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mercredi, 27 août 2014

Espérons que Valls pourra gouverner.

J'ai suivi de loin les dernières péripéties de la sphère politique. C'est donc avec près de deux jours de retard que j'ai appris la démission puis la nomination d'un gouvernement Valls II.

Je crois que la France ne cesse de payer l'absence de stratégie de François Hollande. C'est son péché originel. Il n'avait de projet que sur la fiscalité, son but principal étant de taxer encore plus ceux qui l'étaient déjà. Pour le reste, il attendait la reprise comme nos ancêtres espéraient le retour de la pluie, au bon vouloir des dieux ou du climat. Et non seulement il était dépourvu d'idées, mais il s'est aussi présenté avec un discours très démagogique, qui perdure encore d'ailleurs dans la sphère gouvernementale, consistant à pointer du doigt les "riches" et à jurer leur spoliation.

Valls aura peut-être d'autres idées. J'aimerais me plonger dans son projet lors des primaires socialistes mais encore me faudrait-il le retrouver. Peut-être y repérerai-je quelques indices.

J'ai bien compris et entendu qu'il ne jure désormais plus que par les entreprises. Ne pas oublier que les entreprises sont des individus et donc cesser de leur taxer ce qu'ils gagnent à la sueur de leur front ou même ce qui leur échoit grâce à la prévoyance de leur parenté serait un bon signal.

Il faut aussi réduire la voilure dans la fonction publique, notamment territoriale et prendre quelques décisions pas si difficiles que cela dans quelques domaines. Réduire les déficits, c'est se donner les moyens de redéployer les investissements une fois nos comptes à l'équilibre.

J'espère que Valls trouvera une majorité pour faire passer ses principales mesures. J'espère aussi qu'il saura faire preuve de finesse, lâcher du lest ou au contraire se montrer ferme quand il le faut.

On ne peut évidemment que lui souhaiter de la réussite, d'autant qu'à entendre ce que dit et propose l'UMP à l'heure actuelle, je ne me vois vraiment pas propulser ce parti au pouvoir en 2017. J'ajoute que le silence de l'UDI et du MoDem est décevant.

Je ne redirai jamais assez à quel point la France a loupé le coche en 2012 en ne portant pas Bayrou au pouvoir. Son programme n'était pas tout à fait achevé, mais de tous les candidats, il était le seul à avoir une vision pour l'avenir et à porter des mesures sincèrement dépourvues de toute forme de démagogie.

 

20:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : valls |  Facebook | | |

Commentaires

C'est surtout en 2007 que la France a loupé le coche. Le Bayrou 2012 n'a pas été extraordinaire. Mais en 2007, la France voulait Bayrou. Peut-être que Bayrou s'est fait voler sa victoire, par les fameuses magouilles à la Bygmalion, à la Kadhafi et peut-être même d'autres méthodes que nous ne pouvons imaginer. Bayrou semble toujours avoir cette juste vision pour l'avenir, tout en sachant où se trouve l'essentiel. Malheureusement, les journalistes le piègent toujours un peu en lui demandant "Mais vous feriez quoi, vous ?". Autre problème, Bayrou n'a jamais réussi à montrer qu'il avait un dispositif, une équipe. Qui peut dire qui aurait été son 1er ministre s'il avait été élu en 2002, 2007 ou 2012 ? Quel aurait été son gouvernement ? Quelle aurait été sa majorité ? Il ne l'a jamais dit, et dans l'opinion, "quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup".

Écrit par : MaxF | mercredi, 27 août 2014

Pour ma part, je pense que Valls est sur la bonne voie.
Mais je crains, vu l'état du PS, qu'il ne soit pas en mesure d'imposer sa politique.

http://philippegibault.wordpress.com/2014/08/26/vers-une-future-dissolution/

Mais bon, le problème, ce n'est pas Valls, mais Hollande.

Écrit par : Phil | jeudi, 28 août 2014

pas convaincu par Valls du tout

http://leparisienliberal.blogspot.fr/2014/08/les-centristes-ont-raison-de-refuser-de.html

Écrit par : Le Parisien Libéral | jeudi, 28 août 2014

@ MaxF

"En 2007, la France voulait Bayrou". C'est tout de même gonflé d'écrire un truc pareil. Si en 2007 la France avait voulu Bayrou, elle l'aurait élu ! Personne n'a collé une mitraillette dans le dos des gens pour les faire voter contre leur gré, que je sache.

Incroyable, ce que l'idolâtrie peut faire écrire...

Écrit par : Ch. Romain | jeudi, 28 août 2014

"Je ne redirai jamais assez à quel point la France a loupé le coche en 2012 en ne portant pas Bayrou au pouvoir. Son programme n'était pas tout à fait achevé, mais de tous les candidats, il était le seul à avoir une vision pour l'avenir et à porter des mesures sincèrement dépourvues de toute forme de démagogie."
Personnellement je ne suis plus trop déçue de son échec. Je trouve François Bayrou parfaitement à sa place, "épanoui", comme maire de Pau. Il va certainement prouver la justesse de sa vision par les réussites obtenues dans sa ville dans plusieurs domaines. En particulier l'éducation qu'il place toujours en tête des actions prioritaires.
Dans quelques mois, il aura enfin la confiance de très nombreux français. Comme celle que détient actuellement Alain Juppé. Nous aurons alors de belles surprises... Sans doute des équipes plurielles.

Écrit par : Françoise Boulanger | jeudi, 28 août 2014

@ Ch. Romain
C'était il y a 7 ans, mais rappelez-vous les sondages. Quelques-uns ont placé Bayrou au second tour. Combien de voix Bayrou a réussi à obtenir au final ? "La France voulait Bayrou" ne veut pas dire qu'il allait se faire élire par un score de 99%. Ça veut dire qu'en 2007, il avait le vent en poupe (bonne image dans l'opinion, bon sondage, bonne campagne) et que s'il avait accédé au 2nd tour (exploit pour un centriste), il aurait probablement été élu. Pour ce qui est de l' "idolâtrie", je vous suggère de lire mon commentaire jusqu'au bout, je reste réaliste. Vous devez me confondre avec un sarkozyste.

Écrit par : MaxF | jeudi, 28 août 2014

@ MaxF

Les sondages et autres enquêtes doivent, vous en conviendrez, s'effacer devant le réel. Et le réel, cela ne vous aura pas échappé, c'est qu'en 2007 Bayrou est arrivé troisième derrière Sarkozy et Royal (ce qui, au passage, démontre que sa campagne n'était pas si bonne que cela). Dès lors, toute considération du type "Il avait de bons sondages" est d'une parfaite inutilité - sauf pour qui voudrait en tirer une étude sur la fiabilité ou la non-fiabilité des sondages. En 2007, "La France" ne voulait pas particulièrement de Bayrou, et elle l'a montré. Fin du débat.

Sinon, pour ce qui concerne les chiffres de popularité, j'ai déjà expliqué à différentes reprises, ici comme ailleurs, qu'il ne faut pas confondre cote de popularité et pronostic électoral. Je vous refais la démonstration vite fait :

Supposons que X ait 40% de bonnes opinions concentrées à droite, Z 40% de bonnes opinions concentrées à gauche, et Y 30% de bonnes opinions à droite et 30% de bonnes opinions à gauche.

Alors, Y écrasera les deux autres avec ses 60% de bonnes opinions là où X et Z n'auront chacun que 40%. Et pourtant, ce sont X et Z qui seront au second tour, avec chacun 40% des voix.

Peut-être que ça vous rappellera quelque chose ? ;-)

Écrit par : Ch. Romain | vendredi, 29 août 2014

Alors Francoise, plus de lien Picasso chez toi? Rhooo... :p

Écrit par : Martine | vendredi, 29 août 2014

@L'héré,
Sinon, ce canard n'était pas celle qui lui déconseillait d'etre candidat à Pau, après son échec? Enfin bon bref, je la laisse bien volontiers, jouer les Monte-Bourgeoises, ou l'inverse? Allez donc essayer de comprendre ;o)).

Écrit par : Martine | vendredi, 29 août 2014

@Francoise,
"Donner avant de demander", Qu'as-tu donné, exactement sur le web ou ailleurs, sans réclamer?
A vrai dire, je ne t'ai jamais connue que comme demandeuse et réclameuse...Dslée.

Écrit par : Martine | vendredi, 29 août 2014

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