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  • Il faudrait cesser de cibler les enfants de Sarkozy...

    Il y a un truc qui m'agace dans cette campagne, c'est la propension à sous-entendre que Sarkozy utilise sa famille pour se promouvoir, voire à attaquer la dite famille. Je n'aime pas ça.

    J'apprécie Phil, blogueur démocrate de Malakoff, mais je juge qu'il fait un très mauvais procès en comparant son jeune fils Louis à la racaille qui fait le mariole à Couslore parce qu'il se croit tout puissant.

    Dans un cas on a des profiteurs du système, j'ai nommé les parents de la racaille, qui viennent défendre leur progéniture (à 18 ans, ce sera trop tard pour lui coller la gifle monumentale dans la gueule qu'il aurait dû prendre), de l'autre, on a un père qui vient présenter ses excuses à la policière visée par une tomate. On a tous fait des conneries et j'en ai fait des pires que ça, perso. La bêtise du jeune Louis Sarkozy est une bêtise isolée. Rien à voir avec la racaille de Cousolre qui veut faire la loi là-bas en dépit des mises en garde de Maurice Boisart le maire de la commune concernée. On devine bien qu'il y a trop de gauchistes libertaires dans la magistrature : il est inerdit d'interdire, mais...à la racaille seulement. Bref, très mauvaise comparaison, et très mauvaise idée de parler d'enfant tyran pour le fils du président.

    Pas mieux du côté de la la Comète, mais là, c'est normal, le taulier est socialo. Il sous-entend que Sarkozy et Carla diffuseraient sciemment des photos de leur petite Giulia. En fait, les photos ont été prises par des paparazzi belges et mises en ligne, alors que Carla revenait d'un cabinet pédiatrique avec sa petite, et du coup, Voici s'est précipité sur l'aubaine. Sauf qu'entre-temps, elles ont été retirées (ça a dû ruer dans les brancards à l'Élysée). D'ailleurs, le titre de Voici est 100% fallacieux, on ne voit absolument pas le visage de Giulia, contrairement à ce qu'il laisse entendre. A l'évidence, le taulier fait un pur procès d'intention à Sarkozy et son titre ne vaut pas mieux que celui de Voici.

    Bref, attaquons Sarkozy sur son programme, sur ses échecs, mais, svp, pas sur sa famille...

  • Corps intermédiaires

    Il y avait, le 2 mars dernier, sur le site du quotidien Le Monde, un article intéressant sur les corps intermédiaires. Qu'est-ce que sont les corps intermédiaires ? La définition de François Hollande me semble juste lorsqu'il répond : «Ça veut dire quoi les corps intermédiaires ? Ca veut dire tout simplement les citoyens qui s'organisent. Vous êtes de ce point de vue un corps intermédiaire.» Hollande a ensuite associé les corps intermédiaires  aux associations, mouvements mutualistes, collectivités locales, syndicats, organisations professionnelles et quelques autres encore.

    On peut court-circuiter les corps intermédiaires de deux manières : par le sommet de la hiérarchie en prenant des décisions au plus haut sommet de l'État (par exemple l'Élysée) sans l'aval ni l'avis des corps concernés ou, au contraire, par la base en appelant le peuple à s'exprimer (procédure référendaire).

    Dans son esprit des lois, Montesquieu a toujours craint que ce soit le sommet plutôt que la base qui ne respecte pas les corps intermédiaires.

    Il est dangereux de montrer du doigt les corps intermédiaires au motif d'un déni de démocratie. Mais il n'est pas moins nocif de leur confier l'exclusivité du pouvoir.

    En ce sens, je trouve que Bayrou réalise une synthèse harmonieuse des relations qui doivent s'établir entre ces corps, le peuple, et les dirigeants.

    Bayrou est assez favorable au principe référendaire, mais seulement quand il concerne la nation dans son ensemble : comme lorsque les François doivent choisir d'avaliser un traité européen, par exemple.

    Vouloir désigner à la vindicte populaire une catégorie de la population sur une décision qui ne concerne que cette catégorie, c'est certainement une faute politique. C'est pourtant ce qu'avalise Nicolas Sarkozy contre les chômeurs.

    Je n'aime pas trop le principe d'un référendum sur l'immigration, d'une part parce qu'elle revient à demander son avis à la population d'une manière négative et d'autre part parce qu'il suffit d'être clair, sur ce point, sur le programme qu'il entend défendre. C'est son droit de refuser de régulariser des étrangers en situation irrégulière, qu'il fasse figurer cette proposition dans son programme. Attention aux situations humaines et au désespoir qu'une telle décision appliquée sans discernement engendrerait ensuite.

    Je me souviens encore de ce jeune garçon du Caucase, lauréat d'un concours d'orthographe, qui s'est jeté par une fenêtre pour échapper à la police.

    Mieux vaudrait fixer des conditions d'intégration de régularisation et de naturalisation fermes et imprescriptibles en laissant la gauche piailler au nationalisme puisqu'on la sait fondamentalement laxiste sur le sujet.

    Dans tous les cas de figure, un appel au peuple ne me paraît pas censé sur un tel sujet.