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mercredi, 30 janvier 2013

Pauvres, musée, enfants Roms et rhétorique gaucho-bobo.

La boboïtude bien pensante va pouvoir à nouveau s'émouvoir : pensez-vous, Jean-Charles, on a vidé des pauvres du Musée d'Orsay ! Quelle honte !

On a là l'archétype de la dialectique bobo qui consiste à associer une cause imaginaire à une cause réelle pour faire pleurer dans les chaumières. En logique, on appelle ça un sophisme.

Une famille pauvre et sentant mauvais est rentrée au Musée d'Orsay. L'odeur étant sans doute insupportable par défaut d'hygiène on les a priés de rebrousser chemin. La cause de leur éviction est évidemment le défaut d'hygiène, pas la pauvreté. Mais par un sophisme qu'affectionnent les bobos et la sphère médiatique bien-pensante, la famille est devenue l'objet d'une discrimination sociale.

Sur le fond, l'éducateur qui suit cette famille avait plutôt fait du bon boulot en parvenant à la convaincre de venir dans un musée, mais il ne suffit pas de donner le goût de la culture ; il faut avant toutes choses donner les codes sociaux et une élémentaire propreté en est l'un des piliers.

Dans le même registre, bobos et gauchos de toutes sortes ont entonné le chant de la discrimination injuste parce que des enfants Roms s'étaient retrouvés à suivre des cours dans un commissariat.

Primo, dans une petite ville, on ne peut intégrer sans coup férir plus d'une trentaine de petits dans des écoles qui n'ont pas la structure et le nombre d'enseignants nécessaires pour que cela soit possible.

Secundo, le commissariat en question est en fait une annexe récupérée sur une ancienne école. Le choix de l'élue locale était donc particulièrement perspicace. Mais le landernau médiatico-politique a préféré hurler au loup avant de savoir : c'étaient des Roms alors forcément, ils avaient été discriminés.

Ah : et puis on avait prononcé le mot sacré qui fait pleurer dans les chaumières bobos. C'étaient des enfants et le commissariat, c'était la police. Il y avait donc un affrontement entre les forces du bien (enfants, innoncence, roms discriminés) et celles du mal (commissariat, police, répression et tout ça, quoi...).

Vous voyez, c'est pas compliqué la rhétorique gaucho-bobo...

00:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : discrimination, sophisme, bobo |  Facebook | | |

dimanche, 27 janvier 2008

bobos bling-bling

Amusant, les appellations, et surtout les tendances. Les bobos, on le sait, ce sont ces bougeois bohêmes de gauche, un peu hypocrites et très rapiats qui se parent de grands principes et contribueront peut-être à faire réélire Delanoë. Les bobos raffolent de la culture moderne, si possible métissée, cela fait plus tolérant, neuf, et cela soulage leurs conscience de gauche. Sans surprise, ils votent à gauche.

Les bling-bling tout au contraire, n'ont honte de rien, adorent Sarko et les rolex, se désintéressent de la culture, et aiment bien arborer ce qu'ils ont.  Ils ne font évidemment pas semblant d'aimer la culture : ils ne s'y intéressent pas, même pas quand il s'agit de cultures agricoles.