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mardi, 01 décembre 2015

Agriculture biologique contre agriculture polluante

Le modèle économique de la très grosse ferme me laisse perplexe depuis plusieurs années. Je ne vois pas quel est l'intérêt de devoir s'endetter pour des centaines de milliers d'euros, ne jamais avoir de vacances et trimer du matin au soir et du soir au matin, tout ça pour finir le mois avec à peine un SMIC. C'est pourtant le lot commun de la plupart des agriculteurs.

En agriculture comme en urbanisme ou encore en administration du territoire, j'ai une défiance envers le "big is beautiful de longue date.

Si la grosse ferme engendre des coûts tels qu'elle ne permet pas à un agriculteur de vivre, pourquoi ne pas revenir à des exploitations familiales ? Évidemment, dans cette optique, pas question de se positionner sur le créneau des gros producteurs. Il faut chercher d'abord un label biologique et écologique : pas de saloperies de pesticides qui empoisonnent les eaux et provoquent des cancers, pas de saleté d'antibiotiques parmi les animaux qui créent des bactéries résistantes.

Ensuite, il ne faut pas s'engager seulement sur des critères environnementaux et sanitaires ; il faut viser l'éthique. Je pense à la souffrance animale. Il n'existe aucun label à l'heure actuel qui assure que les animaux soient bien traités. Le label rouge est ce qui offre le plus d'espace aux animaux d'élevage mais il ne faut pas se leurrer, cela reste dérisoire. Ne croyons pas non plus pouvoir nous fier aux déclarations des artisans-bouchers. Ils peuvent bien raconter tout ce qu'ils veulent à propos des veaux élevés sous les mamelles de leur mère, c'est du marketing. Un discours tout fait qui ne correspond absolument pas à la dureté des élevages.

Les crises sanitaires majeures vont se multiplier : l'alimentation biologique deviendra alors un refuge. Les Français finiront par accepter de payer davantage pour une nourriture de qualité. Ils y gagneront en termes de santé, surtout si ce changement s'accompagne d'une évolution des habitudes alimentaires : moins de viandes, plus de végétaux.

Je suppose qu'il faudrait calibrer un grand plan de conversion de l'agriculture. La France doit au minimum rester auto-suffisante. La demande venue des pays émergents est croissante mais pas forcément pour de l'alimentation biologique. Pour nos exportations, il faudra réfléchir à la possibilité d'une filière bio. Il pourrait être intéressant de la coupler avec des modes de transports à peu près propres et créer un label qui aurait vocation à être facilement identifiable et connu par les consommateurs.

Espérons que les conversions biologiques se multiplient !

 

07:36 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |

Commentaires

Si la ferme familiale engendre des coûts tels qu'elle ne permet pas à un agriculteur de vivre, pourquoi ne pas revenir à des exploitations plus grosses ?

Sur quelles données vous appuyez vous pour dire que le big est plus cher que le "familiales"?

Je n'apprécie pas plus que vous le big, mais c'est aux exploitants de faire le meilleur choix possible d'un point de vue économique, et aux consommateurs, par leurs achats, d'orienté ces choix dans le sens voulu.

Écrit par : fabien | mardi, 01 décembre 2015

@fabien
J'avais lu de la documentation mais il faut que je la retrouve.
Notez que les grosses exploitations coûtent des sommes faramineuses en subventions.
Sinon, vous avez tout à fait raison, c'est notre porte-monnaie qui nous donne le plus de pouvoir sur nos modes de consommation et la production qui y est reliée en arrière-plan...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 01 décembre 2015

Les commentaires sont fermés.