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  • Barthès est un rigolo, mais aussi un sacré faux-derche...

    Bon, pas de pot pour le Petit Journal, j'y étais, moi, hier au Congrès du MoDem. Il faut admettre que le Petit Journal est généralement rigolo, et quand il se paie la tête du Shadow Cabinet, je suis généralement mort de rire.

    En revanche, ce que je déteste, c'est qu'un journaliste affirme avec aplomb des choses qui sont fausses. Ils ont voulu faire les malins à Canal Plus, en reprenant des propos de Bayrou tenus lors du Congrès et en les illustrant par des ombres chinoises assez rigolotes. Ok,  amusant, j'ai bien ri.

    Mais voilà, une partie des propos en question était un authentique montage. On a le droit de le faire, mais il faut avoir l'honnêteté de l'avouer.

    Bayrou n'a jamais parlé de libéraux sociaux. Il a parlé de libéraux de progrès, et croyez-moi, je sais ce que je dis puisque j'attendais, justement qu'il évoque les libéraux.

    Que Barthès essaie de faire passer Bayrou pour un menteur m'a passablement énervé. On a le droit de se moquer, c'est une chose, et, généralement, quand c'est amusant, j'en ris à m'en battre le ventre.

    Mais je n'aime pas le procédé sournois qui essaie de faire passer pour menteur, vaniteux et mesquin, mine de rien, un homme politique. Pourquoi Barthès n'a pas voulu avouer que c'était un montage ? A mon avis, ils ont peut-être bien repris des mots de Bayrou prononcés ce jour-là, mais en modifiant leur ordonnancement. De là, c'était facile de déclarer avec assurance : Monsieur Bayrou c'est bien votre discours de ce week-end.

    C'est là où je commence à me poser des questions. C'est quoi les intentions de ce type ? Il cherche à démolir Bayrou en douce, ce salaud. Voilà ce que je pense en mon for intérieur. Et regardez comment la technique est rôdée et insidieuse. Ce n'est pas sur la petite animation elle-même qu'on essaie d'enfoncer l'homme, mais sur le reste quand il apporte des dénégations. Bref, l'affaire ne mériterait pas qu'on en parle si elle ne dissimulait pas quelque chose de suspect.

    Balle au Centre a été horriblement déçu par la réaction de Bayrou. Je lui demande de bien prendre le temps d'y réfléchir. Dans ce genre de cas, il faut être très précis et rechercher les intentions. Une fois qu'on les tient, on considère les choses d'un autre oeil. Vous voyez, Camarade Démocrate, dans tous propos, il convient de bien considérer l'explicite et l'implicite. C'est toujours l'implicite le plus intéressant. Et l'implicite, ici, vous l'avez compris, ce n'est pas la moquerie. 

    Quand Bayrou a senti qu'il y avait anguille sous roche, il a tout nié en bloc. Mais on le comprend. Comment faire confiance à son interlocuteur quand on a compris qu'au moins une des phrases citées a été intervertie et ses mots mélangés ? Libéraux-sociaux, c'est un terme que jamais Bayrou n'a utilisé. En tout cas, pas dans le discours de clôture. Et d'ailleurs, il ne renvoie pas à la même réalité politique que libéraux. Moi, c'est vraiment ça qui m'a mis la puce à l'oreille. Alors, certes, certaines phrases figuraient bien dans le discours de clôture du Congrès, mais Bayrou ne pouvait avoir la certitude absolue qu'elles n'avaient pas été falsifiées. On ne va pas non plus lui demander de retenir tous ses discours par coeur !!! Il a donc logiquement tout nié dès lors qu'il a senti que son interlocuteur était malhonnête et cherchait de surcroît à lui nuire sciemment...

    J'ai le souci du détail, je crois l'avoir prouvé à plusieurs reprises ici sur des sujets divers, et, ce détail-là, qui renvoie à une éthique toute personnelle, chez certains journalistes, il ne m'a pas échappé...

    Mon blogue n'est que mon blogue, mais comme l'information va faire le tour de la Toile, j'aimerais bien avoir un droit de réponse quelque part au nom de Bayrou...

  • Roland Garros : pacte UMP/PS, le MoDem fait face

    Ça va chauffer au Conseil de Paris, demain : l'UMP et le PS se sont finalement mise d'accord pour saccager les Serres d'Auteuil. Une pétition qui dépasse désormais les 25 000 signatures avec plus d'un quart de Parisiens circule, mais cela ne leur fait ni chaud ni froid.

    Donc, à l'UMP, on fait les morts et on attend que ça se passe, et au PS, on entend bien liquider une partie de l'un des plus beaux fleurons de la Capitale, tout cela pour 15 jours de tennis par an, d'un complexe par ailleurs sous-utilisé autrement.

    Sauf que cela ne fait pas du tout rigoler Jean-François Martins, l'élu démocrate du Conseil de Paris ; il escompte donc bien déposer un voeu ferme (il ne dispose hélas de pas plus de pouvoir que cela) pour engager la Mairie de Paris à revenir sur ses vues.

    L'élu démocrate a un raisonnement imparable : 

    a) détruire une partie des Serres d'Auteuil revient à mettre en péril des collections inestimables. C'est ce que disent les opposants au projet ainsi que les Verts.

    b) mais, il y a un autre élément : si l'on veut réellement construire le Grand Paris de l'avenir, il faut admettre de commencer à délocaliser les centres de décision ainsi que les grands évènements. Il serait donc tout à fait pertinent d'envisager un déménagement de Roland Garros à Versailles, par exemple (proche du site actuel par l'A13), quitte à conserver une annexe dans Paris intra-muros.

    C'est aussi le raisonnement de Béatrice Lecouturier, élue locale du MoDem dans le XVIème.

    Je discutais, pendant le Congrès du MoDem avec Hervé, qui a longtemps été adjoint au maire dans le 16ème arrondissement. Il faisait valoir que Taittinger, ancien maire du 16ème, avait eu un mérite : il avait su protéger le 16ème des appétits immobiliers, tant ceux de l'ère Chirac, que ceux du premier septennat de Delanoë. Claude Goasguen n'a pas ce souci-là, et son opposition n'est que de pure façade. 

    Paradoxalement, observait Hervé, on peut penser ce que l'on veut de Jean Tibéri (et pour cause !!!), comme édile de la Ville de Paris, il a été l'un des maires les moins néfastes. Il a lancé quelques grands projets nécessaires, mais s'est abstenu de bouleverser la capitale.

    On a pu dire que Paris ronronnait, mais elle ronronnait bien tranquillement, et ses dépenses ne croissaient pas à vue d'oeil comme c'est le cas actuellement, alors que les impôts locaux flambent.

    En réalité, c'est le boom de l'immobilier qui a pu masquer la vacuité et la nocuité du programme socialiste à Paris : explosion des frais de personnel, dépenses somptuaires, travaux inutiles, et j'en passe. L'augmentation des droits de mutation masquaient l'explosion des dépenses. 

    Les prix continuent de grimper à Paris, mais en raison de la pénurie de logements. Il n'y a plus de dynamisme des échanges. Delanoë ne va donc pas pouvoir jouer de cette corde-là. C'est maintenant, une fois qu'il n'y a plus de réserves, que l'on va voir le vrai visage de la gestion socialiste : des impôts locaux qui vont exploser à leur tour pour couvrir des dépenses inutiles alors que les Parisiens souffrent de la crise et que leur pouvoir d'achat est en berne.

    Et pendant ce temps, faute de générer un véritable élan économique, Delanoë va brader Paris en le vendant par morceaux à des promoteurs ou aux puissances de l'argent, comme aime à utiliser ces termes François Bayrou. 

    Et quand il sera à court de liquidités, que croyez-vous qu'il fera ? Il profitera de la bonne santé financière dont il n'est nullement comptable pour emprunter et commencer alors à endetter les habitants...