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lundi, 05 mars 2018

Restrictions de circulation à venir à Paris selon la vignette Crit'air à partir de 2019

Il m'a fallu du temps pour parvenir à récupérer l'information, sans doute parce qu'elle n'est qu'annoncée et pas encore actée par un arrêté : à partir du premier semestre 2019 les automobiles avec une vignette crit'air 4 connaîtront les mêmes restrictions de circulation que les crit'air 5 aujourd'hui. Elles ne pourront plus rouler dans Paris du lundi au vendredi de 7h00 à 20h00. En 2022 il en ira de même pour les crit'air 3.

Anne Hidalgo l'a annoncé le 23 janvier dernier dans un entretien au journal Le Monde mais l'information n'a pas été reprise par d'autres médias. Cela faisait six mois que je cherchais un calendrier pour me faire une idée des projets de l'actuelle majorité. La fin du diesel est programmé pour 2024. L'objectif initial d'en finir en 2020 est donc repoussé dans le temps, ce qui devrait laisser plus de latitude aux Parisiens ou aux visiteurs venus d'ailleurs pour changer de véhicule.

A note que les automobiles électriques et les hybrides rechargeables bénéficient d'un stationnement résidentiel gratuit à Paris. 

En parcourant le site du ministère sur la vignette crit'air j'ai vu que le gouvernement ne faisait pas de distinctions entre les hybrides diesel et les hybrides essence. Une hybride diesel est donc considérée comme une hybride essence à Paris puisque la Mairie de Paris s'en tient à la classification actuellement en vigueur.

22:56 Publié dans écologie, Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : crit'air, circulation |  Facebook | | |

dimanche, 04 mars 2018

Coopérer avec les Comores ?

Je lis à intervalles réguliers les rapports des débats qui se tiennent en commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Il faut dire que cette commission spécifique comporte des figures : Marielle de Sarnez (qui la préside), Jean-Luc Mélenchon, Marine Le pen et Nicolas Dupont-Aignan pour en citer quelques éminentes. Les débats en sont d'autant plus vifs.

Le gouvernement français a décidé de signer une convention avec les Comores en matière pénale : ce n'est pas une décision facile à prendre. Les Comores ont des revendications sur Mayotte depuis toujours et n'ont jamais admis que les Mahorais choisissent la France. Ce voeu de Mayotte n'est d'ailleurs pas récent : dès le milieu du XIXème siècle, l'île avait fait allégeance à la France. Les Comores, malgré les référendums répétés et clairs de Mayotte ont réussi à faire condamner la présence de la France à Mayotte par l'ONU comme s'il s'agissait d'une occupation indue. 

Dans le même temps, il y a une pression migratoire de folie sur Mayotte : sur 265 000 habitants, 100 000 seulement sont Français. Tous les autres sont en situation irrégulière. 75% des femmes qui accouchent à Mamoudzou sont étrangères et souvent en situation irrégulière alors qu'une maternité fonctionne à Anjouan.

Dupont-Aignan propose donc d'y suspendre le droit du sol et voudrait conditionner l'aide apportée par la France aux Comores au contrôle de sa population. Marine Le pen, sans condamner le projet de convention, le rejette car elle y voit un mauvais signal. Elle dresse un portrait apocalyptique des migrants qui se déversent sur l'île, y voyant les vecteurs d'une double propagation : un islam rigoriste et arriéré et l'insécurité. Jean-Louis Mélenchon pense à l'inverse que les moyens pour accueillir les migrants en provenance des Comores doivent être augmentés afin qu'ils soient reçus dans des conditions salubres.

Voilà quelle était  la position exprimée par François Bayrou en 2007 :  suspendre le droit du sol à Mayotte. Plus d'immigrés que de locaux,  il est vrai que cela devient aberrant. Je me souviens qu'à l'époque, le Nouvel Obs avait hurlé au loup comme l'a toujours fait la gauche bobo. Quand on voit la situation actuelle on comprend oh combien Bayrou avait vu juste. Dans le rapport des débats, l'intervention de Mansour Karmadine est édifiante. Sans verser dans l'apocalyptisme façon Marine Le pen, force est de constater que les Mahorais sont submergés.

Cela dit, il faut aussi garder à l'esprit que les Mahorais ont aussi parfois des membres de leur famille chez les Comoriens et qu'ils souhaitent que ces derniers puissent venir librement. Mélenchon fait observer que si les Comoriens viennent pour des raisons sanitaires à Mayotte, en implantant dans le cadre de l'entraide une unité de soins à Anjouan avec des moyens ad hoc, la France limiterait peut-être l'immigration massive très mal vécue par les Mahorais.

Pour ma part, je fais ma propre synthèse de ces débats : oui à la convention pénale, oui à la suspension du droit du sol à Mayotte, et oui à l'installation d'une unité hospitalière de qualité à Anjouan dans la mesure où nos finances nous le permettent. Je récuse la politique de la terre brûlée menée par Madame Le pen : elle l'admet, elle vote contre le texte non pour ce qu'il est mais simplement pour marquer sa désapprobation de la politique menée par la France à Mayotte puisqu'elle y dénonce le laxisme migratoire. Pourtant, l'un des objets de la convention, c'est d'obtenir aussi la coopération des Comores pour pouvoir reconduire les illégaux à la frontière. La position de Marine Le pen est donc tout à fait contradictoire.

01:05 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : comores, mayotte |  Facebook | | |