Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 29 septembre 2007

Birmanie : il faut négocier.

Il faudra tôt ou tard envisager la politique internationale sous un autre angle en Asie. Les pressions internationales demeurent vaines en Birmanie. Pourquoi ? Parce que la junte locale sait très bien que la Chine ( et même l'Inde !!!) n'attend que le départ des occidentaux pour venir prendre leur place.

Dans nombre de rapports, aujourdhui, le 1er problème, c'est la Chine. Il suffit de considérer l'évolution de la Corée du Nord ces derniers temps pour réaliser à quel point la Chine sait être influente quand elle le veut...

 Il faut de toutes façons aller négocier avec les militaires birmans, ne serait-ce qu'avec l'espoir de pouvoir jouer de dissenssions entre les généraux pour favoriser une aile plus modérée. Que les bonzes, ces moines boudhistes porteur d'une sagesse plusieurs fois millénaire, prennent la tête des revendications, c'est un fait sans précédent.

Mais, pour pouvoir manier le bâton en même temps que la carotte, il sera nécessaire de pouvoir en faire autant avec un éventuel protecteur. On doit certainement pouvoir amener l'Inde à raison, car, après tout, c'est une démocratie et il y a une opinion publique.

Pour la Chine, c'est plus difficile. Non que le gouvernement chinois soit imprévisible, mais plutôt que seules comptent les affaires pour les Chinois, et, ils ne font aucun sentiment.

Il pourrait donc y avoir une dimension commerciale à toutes négociations en ce sens là.

Il ne fait pas l'ombre d'un doute que sans protecteurs, la Birmanie ne ferait pas un pli face à de réelles sanctions économiques

A l'UDF-MoDem, nous n'avons pas beaucoup de pouvoir d'action, mais nous frapperions certainement les esprits si nous proposions à la Ligue Nationale Démocrate d'Aung San Suu Kyi de rejoindre le MoDem de François Bayrou et d'autres mouvements démocrates d'Europe et du Monde dans une grande Alliance Démocrate Internationale. Pour le reste, c'est l'Europe, l'Amérique et les négociateurs de l'ONU qui pourront le plus.

lundi, 21 mai 2007

Quand Bernard Kouchner légitimait le travail forcé...

En septembre 2003, BK Conseil, la société de Bernard Kouchner, publiait une « relation de voyage » en Birmanie, qui disculpait largement Total des accusations d’utilisation de travailleurs forcés sur le chantier de construction d’un Pipe Line dans la forêt Birmane. Dans son rapport, Kouchner écartait ces reproches en écrivant que « le recours au travail forcé est une coutume ancienne »... La FIDH avait à l’époque jugé très sévèrement ce document rédigé après une visite de seulement 4 jours, et qui avait rapporté à son auteur 25 000 Euros.

http://www.fidh.org/article.php3?id_article=357 

Jusqu'ici, j'avais eu de la sympathie pour Bernard Kouchner, mais la découverte récente d'éléments nouveaux que j'ignorais commencent à me faire changer d'avis...

Son commentaire sur la couleur de l'équipe de France dans la vidéo suivante m'avait laissé un acouphème insidieux dans les oreilles, mais là...cela commence à bien faire...