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  • Wi-fi à Paris, la menace fantôme

    Il est dans les projets de Betrand Delanoë de couvrir Paris en entier de bornes wi-fi. Je ne suis pas un expert de la chose, mais j'ai tout de même une certaine défiance à imaginer des centaines de bornes balançant des ondes à tire-larigot dans ma direction quand je me promène tranquillement dans Paris. Je diras même que je ne me sens pas vraiment tranquille à cette idée...

    En fait, on ne sait aps trop quel effet cela peut produire, mais en revanche, le personnel d'une bibliothèque parisienne s'est plaint de bourdonnements, de maux de tête et de malaises juste après qu'une borne ait été installée dans leurs locaux. Bref, appliquer le principe de précaution ne me paraît pas du luxe.

    0a909ccc4efb83ad90c4186b410fcaef.jpgJ'ai cru comprendre à la lecture du projet "Nouvelles technologies" du MoDem et de Marielle de Sarnez à Paris, que ces derniers étaient plutôt favorables à la fibre optique qu'au Wi-fi. Pour d'autres raisons que celle que j'évoque-ci-dessus, mais je crois que je vais aller leur faire état de ma remarque pour apporter ma pierre à l'édifice. Accessoirement, la fibre optique permet un transpert d'informations bien plus rapide, et est sans danger. Je trouve d'ailleurs, que la manière dont  Marielle de Sarnez et  Bruno Gas (qui est en large partie co-responsable de ce projet) conçoivent le développement du haut-débit à Paris est plus sensé : les pouvoirs publics n'ont pas vocation à se substituer aux opérateurs, mais plutôt à leur faciliter la tâche, notamment en permettant des mutualisations qui permettraient de diminuer les coûts (la fibre optique coûte très cher).

  • La politique compassionnelle

    La politique compassionnelle est le double négatif de la politique réelle. Entrer en politique, c'est agir et adopter des positions.

    La politique compassionnelle, c'est s'appuyer sur les consensus larmoyants : on allume une bougie chaque fois qu'un humanitaire tombe sous les balles, on applaudit les discours de révolte du star-système, on revendique la liberté, et surtout, on se garde bien de fâcher autrui en abordant les problèmes de fond sur lesquels il est inévitable de s'engager. 

    La politique compassionnelle, c'est quand la mièvrerie et le bon sentiment tiennent lieu de réflexions et remplacent les idées. C'est aussi quand les espaces de débats deviennent des aquariums où il fait bon, pour un poisson rouge, croiser un autre poisson rouge. Et chacun d'ôter son chapeau et de se congratuler de partager une mutuelle mièvrerie.

    La politique compassionnelle a pris le relais du yaka faukon gauchisant des années 80 : c'est un nouveau droitdelhomisme à usage de notre nouvelle société mondialisée. Elle esquive les vraies questions auxquelles, aux antipodes, la politique d'action tente d'apporter une réponse.  Elle est également la soeur jumelle de la politique spectacle qui fait semblant d'apporter des réponses simples à de vrais problèmes.