeccable. Et pour ça, oui, il fallait empêcher en classe la pratique des langues régionales. D'ailleurs, il n'y a qu'à lire les "Lettres de poilus" écrites dans les tranchées de 14-18 par les élèves soumis à ces méthodes pour comprendre à quel point l'opération fut un succès. Surtout si on les compare aux productions écrites dont sont capables les équivalents actuels desdits poilus de 14-18.

Sinon, pour ce qui concerne cet étrange XIXème siècle oscillant entre positivisme et mysticisme, je vous conseille la lecture du livre de Philippe Muray intitulé "Le XIXème siècle à travers les âges", dans lequel l'auteur montre la filiation entre les poussées mystiques et occultistes du XIXème et la pensée socialiste (disons, de gauche) actuelle, ce qu'il appelle "le socialocculte", depuis les tables tournantes de Victor Hugo jusqu'aux délires deZola. Vous aurez peut-être un peu de mal à le trouver, mais je suis sûr que ça va vous plaire.

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 15 mai 2012

@Ch.Romain
Je suis un lecteur de Murray, et j'ai précisément ce livre. Je compte bien un jour rendre compte des liens entre socialisme et occultisme.
J'ai bien compris votre raisonnement mais votre libéralisme est très teinté de social-libéralisme, avec notamment la notion de capabilité. (néologisme)
La volonté de rétablir l'égalité entre individu tourne très vite à l'écrasement de l'individu. Le modèle étatique qui est le nôtre n'est certainement pas la panacée.
Vous vous réclamez d'un raisonnement libéral dans votre réponse mais les mesures coercitives pour empêcher les gens de s'exprimer dans leur langue ne vous gênent pas plus que cela.
Rassurez-vous : quand une langue a besoin de s'imposer, elle s'impose. Ce n'est pas Ferry, au fond, qui a tué les langues régionales, mais simplement les nécessités économiques.
@lalet
Je vais corriger, merci de m'avoir signalé la faute.
@commentaires libres
Bouddha, on en est sûr. Je sais que pour Jésus, c'est plus controversé. Il y a tout de même de très bonnes chances : un culte qui s'est répandu si vite, puisque Néron fait la chasse aux Chrétiens, ne s'est sans doute pas construit sur des mythes (Néron règne moins de 30 ans après la mort de Jésus de Nazareth).
@Rosa
Moi, je ne juge pas anachronisme d'en user ainsi. Je crois qu'il y a des valeurs intangibles à travers le temps, notamment celles de ne pas souhaiter faire de mal à son prochain.
@xerbias
à cause de sa misogynie. C'est vraiment un travers dont j'ai une très mauvaise opinion.
@furino
Vous êtes très futé, vous :-)

Écrit par : l'hérétique | mardi, 15 mai 2012

@ L'Héré

Content de savoir que nous partageons le goût des bons auteurs... ;-)

Sinon, pour ma part, je ne me réclame pas spécialement du libéralisme : mon raisonnement n'est là que pour montrer en quoi l'instruction laïque, gratuite et obligatoire n'est en rien contradictoire avec une vision politique libérale. Et effectivement, eût égard aux buts visés, les mesures coercitives destinées à empêcher les langues régionales à l'école me paraissent avoir été un petit mal pour un grand bien (comme aurait dit notre copain Voltaire).

Votre troisième phrase, celle concernant la volonté d'établir l'égalité entre les individus, est un peu étrange. Ce que j'essaie de montrer, c'est que l'école de Jules Ferry tentait d'instaurer, non pas une égalité des individus, mais une égalité des chances, ce qui est extrêmement différent. En faisant accéder fils de paysans et d'ouvriers à une instruction jusqu'alors réservée aux fils de bourgeois, cette instruction publique rétablissait (un peu) l'égalité des chances, ce qui devait permettre à chacun, y compris les plus humbles, d'exploiter au mieux ses talents. Rien à voir avec un égalitarisme au sens où votre formule suggère que vous l'avez compris. Un libéral pur jus devrait, me semble-t-il, être un fervent défenseur de l'égalité des chances, non ?

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 15 mai 2012

Il semblerait que "Zeus" ait foudroyé today^^^.
Sachant que cela n'a jamais posé de souci majeur en aéronautique...
Me questionne de la facon suivante: un alibi pour justifier de son retard? Ou encore un truc pour se faire appelé: "désiré".
Très franchement incorrect.

Écrit par : Martine | mardi, 15 mai 2012

Pourriez vous intervenir s'il vous plait, pour que madame Novelli, candidate socialiste dans notre circonscription veuille bien répondre à la question ci-après.
En effet par une sorte de phénomène étrange elle a oublié de le faire et même d'afficher la question...


"Madame, pendant cinq longues années, nous avons assisté, effaré, à un déferlement de haine vis-à-vis de Nicolas Sarkozy dès les premiers jours de son mandat.
Une haine obsessionnelle, hystérique, délirante.
Une haine qui non seulement portait sur sa politique, mais qui portait sur son attitude, sa vie privée, sa santé mentale, son physique même.
On peut légitimement penser que cet acharnement n’a pas été neutre dans l’image inconsciente que les Français se sont fait de la personne et de l’action du Président Sarkozy.
Par ailleurs, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais entendu un seul responsable du parti socialiste, condamner ces pratiques inacceptables.
Qui ne dit mot consent.
Bien au contraire les exemples abondent de « compagnons de route » du PS se gargarisant en gloussant de soi-disant bons mots du style « Naboléon », « Talonnette 1er » etc.
Je voudrais savoir si, la tradition étant dès lors établie, vous considéreriez comme normal, le Président Hollande étant de la même taille que le Président Sarkozy, que le Président Hollande prenne le relais dans l’expression du refoulement des petits bourgeois frustrés.
Seriez-vous disposée à accepter qu’on dise par exemple « Pour durcir la gauche molle les Français ont changé de nain » ou des choses du genre : Julien Dray et Harlem Désir viennent de créer S.O.S. NANISME…ils ont convenu d’un nouveau slogan : « Marche pas sur mon pote » ?
Ou, à contrario, considérez vous rétrospectivement qu’il s’agissait des véritables ignominies dignes de Joseph Goebbels, qui ont déshonoré une certaine presse et nombre d’histrions sévissant dans le monde médiatique ?
Et, par conséquent, qu’en ne les condamnant pas explicitement, le Parti Socialiste, par son silence en a été le bénéficiaire et le complice objectif et qu’il présente ses excuses au « candidat sortant ».

Écrit par : Jihème | mercredi, 16 mai 2012

Les événements
~
Ma permission est en toutes choses. Ma volonté permet tout ce qui arrive, et rien n’arrive sans elle.
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C’est par amour de l’humanité, des âmes que j’ai créées, que j’interviens dans l’histoire en suscitant des instruments fidèles et zélés. L’exemple le plus connu est bien sûr Jeanne d’Arc, mais il y en eut d’autres, plus anonymes parfois.
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On croit pouvoir agir sans Moi ! Les faits sont là cependant pour démontrer l’absurdité d’une telle pensée. Comment pouvez-vous agir sans Moi si j’ai en main, Moi seul, les clefs de l’univers ? Les grands génies, c’est Moi qui les suscite ; de même les grands fléaux : Cyrus, Attila, les Romains, ils ne sont que mes instruments. « Je suis » et Je regarde les siècles ; les causes secondes Me demandent la permission avant d’agir, avant de se déchaîner, avant de terrasser.
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Pour quelle fin j’ai suscité Napoléon ? Il était le ministre de Ma colère, pour punir l’iniquité des impies et humilier les superbes. Un impie détruit d’autres impies.
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Ne comprenez-vous pas que J’entre dans le destin des peuples ? Ou bien croyez-vous que c’est à l’aveuglette qu’arrivent défaites et victoires, sans un œil régulateur qui veille de là-haut, sans une main invisible et supérieure qui freine ou dévie vos manœuvres ?
Votre planète a-t-elle été lancée au hasard dans l’univers, n’a-t-elle pas été formée par Moi pour qu’y habitent mes fils ? Me désintéresserai-je des nations, Moi qui guide le destin des peuples ? Moi qui me suis fait Homme-Dieu pour vous ? Ne suis-Je pas libre de faire pencher la balance du côté où Je veux ?
… Que savez-vous du motif de l’abaissement ou de l’exaltation de certaines nations ? Là encore, il y a un secret de Ma Providence : c’est afin que l’une serve à l’autre à se perfectionner et lui soit un éperon pour monter, comme il en est pour les âmes.
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C’est Moi-même qui envoie les tribulations du monde, pour apprendre à l’âme que sa fin n’est pas en cette vie, que les choses terrestres sont imparfaites et périssables, que c’est Moi seul qui suis sa fin et qu’elle doit me désirer et me choisir comme tel.
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Oui, tu vois ! La croix est là, sur le monde . Mais écoute bien cela , il y a deux sortes de croix :
Celle que Je confie à ceux qui m’aiment. Il souffrent avec Moi pour continuer la Rédemption. Leur croix est souvent très lourde, mais pourtant légère, car c’est une croix d’amour.
Et puis, il y a l’autre, celle que Je donne à mes enfants qui sont loin de Moi. Elle est aussi très lourde pour eux. Mais Je la donne pour qu’ils se souviennent de Moi et me reviennent.
Voilà le secret des croix. Chacun porte la sienne et lui donne le sens qu’il désire, selon l’inclination de son cœur.
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Écrit par : Lavoix | mercredi, 16 mai 2012

Comme en 1981, la droite aura du mal à survivre, même si elle remporte les législatives. L’UMP éclatera sans doute, faute de n’avoir plus ni président ni majorité. Elle ne tenait que par les seules perspectives électorales, ayant renoncé depuis bien longtemps à avoir la moindre doctrine, s’abandonnant à la pensée unique, étatiste, keynésienne et corrompue.
Dans ce contexte de dérobade de la gauche et de débandade de la droite, la « nouvelle offre politique » sera accueillie avec curiosité, puis avec intérêt, puis avec espoir. C’est ce que j’ai vécu de 1981 à 1986, date à laquelle les libéraux venus au pouvoir avec Chirac – qui n’a été libéral que le temps d’un discours – vont renier leur engagement, et ruiner pour quelques années les chances du libéralisme. Le scénario s’est reproduit en 1995.
Donc les socialistes au pouvoir, c’est bon pour le business libéral. A condition que l’on ne s’en remette pas à la seule classe politique pour couronner le travail, car « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument » disait lord Acton.
Le travail des libéraux au cours de ces prochains moins va consister à communiquer, à proposer, à s’organiser.
Communiquer : il faut briser le cercle de l’ignorance qui emprisonne l’opinion publique, avoir une pédagogie active qui ne consiste pas seulement à dénoncer les erreurs socialistes - tout le monde les connaît ou les connaîtra – mais aussi à expliquer comment fonctionne un pays où l’on se passe de l’Etat pour faire régler les problèmes par les procédures marchandes ou communautaires : comment le courrier est mieux distribué par des postes privée, comment les chemins de fer circulent sur des voies fiables quand elles sont gérées par une compagnie privée, comment les écoles privées répondent aux vœux des familles Entre autres, la Nouvelle Lettre et le nouveau site www.libress.org lancé cette semaine contribueront à cette pédagogie active.
Proposer : choisir des cibles concrètes, celles que nul n’a su atteindre jusqu’à présent, faute d’accepter les solutions libérales : le système de retraites et de santé, l’école, la mobilité du travail, la progressivité de l’impôt, le logement. Sur ces questions le feu couve depuis longtemps, et l’explosion est proche : nous montrerons comment désamorcer ces bombes
Organiser : les libéraux de la société civile ont pris depuis longtemps la bonne habitude de travailler ensemble : ALEPS, IREF, Contribuables Associés, Euro 92, Institut Turgot, Liberté Chérie sont déjà en étroite collaboration, chacun gardant la spécificité de ses objectifs et de ses moyens. Contrairement à ce qui a été dit, je ne crois pas que la création d’un nouveau parti libéral à partir des dépouilles de l’UMP soit une bonne solution : le libéralisme ne peut être un « courant » de la nouvelle opposition. Ce n’est pas d’un parti, ni de la classe politique actuelle que sortiront le programme et les hommes du libéralisme à venir. Il nous faut remettre en marche des réseaux où se mêlent société civile et classe politique, pour éviter l’isolement et les dérives des élus, pour intéresser à la chose publique des milliers de Français qui ne veulent pas pour l’instant s’engager en politique. Cette symbiose avait été parfaitement réussie avec Idées Action, un club malencontreusement dissout par son fondateur Alain Madelin, et que j’ai vainement essayé de faire revivre avec Génération Libérale.
J’espère qu’une organisation embryonnaire pourra être discutée, sinon amorcée, à l’occasion de notre Université d’Eté, dont tout le mode, mercredi, a retenu les dates : 26 au 29 août.
Vous le voyez : le libéralisme va renaître de ses cendres, l’espoir aussi. « N’ayez pas peur ».

(Jacques Garello cité)

Écrit par : olani | mercredi, 16 mai 2012

La généralisation de l'enseignement primaire date de bien plus tôt que les réformes Ferry:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1984_num_39_1_283045.
C'est l'étatisation et l'uniformisation de l'école que l'on doit à J. Ferry - il s'agit bien davantage d'évincer l'Eglise de ce rôle que d'alphabétiser (et de préparer la revanche contre l'Allemagne : cf. le tour de France par deux enfants)

Écrit par : Olivier | mercredi, 16 mai 2012

Merci Olivier pour cette info

Bon, La Voix et Jihème, ça fait deux fois que vous spammez un sujet. Je vous filtre ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 16 mai 2012

Pourquoi vouloir se trouver des icônes ? Ne devrait-on pas trouver nos ressources en nous-mêmes ?

Écrit par : Leïla | mercredi, 16 mai 2012

@Leïla
au fond oui

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 16 mai 2012

Qu'est-ce que veut dire "spammer un sujet" et "filtrer" ? Merci.

Écrit par : Caro | mercredi, 16 mai 2012

@ Olivier

Cela ne me paraît pas absolument exact. L'enseignement des congrégations (en particulier des Jésuites) s'adressait beaucoup plus à la haute, moyenne et petite bourgeoisie qu'aux classes ouvrière et paysanne. Au surplus, cet enseignement était fort critiqué pour son côté idéologique (voir par exemple le "Sébastien Roch" d'Octave Mirbeau).

Si véritablement l'objectif prioritaire avait été d'évincer l'Eglise, il ne se serait pas écoulé près d'un an entre la loi sur la gratuité (juin 1881) et celle sur la laïcité (mars 1882). D'autant que cette loi rendait l'instruction obligatoire mais n'interdisait pas l'enseignement par les congrégations.

Écrit par : Ch. Romain | mercredi, 16 mai 2012

@ Olivier

Cela ne me paraît pas absolument exact. L'enseignement des congrégations (en particulier des Jésuites) s'adressait beaucoup plus à la haute, moyenne et petite bourgeoisie qu'aux classes ouvrière et paysanne. Au surplus, cet enseignement était fort critiqué pour son côté idéologique (voir par exemple le "Sébastien Roch" d'Octave Mirbeau).

Si véritablement l'objectif prioritaire avait été d'évincer l'Eglise, il ne se serait pas écoulé près d'un an entre la loi sur la gratuité (juin 1881) et celle sur la laïcité (mars 1882). D'autant que cette loi rendait l'instruction obligatoire mais n'interdisait pas l'enseignement par les congrégations.

Écrit par : Ch. Romain | mercredi, 16 mai 2012

Chez les anciens juifs, il était interdit de servir des fleurs, des fruits ou de bels paroles aux statues...sans doute parce que les statues ne disaient jamais non...ni merci-à-demain !!!
Paraît même que chez les vieux-républicains, le symbole de la république, ce n'était pas une statue de marianne à qui causer tous les 14 juillet : c'était un trône tout en or où n'importe qui pouvait aller poser son c quand lui chantait !?

Écrit par : Hub | mercredi, 16 mai 2012

L'Hérétique a écrit " Et voilà. Ça commence le spectacle. Côté blogueurs de droite..."

Je viens de lire le premiers twits d'Estroni et de Chiotti, ça promet...

Écrit par : Jakez | mercredi, 16 mai 2012

@Hub
:-)

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 16 mai 2012

"Côté blogueurs de droite"... Si seulement il n y avait que les blogueurs de droite mais il y a meme des philosophes ( Bruckner, Ferry luc, et Finkielkraut ), des journalistes, des hommes politiques, et même Robert Badinter pour trouver cet hommage à Ferry Jules "douteux"," inapproprié ", "scandaleux" ...

On est trop cons nous les blogueurs de droite, on devrait se taire, c'est ça ?

Écrit par : corto74 | mercredi, 16 mai 2012

Bon ben moi avec son discours, j'en ai profité pour taper encore sur le clou, parce qu'à force de taper sur le même clou, on finit par l'enfoncer :
http://desmotsgrattent.blogspot.com/2012/05/la-plus-belle-des-ambitions-nationales.html

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 16 mai 2012

Cette vieille betterave blette de Lamartine...

http://www.cgb-france.fr/IMG/pdf/LivreBlanc-Mai2011-BD-2.pdf
"Plus tard, on connaîtra de nouvelles batailles entre les deux rivales, où s’illustra notamment Lamartine, avec ses grandes diatribes contre la betterave aux côtés de ceux qui défendaient la canne des colonies françaises. Le sucre de betterave
frôlera même l’interdiction en 1843 avant que l’abolition de l’esclavage, en 1848, ne provoque cette fois l’effondrement de la production de sucre de canne et ne remette en selle le sucre de betterave… autant de conflits illustrés par Daumier dans des caricatures célèbres."

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/lamartine/discours/12-05-1843.asp
"La menace de l’émancipation d’une part, l’abandon de la mère-patrie d’une autre, le privilège placé dans une industrie mille fois plus favorable, la fraude, ne l’oubliez pas, tout cela légitimerait le mot de M. Stourm : Le temps des colonies serait passé. Mais ajoutons que le temps de la marine française serait aussi passé, que le temps de la gloire du pavillon serait passé, et que la puissance maritime française ne tarderait pas à passer aussi."

Écrit par : pb | mercredi, 16 mai 2012

@L'héré
Un 'tit lien car je viens de lire des sottises alors pour corriger:
http://www.akadem.org/medias/documents/Separation.pdf

Écrit par : Martine | mercredi, 16 mai 2012

Le christianisme est plus une sorte de fachisme qu'une forme de libération de l'humain !

Faudrait arrêter d'associer les termes "chrétien" et "démocrate" ; y'a rien de moi démocratique que le christianisme, et rien de moins chrétien que la démocratie !

Selon le christianisme, les humains ne peuvent pas s'en remettre à eux mêmes pour régir la vie sur terre... il est important de le rappeler à ce que je vois.

Écrit par : Abd Salam | mercredi, 16 mai 2012

Le Christianisme est une forme de fachisme...Ah bon?
La religion musulmane s'est fondée, via les voies ouvertes sur les propos de J de Nazareth, un formidable essort!
Le Christianisme a eu une très longue évolution dans le temps, en ce qui concerne l'islamisme beaucoup moins...

Écrit par : Martine | mercredi, 16 mai 2012

De quoi causer sans fin et à l'infini. La suite, vite!

Écrit par : Prataine | jeudi, 17 mai 2012

La liberté humaine
On ne peut abolir le péché et le mal sur terre, sans abolir en même temps la liberté de l’homme. Cela répugne à Mes attributs comme aux intérêts de ma créature.
L’homme, maître de soi-même, doit être tenté et éprouvé pendant un temps. Ce n’est qu’à cette condition que Je me tiens honoré de son cœur et de ses actions. Je l’ai fait maître de choisir et de se déterminer librement en tout.
Ce n’est pas Moi qui ai semé l’ivraie ; mais il entre dans Mon plan de tirer parti de ce qu’a fait Mon ennemi sans mon consentement. Le mieux est de tout souffrir jusqu’au temps de la moisson. Si tout était clair dans la religion, s’il n’y avait point de mystères, où serait le mérite de la foi ?
Donc il n’est pas difficile de comprendre, jusqu’à un certain point, pourquoi les méchants prospèrent si souvent dans le monde, et pourquoi les justes sont si souvent opprimés. Autrement on pourrait conclure qu’il n’y a point d’autre vie après la mort. Dieu serait censé s’être acquitté envers tous dès la vie d’ici-bas, et chacun, déjà, y aurait reçu ce qui lui revient.
Voilà la raison pourquoi Dieu permet que le juste souffre et que le méchant triomphe pour un temps.
Il n’est point d’homme, si juste et si saint qu’il soit, qui n’ait encore, ou qui n’ait eu bien des défauts. De même, il n’est point d’homme si méchant qui n’ait encore du bon à certains égards. Or Dieu, qui est juste et bon envers tous, ne peut laisser sans punition les infidélités et les imperfections des justes ; de même, Il ne peut priver les méchants de la récompense des vertus morales qu’ils ont pratiquées. Que fait-il donc ? Il récompense les méchants pendant cette vie, afin de ne rien leur devoir à la mort ; Il punit les justes pendant leur vie afin qu’ils s’acquittent par la pénitence, de sorte qu’à leur mort Il n’ait plus aucune expiation à leur demander.
Ainsi, ces prétendus désordres, contre lesquels les esprits forts ont tant argumenté, prouvent l’ordre le plus parfait. Ils établissent la nécessité d’une autre vie, aussi bien que de l’immortalité de l’âme, et de l’existence de la Justice divine.
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Sachez qu’on sera toujours libre d’embrasser ou de rejeter Ma religion sainte. On ne la prêche point à main armée. C’est par la persuasion et non par la force que la vérité entre dans les cœurs. Elle respecte le libre-arbitre; mais, à ceux qui veulent se tourner vers elle, Je ne refuserai jamais le moyen de la trouver.
Ceux qui s’opiniâtreront à lui tourner le dos, Je les laisserai courir à l’erreur. Je veux qu’on agisse sans contrainte. Je veux à Mon service des enfants et non des esclaves. Je veux être servi librement et non par une contrainte servile qui Me déshonorerait.
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Écrit par : Ecoute | jeudi, 17 mai 2012

@ Martine,
On dit la religion islamique.
Le terme "musulman" désigne les pratiquants, et non la doctrine.

L'islam est exactement la même religion que le christianisme, c'est strictement la même chose.
Chez les musulmans, on fait comme les catho du moyen-âge, on insiste uniquement sur la crainte de "dieu", et on escamote totalement l'amour de "dieu".

De nos jours, les croyants des pays "occidentaux" insiste sur l'amour de "dieu" et oublient volontier l'obéissance totale qu'ils doivent à "dieu".

Le christianisme ne peut pas évoluer... sauf si "dieu" envoit un nouveau message qui apporte des modificiations à ses lois.

Biensûr, aussi bien chez les "musulmans" que chez les "chrétiens", les idées changent... il y a des périodes de détentes qui alternent avec des périodes rigoristes... des abandons de la religions puis des retours au galop aux dogmes.
Ce n'est pas ce que commande la religion islamique (sous toutes ses formes), ou la religion chrétienne (sous toutes ses formes).

On a pris l'habitude d'appeler "évolution du christianisme" l'abandon même du christianisme, et le remplacement des dogmes chrétiens stupides par les valeurs humanistes.

Écrit par : Abd Salam | jeudi, 17 mai 2012

@ Prataine,

Oui, en effet, le christianisme aimerait tant être le super gentil... mais le problème, c'est que le christianisme prétend être la seule véritable Vérité, qui plus est parfaite et absolue.
Et qui a le monopole du bien, par-dessus le marché.

Du coup, ça ne laisse plus beaucoup de place pour les autres opinions...
Qui d'ailleurs ne peuvent pas être des opinions, puisqu'il n'y a qu'une seule opinion possible : la fameuse unique véritable Vérité parfaite.

Et pire encore, tout ceux qui ne "choisissent" pas le christianisme, choisissent le mal ! forcément.
C'est binaire : la Vérité qui a le monopole du bien, ou n'importe quelles erreurS malfaisanteS.

Les chrétiens qui massacrent ceux qui font le choix de tourner le dos à la Vérité parfaite, ne font que combattre le mal...
Les chrétiens, à leurs yeux en tout cas, n'agissent qu'en état de légitime défense ! quand ils massacrent les autres.

«Si nous voulons donc être dans le vrai, disons que la persécution exercée par les impies contre l'Église du Christ est injuste, tandis qu'il y a justice dans la persécution infligée aux impies par l'Église de Jésus-Christ. (...) L'Église persécute pour retirer de l'erreur, les impies pour y précipiter. Enfin, l'Église persécute ses ennemis et les poursuit jusqu'à ce qu'elle les ait atteints et défaits dans leur orgueil et leur vanité, afin de les faire jouir du bienfait de la vérité, les impies persécutent en rendant le mal pour le bien»
Augustin d'Hippone, dit saint-Augustin.

Petite citation qui exprime bien le délire chrétien...

Les chrétiens massacrent et torturent pour le bien, et les autres torturent et massacrent pour le mal. Quand les chrétiens réussissent à imposer leurs dogmes, c'est le triomphe de la Vérité.
Pire même, comme l'écrit Augustin, ce sont ces salauds d'impies qui obligent les chrétiens à se salir les mains ! non mais.

Écrit par : Abd Salam | jeudi, 17 mai 2012

Alors, on refuse de nous dire ce que signifie "spammer un sujet" et "filtrer" ? Le site aurait honte ?

Écrit par : caro | jeudi, 17 mai 2012

@Caro
Filtrer ? Coller une grande claque virtuelle dans la g... des emmerdeurs. Spammer ? faire ch... le taulier. Voilà. Service...

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 17 mai 2012

Quand la vulgarité est congénitale, sous pression et irrépressible, le moindre frôlement la fait jaillir ... Voilà.

Écrit par : Roca | vendredi, 18 mai 2012

@Roca
J'adore alimenter les trolls.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 18 mai 2012

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