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mardi, 05 avril 2011

Gbagbo dehors ? Ouf !

S'il y a une nouvelle qui me fait bien plaisir, c'est l'annonce de l'éviction imminente de cette ordure de Gbagbo du pouvoir en Côte d'Ivoire. Ses "patriotes" ont terrorisé les populations depuis trop longtemps, et cette fois, ses appels répétés à résister au "colonalisme" français ont fait long feu.

A vrai dire, à force d'appeler au meurtre du Français, il a fini par amener les unités "Licorne" à agir. Il paraît qu'elles ont aidé l'ONUCI. Tant mieux, et bon débarras. Allez ouste l'enfoiré. On se souviendra longtemps des viols de Françaises par les salopards à sa solde.

J'ai décidé de ne pas faire dans l'analyse de haute volée aujourd'hui. Trop de ressentiment envers cette ordure de Gbagbo.

Je n'oublierai pas non plus les politiciens français qui l'ont soutenu y compris dans ses saloperies les plus ignobles, n'est-ce pas monsieur Henri Emmanuelli , ex-premier secrétaire du Parti Socialiste ?...Pas très net non plus, du côté de quelques strauss-khaniens fameux...Le guen, Cambadélis, Stéphane Fouks, grand prêtre de la communication de DSK et de Gbagbo, bref...Martine Aubry a souhaité en son temps faire du ménage et clarifier les positions, mais je crois qu'elle a encore du boulot...

mardi, 04 janvier 2011

Et si Gbagbo avait vraiment gagné ?

J'entends çà et là des voix qui s'élèvent pour réclamer une intervention militaire en Côte d'Ivoire pour éjecter Gbagbo. Quelle erreur cela serait ! Voilà qui donnerait du grain à moudre au nationalisme qu'il tente régulièrement d'attiser et prise aux accusations de néo-colonialisme.

Censé sur ce point, Nicolas Sarkozy a clairement écarté cette option, sauf si la vie des ressortissants français (au nombre de 15 000) était en danger. 

Je ne crois pas non plus qu'appeler en renfort la CDAO et particulièrement l'armée nigériane soit une riche idée. Des exactions se produiront et auront tôt fait de retourner les partisans de Ouattara et plus généralement auront pour effet de détourner les Ivoiriens de la démocratie.

Les différentes interventions militaires pour établir un pouvoir plutôt qu'un autre aux quatre coins de la planète cette dernière décennie ont eu des effets désastreux la plupart du temps. Cela aurait un sens si Gbagbo ne s'appuyait vraiment que sur une toute petite minorité d'Ivoiriens. Ce n'est pas le cas.

Utiliser, en revanche, des leviers économiques et financiers ciblés, des pressions diplomatiques, devraient avoir des effets évidents : bloquer les comptes de Gbagbo à l'étranger, faire de même pour ceux de ses affidés, restreindre tous les accords commerciaux dans les domaines tenus par ses soutiens, multiplier les médiations, voilà ce que la Communauté internationale peut faire efficacement. Voilà ce qu'elle doit faire...si Gbagbo est réellement le perdant de ces élections ! 

Le Renseignement, à mon sens, doit jouer un rôle vital dans la stratégie à définir. Il paraît que Gbagbo s'accroche parce que des sondages lui avaient prédit une victoire. Une victoire, oui, mais au premier tour seulement. En juillet 2009, son avance était considérable, en effet, sur ses concurrents. 

Le problème, plus d'une année après, vers la fin du mois de septembre 2010, toujours selon la TNS, c'est qu'il écrasait ses adversaires au second tour.

Il est possible que le vent ait tourné, mais je suis perplexe. A mon avis, si Gbagbo s'accroche autant au pouvoir, c'est qu'il pense que ces sondages disaient vrai et que donc, on l'a certainement floué de sa victoire. Gallup et AfroBarometer l'avaient également placé en tête, au premier et au second tour. Tous les sondages peuvent s'être trompés en même temps, mais j'avoue un peu mon scepticisme.

Personnellement, je l'ai déjà dit, je n'aime pas Gbagbo, que je juge démagogue et malhonnête. Mais dans cette histoire, même si l'on peut me reprocher d'accorder par trop de crédit aux sondages, j'aimerais y voir plus clair sur les résultats réels de cette élection.