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  • Le très mauvais conseil de Goasguen à NKM

    Claude Goasguen fait partie de cette droite parisienne qui s'est montrée incapable de reconquérir Paris depuis 2001. Et je ne m'en étonne pas quand j'écoute les raisonnements de l'individu : il suggère à Nathalie Kosciusko-Morizet de "nationaliser" l'élection municipale parisienne sous prétexte que les résultats de l'actuel gouvernement socialiste ne sont pas fameux.

    Surtout pas malheureux ! 

    En voilà un qui ne comprend rien à rien. L'électorat parisien n'est pas comparable aux autres, primo, et, secundo, les problématiques de la ville ne sont qu'en partie celles du pays.

    Tout au contraire, la campagne doit être locale. La vraie difficulté, c'est de trouver le moyen de proposer un projet aux Parisiens sans se montrer à la remorque d'Anne Hidalgo. Il faut éviter à tout prix le Delanoëlike, et ça, ce n'est pas simple.

    Il se dit qu'à droite on enterre déjà NKM. Pourtant, si l'on considère les sondages, elle a régulièrement progressé depuis son annonce de candidature et elle est sur un score final qui est le meilleur à droite, à Paris, depuis bien longtemps. Je ne sais pas si elle parviendra à l'emporter, mais elle aura tout de même remis en selle la droite dans la capitale, en dépit de ses baronnets et des chausse-trappe.

    Vaincre Hidalgo est une vraie gageure. Elle est bien implantée et confortée par l'exercice du pouvoir. Elle connaît évidemment bien sa ville. Ses principales failles, ce sont ses promesses et le renchérissement incessant du coût de la vie à Paris. La schizophrénie socialiste est aussi une aide précieuse : taper sur les riches et se faire élire par les bobos. La pathologie trouve toutefois ses limites : j'ai eu la surprise de voir des électeurs/électrices de gauche commencer à s'enquérir du parcours et des propositions de candidats UMP. Ils/elles escomptaient voter MoDem, voire Alternative, à l'origine, par mécontentement envers la gauche, mais faute de listes indépendantes au centre, les voilà à considérer ce qui se dit à droite. 

    Je parle de personnes qui n'ont JAMAIS voté à droite.

    La personnalité de NKM joue aussi beaucoup. J'ai eu un échange récemment avec une blogueuse fameuse qui la considérait d'un bon oeil, bien que ne prisant guère l'UMP. Quelque chose d'imprévu et d'imprévisible.

    En somme, tout n'est pas perdu. Si je comprends bien que NKM doit soigner sa droite, qu'elle songe aussi au centre. A Paris, c'est Marielle de Sarnez qui l'incarne. Je pense que NKM a très intérêt à l'associer ainsi que le MoDem, car l'électorat auquel je fais allusion un peu plus haut dans le billet y est sensible. De ce point de vue, ce n'est pas forcément une très riche idée que de n'avoir proposé à aucun MoDem une tête de liste. Non qu'il s'agisse de se battre pour des sièges d'élus, mais plutôt qu'il sera plus difficile d'argumenter pour montrer que le rassemblement voulu par NKM va bien au-delà de la droite et que les adversaires d'hier y participent.

  • Femen-Dieudonné : aucune commune mesure.

    Je viens de lire la dernière note du Parisien Libéral : il s'étonne de ce qu'un ministre réagisse aux propos de Dieudonné mais ne dise rien des sacrilèges commis par les Femen.

    Alors moi, je dis stop, et tout de suite : il faut arrêter de placer sur le même plan quelques hystériques certes ridicules mais bien peu nocives et des salopards qui font l'apologie d'une idéologie qui a fait des dizaines de millions de victimes tout en ayant ruiné (entre autres) l'Europe entière.

    Les Femens sont tout justes bonnes à faire se pâmer quelques bobos. Elles méritent une condamnation pénale pour leurs cochonneries dans les églises. Mais cela s'arrête là et ridicule serait un chef d'État ou un ministre qui prendrait la peine de réagir à leurs provocations tendance rive gauche.

    Pour ce connard de Dieudonné et toute sa horde de sbires anti-systèmes (mais dont certains gagnent quand même des dizaines de millions aux frais de la princesse) il en va autrement.

    Les Femens sont des idiotes, mais c'est tout. Dieudonné et ses quenellards sont des ordures. Rien de comparable. Cela dit, je concède qu'une action de la société civile sera certainement plus efficace qu'une loi ou un décret. Il n'en faut pas moins laisser croire à cette enflure et à tous ceux qui l'imitent qu'on peut célébrer les chambres à gaz sans risquer la moindre mesure de rétorsion.

    Il est donc tout à fait normal de lui savonner la planche autant que possible, en espérant qu'il se brise tous les os en glissant dessus.

    Ce type a bouffé à tous les râteliers. Tantôt d'extrême-gauche, tantôt aux côtés des écolos, comme en 1999 à Dreux contre le FN, tantôt copain avec les Islamistes, puis avec le FN, rien ne le rebute. Tout ça après avoir fait équipe avec un humoriste juif pendant des années puis avoir été produit jusqu'à il y a quelques mois encore par une productrice sépharade (elle est vraiment foldingo, celle...enfin...il paraît qu'Hitler aussi avait "son" juif...).

    L'obséquiosité d'Alain Soral (pseudo-intellectuel, mais bien d'extrême-droite radicale, en revanche) à son égard est pathétique tant elle participe d'un intérêt bien compris. Soral sans Dieudonné n'est rien. Si, pardon : une sous-merde à laquelle personne ne porte intérêt. Il n'existe que par Dieudonné et la femme de ce dernier qui le méprise à peu près autant que son groupuscule, Égalité et Réconcilitation, le sait bien.

    Revenons à notre sujet initial : les Femen, ce n'est rien. Du pipi de chat (ça tombe bien, elles aiment uriner). Quelques amendes pour dégradations de biens et troubles à l'ordre public dans des édifices religieux devraient avoir raison assez vite de leurs velléités.

    Pour Dieudonné, c'est autre chose, il va falloir du lourd. Il faut dénoncer inlassablement ce qu'il est et bien faire comprendre que bien loin d'être un anti-système, ses potes (Nasri, Anelka, Parker, Sakho) en profitent à plein. Quant à son discours sur la colonialisme, tous ceux qui se positionnent sur ce créneau depuis bien plus longtemps que lui ne veulent plus avoir affaire avec lui. C'est un pestiféré, même parmi les siens.