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  • Le triste état de l'Hôpital

    Comme sans doute beaucoup de Français, j'ai été bouleversé par la mort brutale et inadmissible d'un enfant de trois ans dans un hôpital alors qu'il était traité pour une angine, et par la douleur et le témoignage du père : son enfant est mort dans ses bras alors qu'il appelait des infirmiers à l'aide. Ilyes, trois ans, est mort parce que l'hôpital est en déshérence. Ce n'est pas l'erreur médicale, qui aurait pu être corrigée, qui est cause du décès deux autres facteurs : d'une part l'absence de moyens des hôpitaux, cela a souvent été dit, mais aussi la surdité ordinaire des professions médicales en règle générale, et cela aussi, il faut bien que cela soit dit un jour. Jamais à l'écoute des patients, toujours imbues de certitudes, détentrices de l'autorité médicale. Comme je constate cette absence d'écoute avec 90% des praticiens (ils s'en foutent complètement de ce que vous racontez) je me dis qu'il y a un travers qui mériterait largement d'être corrigé, surtout quann on considère le résultat final dans cet hôpital.

  • Jésus de Nazareth

    Je ne suis pas chrétien, pas croyant, et je crois, pas même agnostique, mais plutôt dans une sorte de marais informe entre agnosticisme et athéïsme. Je ne reconnais donc ni dieu, ni fils de dieu. Mais en revanche, je considère l'homme que fut Jésus de Nazareth, et j'éprouve une admiration sans bornes pour cet homme-là : quel courage, quelle audace, quel précurseur fut cet homme-là. Il en fallait du courage pour affronter une foule prête à lapider une femme adultère ! et pour décréter que les femmes et les enfants avaient aussi le droit d'entrer dans le Temple de Yahvé pour y faire entendre leurs prières ! On voit, d'ailleurs, à quel point il était en avance sur son temps, et, à bien des égards, encore sur le nôtre, par la manière dont les évangélistes ont transmis son histoire.

    «que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre» : quelle force dans cette réponse qui vaut maxime ! S'imaginer que le Royaume de Dieu est accessible aux pauvres, aux faibles, à ceux que la société de son temps s'imagine comme pécheurs, y compris des non-croyants, quelle formidable innovation morale. A vrai dire, j'ai lu nombre d'écrits des philosophes de ce temps-là et d'avant, et parfois, même d'après, et je n'ai rien trouvé de similaire et d'aussi avant-gardiste.

    Quand on lit les témoignages des Apôtres ou des Évangélistes, on comprend à quel point ces hommes n'avaient toujours pas compris leur maître à penser. Ils ne parlent que de repentance et de punition, certains appelant à nouveau à lapider la femme adultère. Très loin de Jésus...

    Les Droits de l'Homme tels que nous les pensons aujourd'hui, sont les enfants des paroles de cet homme-là avant toutes choses. Pour cela, je lui voue une reconnaissance éternelle, et, à mes yeux, c'est le plus grand sage de tous les temps. Et c'est un hérétique qui le dit...