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  • Bayrou, c'est aussi pour ça que je l'aime bien...

    Tous ceux qui pensent que je serais en train de discuter d'une manière ou d'une autre, secrète ou pas, avec Sarkozy ou Hollande, pour Matignon, se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate

    On ne peut être le Premier ministre de qui que ce soit, que si on est profondément en phase avec ; évidemment, je ne le suis pas avec Nicolas Sarkozy ni avec François Hollande.

    Voilà, ça, ce caractère incorruptible, ce refus d'aller à la soupe sous quelque forme que ce soit, c'est vraiment un des aspects de sa personnalité que je préfère.

    Je partage évidemment pleinement le jugement de Rama Yade sur les ralliés de la dernière heure à François Hollande. Je pense d'ailleurs que les Socialistes ne sont pas non plus des idiots et qu'ils ne sont pas dupes. Le petit sourire de Fabius ne trompe pas...

    Même l'Nicolas qui a pondu un billet sur le sujet pour justifier les ralliements ne l'en a pas moins illustré d'un baiser de Judas à Jésus de Nazareth juste avant de le livrer...

    Une mention particulière à Corinne Lepage qui aura toqué à toutes les portes. Alors elle, elle n'a honte de rien : Bayrou en 2007 quand il était en pleine ascension, Europe-écologie au lendemain de leur succès aux européennes, Borloo à l'époque où on le voyait en recours plausible à Sarkozy, puis Hollande maintenant qui est près d'accéder au pouvoir suprême. Rappelez-moi de ne jamais plus voter pour elle ou son parti, et ce, en aucune circonstance.

  • Bayrou, le made in France comme une évidence

    J'ai de plus en plus de mal à écrire une note de blogue dans cette campagne insipide. Je ne m'en désole pas moins de ne pas voir Bayrou triompher tant, une nouvelle fois, il me semble le seul candidat à avoir compris quelle est la source de tous nos maux. Faut-il le répéter encore et encore ?

    En assurant la production d'un certain nombre de biens en France, nous frapperions d'une seule pierre plusieurs coups :

    - élimination de notre déficit commercial (ce que nous achetons ici ne fait plus l'objet d'achats à l'étranger...)

    - réduction significative du taux de chômage (produire plus sur notre sol suppose d'engager des salariés en conséquence)

    - réduction significative de la pollution (acheter ce qui se fait près de chez soi génère bien moins de nuisances que de l'importer de pays distants de milliers de kilomètres.

    Ce que je crains, c'est que les autres candidats renvoient aux calendes grecques l'idée de Bayrou s'ils accèdent à l'échelon suprême. Et ce pour une raison très simple :

    - soit ils ne croient pas que la France soit capable de redresser son industrie (Hollande, Sarkozy).

    - soit ils projettent notre pays dans un monde rêvé qui n'a rien de crédible (Mélenchon, Le pen).

    Les Français qui estiment que Bayrou voient juste doivent comprendre qu'il sera le seul à faire de cette résurrection générale de notre industrie le coeur de sa politique. Il y aurait bien eu la révolution verte de Corinne Lepage qui aurait pu se rapprocher de cet objectif, mais cette dernière, toujours en quête d'une place au soleil, a préféré mendier un strapontin en se ralliant à celui qu'elle estime le futur vainqueur. En outre, pour moi qui ai lu son projet, il ne tient pas sur au moins un point : il compte essentiellement sur l'État, la puissance publique, pour assurer la reconversion de notre industrie, en aucun cas sur l'initiative privée et l'esprit d'entreprise. Il resterait les Verts, évidemment, mais ils ont choisi Éva Joly plutôt que Nicolas Hulot, or, elle n'a qu'un projet sociétal. Il n'y a rien d'économique dans ses idées.

    Le résultat des courses, c'est que je crains de voir la France s'enfoncer dans une crise toujours plus violente faute de volonté politique de mettre en oeuvre des solutions.