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  • Mais pourquoi donc ont-ils craint de débattre avec Bayrou ?

    Il y a une chose que je n'arrive pas à m'enlever de la tête : pourquoi donc les autres candidatd dans leur ensemble ont-ils craint le débat, et, entre autres, le débat avec Bayrou ?

    Je discutais avec ma compagne, il y a moins d'une heure, et elle m'assurait n'avoir rien vu de la campagne.

    De petites phrases en déclarations ineptes, il ne s'est rien passé. Hollande, très sûr de lui, surfant sur le rejet de Sarkozy et le désir d'alternance, s'est contenté de gérer son avance. Sarkozy a tenté d'user de ses ressorts habituels, mais ils sont cassés.

    J'apprends que Mélenchon et MLP n'ont pas voulu d'un débat à trois avec Bayrou. Il devait avoir lieu sur Daily Motion (tiens, du made in France, c'est français Daily Motion), le Figaro l'avait même annoncé. Nada, rien, ils se sont défilés.

    Je finis cette campagne avec le goût amer d'avoir vu tous les concurrents de Bayrou se défiler quand une opportunité de débat se présentait. Ce fait n'a pas échappé à la presse internationale qui a reconnu dans le centriste le seul candidat à amener sur la table les débats de fond.

    Marianne2 titrait  avec raison dimanche dernier que la profession de journaliste était désormais la plus détestée de toutes. Cela en dit long sur la défiance que la classe médiatique inspire désormais...

    Les médias sont largement co-responsables de cette campagne insipide puisqu'à aucun moment ils n'ont proposé de format digne de ce nom pour favoriser des débats.

    J'avoue avoir craqué et cessé d'écrire pendant 15 jours parce que je n'avais rien à dire et je m'ennuyais ferme.

    Les blogueurs et la plupart des pure-players n'ont strictement rien apporté au débat. Le néant, ou presque. Pas mieux pour la presse en ligne, qui en est resté à des considérations tactiques la plupart du temps.

    Je tiens en revanche à féliciter Frédéric Taddeï et son site newsring : voilà un journaliste et une équipe qui ont essayé autant qu'ils l'ont pu, sur Internet, de générer de vraies disccussions. Ils sont les seuls à l'avoir fait avec une parfaite objectivité. J'espère que ce site va survivre à la campagne, il le mérite.

    Il reste les législatives, désormais. Beaucoup de choses vont se jouer dans l'entre-deux tours. 

  • Vivement les premiers revers de la gauche !

    Il y a un truc qui va gonfler, je le sens, à l'issue de cette présidentielle, c'est l'arrogance de la gauche et de la leftbloguerie et compagnie.

    Ils ont tous les pouvoirs (il ne reste plus que la présidence et l'assemblée nationale), ils détiennent tous les médias, ils occupent la totalité du terrain sur la Toile ou presque, et ils se voient déjà au faîte de leur gloire dans un concert de ricanements arrogants.

    Ce sera une joie de voir leurs tronches déconfites et leur mea culpa quand viendront leurs premiers revers.

    Bien sûr, en face, il y a Sarkozy et toute sa clique. Je n'ai jamais considéré Sarkozy comme le Diable, contrairement au TSS de la gauche, mais comme un mauvais président dans l'ensemble, ça oui.

    Qu'a-t-il à son actif ? La réforme des retraites, bien qu'imparfaite, celle des tribunaux bien que mal faite et la Libye. C'est tout. Si, un effort sur les deux dernières années pour contracter les déficits, même si nous restons loin du compte. A l'international, bof...Pas la cata, pas non plus une grande réussite.

    Je ne sais pas encore trop ce que vaudra Hollande, puisqu'il est à peu près acté qu'il va remporter la présidentielle. Il a un staff. Moi, je me méfie toujours de staffs, des conseillers et des commissions. C'est là qu'on trouve tous les planqués qui grenouillent. C'est une chose que j'aime bien chez Bayrou, d'ailleurs : sa capacité à s'affranchir, Dieu merci, des commissions de toutes sortes. 

    Hollande n'a, en effet, comme le souligne la droite, jamais exercé un poste à responsabilité. C'est une chose qui m'inquiète tout de même.

    En fait, ne serait-ce Hollande stricto sensu, je pourrais ne pas avoir trop de mal à voter pour l'homme qui ne m'est pas antiphatique. Mais ce sont les hordes de socialos qui sont derrière qui m'horripilent littéralement. Rien qu'à l'idée de les voir triompher le 06 mai, cela me donne envie de choisir finalement Sarko, en dépit de tous ses travers.

    Quand je regarde le parcours de Hollande, c'est tout de même beaucoup celui d'un apparatchik, et je ne le vois pas briller par sa propension à prendre des décisions courageuses.

    Bref, ça ne va pas être l'enthousiasme délirant s'il faut glisser un bulletin de vote avec son nom au second tour.

    A vrai dire, j'associe dans une même exécration l'hypocrisie et le bon sentiment ordinaires socialistes d'un côté, et l'auto-satisfaction générale de la sarkozie de l'autre. 

    Ça va être dur.