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lundi, 23 novembre 2009

Châtel, tu te fous de mon identité nationale ?

Pas de répit avec l'actualité : je deviens un forçat du billet. Je viens d'apprendre sur le blog l'Atelier des icônes (merci à juju41 de m'avoir signalé l'info) que le sieur Luc Châtel, présumé Ministre de l'Éducation Nationale, n'avait rien trouvé de mieux, pour promouvoir l'identité nationale à l'école que de supprimer l'Histoire et la Géographie du tronc commun des classes de première et terminale scientifiques.

C'est du foutage de gueule en bonne et due forme : s'il y a bien quelque chose qui participe de l'identité d'une nation, c'est bien son histoire, pour le compte. C'est d'ailleurs d'autant plus grave que les programmes de 1ère et terminale portent sur le monde contemporain, seconde guerre mondiale incluse, si je ne m'abuse.

Il ne faut pas laisser Châtel et Sarkozy détruire notre identité nationale en supprimant l'un de ses piliers les plus essentiels. Ce qui m'énerve, c'est l'hypocrisie avec laquelle l'omni-président et son sbire manipulent les symboles pour mieux entuber les Français et la communauté éducative ensuite. On s'en fout de la lettre de Guy Môcquet, si plus personne en France ne comprend un jour pourquoi le nazisme a vu le jour en Allemagne ! On s'en fout des commémorations en tout genre, si plus personne en France ne sait ce qu'est un goulag !

Sarko, Châtel, vos inquiétudes sur l'identité des électeurs du Front National (sont-ils des électeurs de droite égarés ou non ?) on s'en fout ! Nous, ce qu'on veut, c'est que vous nous laissiez au minimum l'identité de la France dans l'état dans lequel vous l'avez trouvée !

Commentaires

Et que dire du "rééquilibrage" des séries passant par un siphonnage de la série ES ?... argh !!

http://www.serge-briere.eu/post/2009/11/Les-SES-parents-pauvres-de-la-reforme-du-Lycee-de-Luc-Chatel

Écrit par : Serge Brière | lundi, 23 novembre 2009

C'est un poil plus compliqué. L'histoire-géographie serait supprimée en terminale S (ce qui aura un impact létal sur le supérieur en histoire, mais c'est un autre débat).

Le programme actuel (en trois ans) serait concentré en deux ans pour les trois filières et ferait l'objet d'une évaluation anticipée en première (que pour les S ?). Les terminales ES et L auraient droit à un cours axé sur les méthodes et les outils (comprenne qui pourra). Cela laisse entendre que la méthode et les outils seraient évacués du tronc commun précité (peut-être pour faire du quasi-QCM un peu comme pour le bac STG).

Pour tenir dans une programmation en deux ans (au lieu de trois) et qui perd une heure/semaine sur les deux ans, il y a tout lieu de croire que l'on va jouer du bistouri. Soit on intensifiera la logique à l'oeuvre en seconde (des zooms sur certaines périodes sans continuité chronologique), soit on se limitera à l'histoire contemporaine (parce que, ce qu'il y a avant, cela ne sert à rien, bien évidemment...)

Écrit par : Fulrad | lundi, 23 novembre 2009

Tu fus plus rapide à bondir sur le sujet que moi. Entre les fuites concernant le réchauffement climatique, les andouilleries sur le portable à l'école, et maintenant, le Chatel qui se lâche, on ne sait plus où donner du billet ;)

Écrit par : h16 | lundi, 23 novembre 2009

@ L'hérétique,
Comme le fit Jeanne en son temps contre les Anglais, il faudra bouter un jour Sarko hors du champ politique. Cette espèce de taupe broie le sol de l'identité nationale; le personnage crée beaucoup de dégâts en disant tout et son contraire avec impertinence, à contre champ et à n'importe quel moment. J'attends avec impatience le jour des Vêpres siciliennes, car un jour, ce temps viendra. A force de jouer aux trompes la mort, on crée spontanément l'incitation à la haine et on finit par aboutir aux prophéties du pire.Sarko, on n'en veut plus ! C'est un pacifiste chrétien qui te parle !

Écrit par : Jourdan | lundi, 23 novembre 2009

Tiens, c'est bizarre. Moi, j'ai lu dans la brochure du ministère que cette suppression ne concernait que la terminale S. En première, les S auraient 4 heures d'HG par semaine.

Écrit par : Mathieu L. | lundi, 23 novembre 2009

Nos politiques sont loin des réalités.Commercial, je roule 180 000km par an, rencontre des centaines de milliers de personnes et je crois que le pays va se soulever. Les gens n'en peuvent plus de l'immigration, hier de travail aujourd'hui de peuplement, de l'insécurité qui ravage meme les campagnes,de la violence, du chomage, de l'impunité des assassins violeurs et tarés, du chomage, de l'euro qui ne vaut plus rien, de la pauvreté grandissante, de l'inaccessibilité aux soins et du reste

Écrit par : AMEN | lundi, 23 novembre 2009

Sur la forme, il est évident que cette manière de réformer est très discutable. Les suppressions de cours pour un niveau donné sont souvent dictés par une logique comptable à très courte vue.

Sur le fond, je ne soutiendrai pas les logiques corporatistes des enseignants d'une matière donnée, histoire-géo ou autre, qui considèrent que leur matière est "indispensable" à tel ou tel cursus.

Dans l'article de Jacques Sapir sur l'Atelier des icones, il est écrit :
"Aujourd’hui, dans les formations de pointe, [...], qui toutes impliquent de la part de l’étudiant une terminale scientifique, l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en géographie (humaine, économique et géopolitique) mais aussi une formation en histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain."

Un jour, il faudra bien en finir avec cette terminale scientifique d'élite qui ne laisse que des miettes aux autres filières.
Cela ne veut pas dire qu'il faut empêcher celui qui en a les capacités de suivre les cours qui l'intéressent ou qui lui seront utiles par la suite mais cela ne doit pas se faire au détriment d'un parcours personnalisé où l'élève qui est plus à l'aise dans les sciences physiques ou naturelles doive subir jusqu'au bout le fardeau de l'histoire-geo.

Pour ce qui est des connaissances de base en histoire et en géographie, celles qui forment l'identité nationale (même si je déteste ce mot) l'école primaire devrait être largement suffisante, non ?

Écrit par : Oaz | mardi, 24 novembre 2009

@ l'Hérétique
Tu as raison de pousser ce coup de g.

J'aprouve aussi ce que dit Fulrad. Un simple balayage du passé par zooms sur certaines périodes me laisse songeur. L'histoire est un fil continu, ne le coupons pas.

@ Oaz
Certes on peut assigner comme mission à l'école primaire de fournir les "bases". Mais pour ma part, je suis convaincu que la pédagogie est l'art de la répétition. Quand j'ai eu à enseigner l'histoire à des classes de secondes, je leur avais fait passer un test pour évaluer leur niveau lors du premier cours. En analysant les réponses, je fus "effondré" par le résultat. A croire que certains avaient oublié leur "bagage" au collège !
Je fis donc une piqûre de rappel de manière à inscrire la partie du programme de seconde dans la continuité de l'histoire.

Écrit par : Thierry P. | mardi, 24 novembre 2009

Effectivement, si l'on a suivi tout le fil de l'histoire de ces dernières années, il apparait comme une évidence que trois billets d'hier de l'hérétique sont liés.

Écrit par : Martine | mardi, 24 novembre 2009

Certains commentateurs ont écrit que des gouvernements dictatoriaux avaient déjà dans le passé supprimé l'histoire-géographie des programmes scolaires pour mieux tenir la population en mains. Apparemment, notre démocratie depuis un certain temps se transforme insidieusement en "dictatoriale" mais peut-être attend-on comme "l'hérétique" les prochaines "vêpres siciliennes" pour faire le ménage ? (c'est quoi les "Vêpres siciliennes " diront nos bacheliers actuels ?

Écrit par : Michel009 | mercredi, 26 mai 2010

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