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samedi, 19 novembre 2011

Que faisait un délinquant sexuel auprès d'Agnès et d'autres collégiens ?

Comme beaucoup de Français, je le suppose et l'espère, j'ai retenu mon souffle, dans l'espoir que l'on retrouve la petite Agnès vivante, et puis la salle nouvelle est tombée. Corps calciné retrouvé. Et très rapidement, la police a identtifié le possible coupable : un lycéen qui était parti se promener dans les bois avec elle.

Mais moi, ce qui me met en rage, dans cette histoire, c'est d'apprendre qu'il y avait un salopard auprès de collégiennes et de lycéennes, puisque son "accompagnateur" a été condamné pour agression sexuelle il y a peu. Qu'est-ce qu'il foutait dans un établissement scolaire ordinaire ? Pourquoi n'a-t-il écopé QUE de 4 mois de prison seulement ?

Je sais comment raisonnent bien des juges : bonne conscience en avant, ils parient sur la "réinsertion" quand il s'agit de criminels jeunes, et estime qu'il faut les laisser au contact de leurs semblables. Ils font les assistantes sociales aux dépens des individus tranquilles.

La direction de l'établissement, les autres élèves savaient-ils qu'il y avait ce sinistre individu, parmi eux, de cette catégorie qui agresse et viole les filles ? Est-ce que les parents des élèves de cet établissement étaient au courant de ces faits ?

Moi, je trouve que des têtes devraient tomber, primo, et secundo, quand est-ce qu'une majorité politique aura les c..... de changer clairement et durablement les lois nécessaires pour que les délinquants sexuels paient réellement leurs crimes ? 

Malheureux parents qui ont perdu leur fille. J'ai mal pour eux. 

Commentaires

Comment as-tu appris qu'il avait été condamné ?

Écrit par : Fabrice_BM | samedi, 19 novembre 2011

@Fabrice
Par la presse :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/haute-loire-le-corps-calcine-d-agnes-retrouve-a-3-km-du-college-18-11-2011-1726699.php

Écrit par : l'hérétique | samedi, 19 novembre 2011

Amalgames entre agression sexuelle et viol, remise en cause de la justice ... que sais tu de ce garçon ? Quelle agression sexuelle ? Y a-t-il eu viol avant le meurtre d'Agnès ?
Ce billet écrit sous le coup de l'émotion n'apporte rien qu'un flot d'injures sans fondement.

Mes pensées pour les parents et amis d'agnès n'ont pas besoin de se transformer en violence.

Écrit par : Cedric | samedi, 19 novembre 2011

@Cédric
C'est du même tonneau. Affaire de degré, simplement. Quant à la justice...Ras-le-bol de sa sacro-sainteté quand on voit sa nullité dans nombre d'affaires et ses compromissions dans bien d'autres.
Il n'y a pas d'injures sans fondement. La police a révélé à la presse qu'il avait été condamné pour agression sexuelle.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 19 novembre 2011

@Cédric
et le corps, il s'est carbonisé tout seul ? Il a avoué l'avoir "bousculée", comme il dit...l'ordure.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 19 novembre 2011

D'accord avec vous l'hérétique
je suis fatigué avec cette attitude de vouloir que ceux qui sont fautifs ont le droit de rachat. Ces coupables savent qu'ils vont bénéficier du droit de rachat et en profitent. Pour 95% cela sera leur seule expérience et ils en resteront là. Ils auront commis leur méfait en toute connaissance de cause et seront graciés. Dans le tas il y aura 5 % de récidivistes qui feront de nouvelles victimes. Et bien soyons clairs: le fichier concernant les délinquants reconnus par des faits établis doit-être accessible à tous. Cette marque d'infamie ferait certainement renoncé pas mal de méfait.
J'ai pour ma part 2 garçons de 13 ans, j'imagine la douleur des parents qui perdent leur enfants dans des circonstances accidentelle mais quand la cause de cette tragédie relève du laxisme de notre société vis a vis de cette vermine je n'ose pas imaginer la haine que ces parents doivent avoir.
En écrivant ces lignes les larmes me viennent aux yeux - J'imagine la petite Agnès souriante près de ses parents

Écrit par : Jacques Berthe | samedi, 19 novembre 2011

@Jacques
C'est terrible

Écrit par : Lheretique | samedi, 19 novembre 2011

Ce qui est sûr, c'est que s'il avait eu un an de plus, et avait travaillé dans ce collège simplement, on lui aurait demandé le volet C de son casier judiciaire. Et naturellement et bien heureusement d'ailleurs, il aurait été éconduit...

Pour qu'un adulte puisse exercer un quelconque métier auprès d'enfants, il faut - en tout cas je crois - que le volet C du casier judiciaire soit totalement vierge. C'est valable pour l'E.N, c'est valable aussi pour tous les organismes de cours privés.

Là, on est dans un cas complètement différent... Une personne qui ne travaille pas, à l'extérieur du collège, qui est un "camarade". Moi, tu vois j'ai plutôt envie de demander, mais que faisaient les parents? Une gamine de 13-14 ans plutôt jolie d'après ce que j'ai pu voir, ça se contrôle au sens pur et dur! Afin que la racaille ne tourne pas trop autour... Afin qu'il n'y ait pas de dérapage, genre de ce que tu peux imaginer. Et puis enfin, afin que le pire de tout ne se produise pas...

Bref, je ne suis pas tout à fait dans la même optique. Ce n'est pas un personnel du collège qui a fait ça. C'est un ado extérieur, mais dont nul n'est censé connaître le "pédigrée". Si certains le connaissaient, effectivement ils auraient dû alerter. Mais le connaissaient-ils?

C'est juste un avis comme ça et des questions aussi, parce que je n'ai pas du tout suivi cette affaire...

Écrit par : JF le démocrate | samedi, 19 novembre 2011

Oh! Si je comprends bien, il était élève dans le même établissement??? Dans ce cas là, c'est effectivement très grave et la preuve de graves dysfonctionnements.

Écrit par : JF le démocrate | samedi, 19 novembre 2011

Tous les mineurs qui sont sous main de justice quel que soient leurs délits ou leurs crimes sont scolarisés dans des établissements de l'éducation nationale.Expliquer le pourquoi de la mise sous main de justice aux personnels des collèges ou lycées est une des seules fautes qui mène à la révocation.
En ce qui concerne l'agression sexuelle cela ne veut rien dire un juge peut parfaitement requalifier un viol en agression si un jeune se comporte bien au cours du placement.

Écrit par : lise bonbon | samedi, 19 novembre 2011

A Lise
Eh bien ce fonctionnement est inadmissible : il faut le changer.

Écrit par : Lheretique | samedi, 19 novembre 2011

Demandez des comptes a vos députés. Il s'agit d'application de lois et de circulaires.De plus il n'existe aucune autre institution pour scolariser les délinquants et les criminels mineurs.

Écrit par : lise bobon | samedi, 19 novembre 2011

Si le jeune a été condamné à quatre mois de prison ferme, il s'agit de bien plus que d’agression sexuelle.

Écrit par : lise bonbon | samedi, 19 novembre 2011

Bonjour, oui cette personne a été condamné pour agressions sexuelles il y a 1 ans et demi. Pourquoi cette personne travaillait dans un milieu comme celui ci ? Pour le moment au niveau de la communication du procureur nous n'avons pas de réponse.

Ensuite, nous ne savons pas encore si cette petite a été victime de viol, l'autopsie doit avoir lieu, le résultat sera donné, mais il y a peut de doute qu'elle n'est pas subit de viol.

Beaucoup de question sur ce drame. Mais c'est un drame pour la famille et un drame pour la justice française.

PS : pour information des médecins aurait dit il y a quelques temps qu'il était psychopathe...

Écrit par : Julien Beal | samedi, 19 novembre 2011

Ce matin je suis passée, j'ai lu, je n'ai pas laissé de message ...
Et là, en revenant un lien m envoie sur un blog tenu par une habitante du chambon sur lignon :
http://leblogdedoudette.blogspot.com/2011/11/au-chambon-sur-lignon.html
Quel leçon d'humulité et d'humanité elle nous donne.
J'aurais aimé signé cet article.
Il est celui d'une belle personne. Merci à elle ! Tout est dit ...

Écrit par : signora | samedi, 19 novembre 2011

Nous connaissons déjà Doudette, merci de l'info Signora. A chacun son style en ce qui me concerne, je m'abstiens de tout jugement, l'écriture n'est pas un reflet de l'ame, meme si elle peut révéler beaucoup d'une personnalité; et, pour ce qui concerne l'actualité, je préfère les faits à toute forme de débauche sentimentaliste pas obligatoirement adaptée.
Pour le reste une enquete est en cours, l'hérétique a déposé un lien journalistique qui a été contredit aujourd'hui au JT sur France2, me semble-t-il, qui dit vrai???! Ensuite l' établissement concerné semblerait etre un internat...

Écrit par : Martine | samedi, 19 novembre 2011

Je viens de lire les dernières infos. En effet ce jeune homme n'aurait pas dû être présent dans un tel établissement.

Écrit par : signora | samedi, 19 novembre 2011

@signora
c'est le moins que l'on puisse dire. Et qui a pris la décision ? Un juge. Et très certainement le chef d'établissement qui a accepté !

Écrit par : l'hérétique | samedi, 19 novembre 2011

@l'hérétique
Lis le billet de romain blachier sur son blog. On comprend un peu mieux pourquoi ce jeune homme était là.
A l'époque des "tournantes" je m'étais battue, avec d'autres, contre l'emploi de ce mot que je jugeais ludique pour parler de violeurs.
Des jeunes en perte totale de modèle. Que représente l'amour pour eux ? si ce n'est un rapport de forces ?
Des gamins en perte de repaires qui soudain deviennent criminels !

Écrit par : signora | samedi, 19 novembre 2011

@ l'auteur du blog :

Vous êtes en train de parler d'un adolescent de 17 ans qui a probablement violé et assassiné une adolescente de 14 ans.

Etes-vous un proche de la famille ? Non. Connaissiez-vous cette jeune fille ? Non. Connaissez-vous le mis en examen ? Non. Cette histoire est déjà assez consternante, alors, un peu de retenue, svp.

Écrit par : lolo | samedi, 19 novembre 2011

Sort des idées toutes faites pour appréhender l'intégralité de ce drame ...
Imagine que ce soit ton fils ou ton petit-fils qui depuis deux ou trois ans, entre tout doucement dans une pathologie qui s'appelle la schizophrénie ... Cette maladie mentale apparait souvent entre 15 et 20 ans ... Elle est rarement d'apparition brutale ... C'est une lente dégradation ... Elle se présente d'abord comme un état dépressif important ... une froideur qu'on nomme aussi "retrait" ... des raptus agressifs ... [telle une agression qui peut être sexuelle ...] mais pas toujours ... Un comportement qu'il est difficile de différencier d'avec une évolution sociopathique réversible ... avec "vie sexuelle débordante" et usage de drogues : alcool, stupéfiants ... telle celle qui affecte certains "grands adolescents" [18/25 ans) ...
C'est ton fils, ou ton petit-fils ... On le prend en charge. On lui donne des anti-dépresseurs, même si l'on sait qu'ils peuvent faciliter "la levée des inhibitions" ... On essaie de l'éloigner, de le mettre au vert ... On trouve l'établissement du Chambon sur Lignon ...
Voilà ... c'est ton fils ou ton petit fils, et déjà que tu vis l'horreur ... si tu es dans une société nazie qui projette de lui couper la tête ... tu deviens quoi, dans ta douleur ? ...
Un seul instant, arrête ton délire ... et dis-toi qu'heureusement que la justice existe, si imparfaite qu'elle soit, pour réguler la violence sociale ... pour empêcher qu'un homme bien portant comme toi, ne devienne, simplement en lisant le journal, à son tour un prédateur ...

Écrit par : Ladyapolline | dimanche, 20 novembre 2011

Bonsoir Lady Apolline
Imagine-toi juste que la victime soit ta petite fille.
En admettant la thèse que tu présentes : place-t-on un tel individu (dangereux, voire très dangereux, donc) déjà condamné, avec des adolescents et adolescentes ordinaires ?
Le délire, ce n'est pas moi. Le délire, c'est celui du juge, sans doute du proviseur, qui ont accepté de placer un tel personnage au milieu des élèves. Si j'avais un enfant là-bas, je le retirerais instantanément, non sans une explication orageuse avec le chef d'établissement...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

@ Ladyappolinne

Les déclenchements de psychose sont des drames pour les ados eux-mêmes, pour leur famille aussi et je crois que tout le monde en est conscient.

Maintenant, il y a la Justice qui a ses propres responsabilités, les psys aussi d'ailleurs qui travaillent avec la Justice, en particulier celle de faire en sorte que des condamnés - pour agression sexuelle par exemple sur mineure -, ne se retrouvent pas dans un cadre qui pourrait à nouveau les inciter à recommencer. Dans des cas de troubles mentaux, s'ils sont de nature psychotiques, il faut bien évidemment que Justice et psychiatrie travaillent de concert (c'est ce qui est fait, certains diront bien et d'autres mal, aujourd'hui).

Il faut aussi que les chefs d'établissement travaillent de concert - en particulier avec les psys, mais aussi avec les profs - afin d'éviter qu'un gamin "à risques" ne récidive pas. En supposant qu'un agresseur sexuel, peut-être psychotique, car après tout on n'en sait rien -, de quand même 17 ans (soit un an sous la majorité) ait pu être admis dans un établissement scolaire "normal".

De ma courte expérience dans l'E.N, sur des échantillons très modestes (donc pas forcément représentatifs), je note que j'ai alerté une fois sur des comportements étranges d'une élève, on m'a répondu en gros: "ce n'est (malheureusement) pas notre problème et vous ne pouvez rien y faire, c'est le problème des familles". Grosso modo, tant qu'il n'y a pas de faits dramatiques avérés, tout le monde se contrefout - au nom de la décharge de responsabilité -, de ce qui pourrait arriver de pire.

C'est une société de la déresponsabilisation (et du manque de courage pour ce qui concerne l'E.N) qu'on est clairement en train de construire.

Écrit par : JF le démocrate | dimanche, 20 novembre 2011

@ Ladyapolline bis

En complément, pour ce qui est de la levée de l'inhibition par les antidépresseurs, cela concerne à ce que je sais les dépressions. Avec au bout de 8 à 9 jours de traitement, cette fameuse levée d'inhibition qui peut transformer des idées suicidaires sous-jacentes (mais vis-à-vis duquel le malade était tellement sans énergie qu'il ne pouvait passer à l'acte), en véritables actes suicidaires. Ce phénomène disparaissant une semaine plus tard, lorsque l'humeur va mieux.

Les psychotiques, puisque vous parlez de la schizophrénie, sont avant tout soignés par des neuroleptiques, qui n'ont rien à voir avec les antidépresseurs. Ne confondons donc pas tout.

Écrit par : JF le démocrate | dimanche, 20 novembre 2011

Salut JF
Il y a une faute impardonnable du juge et du proviseur. Je suis bien certain que s'il se fût agi de leurs enfants qui eussent été dans l'établissement, ils n'auraient pas pris la même décision.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

et au passage, la famille d'Agnès dit exactement la même chose que moi : avec cette information, il n'aurait pas placé Agnès dans ce collège.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

Si j'ai bien compris, il y a le lycéen coupable, et un accompagnateur qui avait été condamné à 4 mois de prison pour agression sexuelle (mais on en sait pas plus).
Donc en gros, vous avez une opinion basée sur que dale.

Écrit par : melianos | dimanche, 20 novembre 2011

@ l'Hérétique ... Je voulais te montrer 1. que la "projection" n'est pas une bonne solution pour appréhender ces faits.
2. Cesare Beccaria n'est pas qu'un nom de rue ...
3. Ton approche de cet évènement est terrifiante.

@ Démocrate : Tu n'as pas compris mon commentaire. Je ne suis pas de ton avis sur la dichotomie que tu opères et les médicaments que tu attribues à tes catégories. C'est mon métier, mais bon ... tu peux penser ce que tu veux.
@ L'hérétique : des agresseurs sexuels potentiels, il y en a partout, les plus dangereux ne sont pas forcément ceux qui ont rencontré une réponse judiciaire et médicale. Qu'est-ce que tu proposes, des camps de concentration ? L'hôpital psychiatrique à la soviétique ?
Allons, allons ...

Écrit par : Ladyapolline | dimanche, 20 novembre 2011

Je précise mon commentaire précédent. Pour ce qu'on en sait (c'est à dire rien), l'accompagnateur a peut-être été condamné pour agression sexuelle sur grand-mères. Dans ce cas, travailler dans une école est peut-être le meilleur endroit qu'il soit.

Agression sexuelle ne veut pas dire pédophilie.

Écrit par : melianos | dimanche, 20 novembre 2011

Bon ben...La psychologie fait partie des sciences humaines et non pas des sciences dites exactes, y avait-il besoin de le rappeler?
Ensuite le traitement de ce style d'actu me choque énormément pour les familles concernées, un deuil en temps normal ce n'est déjà pas facile, mais dans de telles circonstances...
Ces marches et manifestations en tous genres me consternent, croyez-vous vraiment que cela puisse etre un réel soutien pour les familles?
Vive la société du spectacle! @@@@

Écrit par : Martine | dimanche, 20 novembre 2011

Vraiment dramatique ce fait divers. Le problème c'est que l'on va élever un drame exceptionnel (tous les lycées, internats ou pas, de France, ne sont pas peuplés d'agresseurs sexuels destinés à récidiver) en cas d'école. Pour un jeune homme, apparemment schizophrène, envers qui la mansuétude judiciaire a eu une conséquence atroce, doit-on multiplier par deux ou trois les durées de peine des mineurs pour lesquels la mansuétude judiciaire permet la réinsertion ? Visiblement, pour l'hérétique, la réponse est oui, mille fois oui. Mettons. Mais on les case où, tous ces jeunes criminels, dans des prisons surchargés ? Peut-être faut-il être plus sévère, mais encore faut-il se donner les moyens de l'être. Construire des prisons, embaucher du personnel dans l'administration judiciaire pour faire éxécuter des peines qui sont en attente parce que la justice est débordée (ça n'est pas le cas ici). Il faut donc dépenser de l'argent, ce qui ne sera pas fait.

Donc, que des gens comme l'hérétique réagissent avec un coup de sang, OK.

Mais les hommes politiques vont tous faire de même, Le Pen a déjà commencé, et on ne va pas tarder à avoir des commentaires à droite sur ces faits. On nous parlera de durcir la loi, de ci et de ça, mais toujours sans moyen financier. Au final, rien ne sera fait. Sauf des effets de manche.

Quand le citoyen laisse parler son coeur, c'est à l'homme politique de lui faire entendre raison, mais ici, il va y avoir, vu l'atrocité du crime, surenchère de démagogie, ce qui sera une insulte de plus aux parents de la victime, puisqu'on ne fera rien, parce qu'il n'y a RIEN à faire.

Il n'y a rien à faire, parce qu'aucune loi, aucun système judiciaire ne peut empêcher des drames d'arriver, de survenir, hélas.

On cherche le coupable et il n'y en a pas. Pourquoi les parents du jeune homme auraient ils révélés que leur fils avait été condamné ? La lecture des journaux apprend qu'ils ont déjà fui leur village après la première agression de leur fils. Ils ont cherché un collège pour le garder en sécurité, sous contrôle. Un psy avait dit qu'il n'était pas dangereux. Pourquoi se seraient-ils dit que si, il était dangereux ?

La justice aurait-elle du chercher le collège, les appeler, les prévenir ? Est-ce légal ? Doit-on faire une loi spécifique pour que les parents d'un élève agresseur sexuel aient l'obligation légale de déclarer le crime de leur fils ? Ou bien une loi pour que les élèves présentent leur casier judiciaire en entrant dans un établissement ?

Pour moi,dans cette histoire, il n'y a pas de coupable. C'est nous, qui voulons un monde parfait, un monde sans accident, sans défaut, sans drame, qui cherchons le coupable.


Je ne dis pas cela sans comprendre les parents d'Agnès, j'ai des enfants, si on avait fait cela à ma fille, je chercherais le moyen de tuer le coupable, oui, de mes propres mains, parce que seule, je crois, la vengeance pourrait me calmer.


Mais le coupable me parait seul coupable. Pas le système qui ne peut tout prévoir.

Écrit par : anne | dimanche, 20 novembre 2011

@melianos
Vous vous trompez sur les faits : l'accompagnateur dont je parle, c'est le coupable.
Il avait été condamné pour une agression sexuelle sur une camarade de classe !
@Lady Apolline
Donc, en somme, tu estimes tout à fait justifié de placer un délinquant sexuel avéré parmi d'autres adolescents, sans rien dire, de surcroît, aux familles et aux enfants ?
Le plus terrifiant de nous deux n'est certainement pas celui qu'on croit.
Pour le reste, oui, je suis favorable à des solutions d'écartement définitives, appelle cela camp ou tout ce que tu voudras (ce qui est une insulte, au demeurant pour les victimes de ces camps) si cela te fait plaisir.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

@anne
4 mois de sursis pour une agression sexuelle, c'est déjà inadmissible. Mais laisser aller un tel individu dans un établissement classique, c'est criminel. Le juge savait tout cela.
Quant aux psychiatres...allez, je me retiens.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

Vous avez écrit cet article sur le coup de la colère, ce qui se comprend

Émotion pour émotion, j'espère qu'un jour vous éprouverez de la honte pour l'avoir publié

D'abord parce que vous avez jugé avec très peu d'informations sur ce qui s'est réellement passé. Ce n'est pas par hasard si une bonne justice n'est pas une justice rapide

Par exemple vous dites que ce jeune avait été condamné à 4 mois de prison : j'ai lu de mon côté qu'il avait fait 4 mois de prison préventive et que son jugement n'a pas encore eu lieu

La justice rapide, c'est le lynchage et cela donne entre autres des situations comme celle d'Outreau

Alors posez vous un peu, et regardez la réalité, pas celle que vous renvoient les médias qui focalisent sur certains faits divers

La réalité, c'est que la grande majorité des homicides sont commis par des proches, le conjoint, le père ou l'amant : demandez vous ce qu'ils peuvent bien faire près de la personne qu'ils vont tuer, et pourquoi on l'accepte !


la réalité, c'est que le nombre d'homicides n'a jamais été aussi faible dans notre pays qu'aujourd'hui
http://verel.typepad.fr/verel/2010/08/homicides-et-presse.html

C'est pourtant le contraire de ce qui était prédit par les partisans de la peine de mort et tous ceux qui hurlent comme vous l'avez fait ici pour qu'on éloigne tous ceux qui sont dangereux

Ce n'est pas un hasard si notre pays(comme d'autres en Europe) a un taux d'homicides beaucoup plus bas que celui constaté dans des sociétés beaucoup plus répressives

C'est parce que nous sommes dans une société apaisée, et que la manière dont la justice privilégie la raison sur l'émotion pour rendre ses verdicts participe de cet apaisement

Au contraire, et cela vous paraitra probablement énorme, mais toutes les réactions émotionnelles dont votre billet est un exemple, tous les appels à la haine, participent de la construction d'une société violente, justement le genre de société où il y a plus d'homicides que dans notre pays

Écrit par : verel | dimanche, 20 novembre 2011

@verel
Vous avez plaqué toute une série d'idées reçues dont j'ai parfaitement connaissance sur mon billet.
J'ai dit qu'il était inacceptable qu'un tel individu se retrouve dans le même établissement scolaire que d'autres enfants.
Je ne retranche pas un mot de ce que j'ai dit.
Et je maintiens dur comme fer que la justice fait preuve d'un laxisme coupable envers les crimes sexuels dans notre pays.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

@L' héré,
Je ne comprends pas pourquoi vous répondez aux commentaires à effet de manche qui ne sont pas sans ressembler à des retournements de veste successifs...
Bah vouais, à commentaire sous forme de "jugement" réponse de meme nature. :p Certes le taux est peu élevé mais alors quid de la recherche d'excellence?

Écrit par : Martine | dimanche, 20 novembre 2011

@Martine
sur quel sujet, Martine ?

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

Vous avez compris ;)
@+

Écrit par : Martine | dimanche, 20 novembre 2011

"Et je maintiens dur comme fer que la justice fait preuve d'un laxisme coupable envers les crimes sexuels dans notre pays."

Vous connaissez la question? Vous avez des statistiques? Vous avez déjà été juré d'assises?

Déjà vous avez confondu dans ce cas précis un emprisonnement préventif et une condamnation, si c'est de la même manière que vous établissez le jugement de la justice...

Écrit par : verel | dimanche, 20 novembre 2011

@verel
Je n'ai jamais été juré d'assises, mais en revanche, j'ai souvent vu la manière dont des mineurs étaient jugés quand ils étaient coupables d'agression sexuelle. En France, on considère apparemment la chose comme une atteinte mineure, ce qui est insupportable.
Quant à la détention préventive, vous n'ignorez tout de même pas qu'on ne la décide pas par hasard.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

vraiment, vous avez vu comment des mineurs coupables d'agression sexuelle étaient jugés ? Moi,je n'en ai jamais vu. Peut-être sont-ils jugés avec un énorme laxisme... je veux bien le croire, ou pas, mais il est su difficile de raisonner dans le vide.

Écrit par : anne | dimanche, 20 novembre 2011

@anne
Oui, j'ai eu connaissance d'assez près de la manière dont de jeunes violeurs étaient systématiquement laissés en liberté sous prétexte qu'ils étaient mineurs. Ce qui leur permettait parfois d'aller rôder assez près de leur/leurs ancienne(s) victimes(s)...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 20 novembre 2011

Dslée, mais les parents de la victime, peuvent ressentir un "abus de confiance", ils ont confié ce qu'ils avaient de plus précieux...
De meme, pour le chef d'établissement et le corps professoral...En ce qui concerne leur démarche pédagogique.
Certes, les textes ne concernent que les "biens" quels sens donner aux dits biens?

Écrit par : Martine | dimanche, 20 novembre 2011

C'est vrai que c'est quand même incroyable tous ces donneurs de leçons (je parle de certains commentateurs sur ce billet) qui pensent sans doute bien plus à "et si un jour mon gamin faisait ça, comment je pourrais le protéger?", qu'à la sauvegarde d'éventuelles futures victimes, puisqu'on est dans un cas de récidive.

Incroyable aussi que certains puissent penser qu'on met 4 mois en préventive un adolescent pour une simple agression sexuelle (genre, j'ai tenté de l'embrasser mais elle a refusé et comme elle est chochote elle a porté plainte).

Aujourd'hui, on le sait, c'est pour viol sur mineure que le gamin a été mis en examen en 2010 et incarcéré en préventive.

Aujourd'hui, on le voit également, mais ça ne m'étonne guère, Justice et établissement scolaire se renvoient la balle...

Et il y en a même qui osent parler de "camp" quand on fout un violeur en taule. Pauvre chou... C'est vrai que ça place était tout à fait dans un internat mixte.

A lire plutôt le témoignage du père d'Agnès, qui déclare qu'en juin 2011, ce pauvre chéri qu'il ne faut surtout pas maltraiter s'en était déjà pris à une autre élève du collège.

http://www.20minutes.fr/societe/826728-la-direction-college-courant-pere-agnes#commentaires

Écrit par : JF le démocrate | dimanche, 20 novembre 2011

@l'hérétique : D'accord. N'ayant absolument pas suivi l'affaire, selon votre billet j'avais cru comprendre qu'il y avait deux personnes.

Écrit par : melianos | dimanche, 20 novembre 2011

Bien que cela se soit finalement bien terminé pour mon fils, cette affaire de "flagrante déresponsabilisation" me rappelle un très mauvais souvenir...

Une année en Lorraine nous avons eu une terrible tempête de neige qui a bloqué en quelques heures toute la circulation autour de Nancy. J'étais à ce moment-là directrice adjointe d'une grande crèche collective et j'étais "de fermeture" c'est à dire que je devais attendre que le dernier enfant de la crèche soit parti avant de fermer les locaux. En principe à 19h si mes souvenirs sont bons. Ce jour-là j'ai eu l'appel d'une maman qui se trouvait bloquée dans sa voiture par la neige et qui m'annonçait un gros retard. Elle attendait qu'un éventuel chasse-neige dégage la route (tout le monde n'avait pas encore de mobile à cette époque, elle oui car elle était directrice des telecom). Son problème est qu'elle n'avait personne pour venir chercher sa fille. Et je n'avais pas le droit moi-même d'emmener la petite chez moi. Il m'aurait fallu l'amener à la police. De mon côté, mon mari se trouvant lui aussi probablement coincé quelque part dans le bus militaire qui le ramenait de la base aérienne, j'ai donc téléphoné à la garderie de mon fils pour avertir de mon propre retard.
Oui mais... mon petit garçon de 8 ans n'y était pas ! Les personnes de la garderie l'avaient oublié. Justement ce jour-là ! Panique à bord. Coups de fil à l'école. Pas de réponse. Finalement une personne de la garderie est vite retournée voir et a heureusement retrouvé mon fiston sain et sauf sur le trottoir. Il était resté tout seul sous la chute de neige pendant plus d'une heure. Bien évidemment j'ai envoyé des amis chercher le petit pour qu'à son tour les animatrices puissent être libérées (heureusement, car je suis restée bloquée à la crèche jusqu'à 21 h et mon mari presque autant dans son bus...).

Cela aurait pu en rester là, puisque la directrice de la garderie nous a exprimé ses excuses à plusieurs reprises. (Moi-même je m'en voulais de ne pas avoir anticipé et donc pensé à téléphoner dès le début des perturbations, car tout le monde aurait pu ainsi se rendre compte de l'oubli. En fait, leur ayant toujours fait une totale confiance, tant je les sentais personnes de grande qualité, j'avais confondu erreur humaine et inconscience professionnelle, ce qui n'a rien à voir !)

De plus, mon fils n'avait jamais angoissé, ne s'était jamais senti abandonné. Il n'avait donc absolument aucunes séquelles psychologiques de cet période de solitude.

Par contre, le directeur de l'école primaire, lui, avait fait une très grosse faute professionnelle. Figurez-vous qu'il avait osé fermer la porte de l'école en laissant mon fils tout seul sur le trottoir. Or, lorsqu'un enfant n'était pas récupéré par ses parents, il devait le faire rentrer de nouveau à l'école et s'il ne pouvait pas rester, l'amener justement à la garderie, inscrit ou pas. Il se peut que le petit lui ait dit qu'il nous attendait mais quoi qu'un enfant dise, il devait d'abord téléphoner chez les parents puis à la garderie.
Nous avons demandé à le rencontrer pour lui dire notre indignation mais cet homme n'a jamais voulu reconnaître quoi que ce soit. Pour lui nous étions juste des parents râleurs. Parce que je lui avais déjà signalé quelques mois auparavant que l'une de ses institutrices avait gardé notre fils en retenue (pour le punir de sa dyslexie) en nous avertissant en notre absence sur... le répondeur !
Nous aurions pu porter plainte mais le directeur étant tout près de sa retraite, nous avons préféré inscrire notre fils dans une autre école en cours d'année.
Et le petit s'en est beaucoup mieux porté, car sa dyslexie a enfin été prise en compte !

Bien sûr les circonstances ne sont pas du tout les mêmes que dans le cas de cette jeune fille et du proviseur. Mais vous imaginez si mon fils avait été embarqué par un pervers ?!

Écrit par : Françoise Boulanger | lundi, 21 novembre 2011

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