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samedi, 18 février 2012

Made in Greece ? Introuvable !

Je me demandais avant-hier comment aider la Grèce, et puis, bien réfléchi, je me suis décidé à appliquer la méthode Bayrou à l'économie grecque. Le raisonnement est simple : acheter grec pour favoriser la relance de l'économie grecque. Le problème, c'est qu'à part les olives, et encore, le made in Greece, c'est quasiment introuvable en France.

J'ai bien trouvé un site, le panier grec, qui importe de Grèce, mais c'est essentiellement de l'alimentation et quelques pièces d'artisanat faites main. Mais pour le reste, nada, rien, la Grèce n'a pas d'industrie.

La recette Bayrou, en fait, pour qu'elle fonctionne, suppose la rencontre de «consommacteurs» informés d'un côté et d'une offre abondante et performante de l'autre.

Ce n'est déjà pas joyeux en France puisque notre industrie se rétracte et que nous peinons à obtenir une information correcte sur ce que l'on fabrique chez nous, mais pour réussir à trouver ce qui est fabriqué en Grèce et produit chez nous, là, c'est la croix et la bannière.

J'ai tout de même cherché une liste d'entreprises grecques, dans l'espoir de prêter, à mon niveau, mon concours à la malheureuse Grèce et là, c'est la berezina. Franchement, je ne vois pas ce que je pourrais acheter.

Ah si, peut-être de l'essence, puisque c'est en raffinage, apparemment, que la Grèce exporte le plus chez nous. Mais cela demeure, j'imagine, marginal, au regard de notre consommation. Je ne me vois pas acheter de l'aluminium (pour quoi faire ?) ni des préparations pharmaceutiques.

Dans l'état actuel de la Grèce, mis à part venir y passer mes vacances pour faire tourner le secteur touristique, je ne vois pas quoi faire d'autre...

Ne finissons pas sur cette note entièrement pessimiste : les Grecs essaient malgré tout de s'organiser et j'ai tout de même trouvé un site made in Greece sur lequel la diversité de l'inventivité des jeunes entreprises grecques s'exprime. Le site permet d'entrer en contact direct avec ces dernières y compris pour créer des filières d'importation.

16:38 Publié dans Economie, International | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : grèce | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je ne pense pas qu'il soit réellement nécessaire de rechercher les produits grecques La seul notion de produit importé devrait suffire, il y a de grande chance d"avoir fait travailler une flotte grecque.
Encore faudrait-il que celles-ci payent leurs impôts.....

Écrit par : Jacques Berthe | samedi, 18 février 2012

Jacques, si vous saviez...Ce milieu une vraie tour de Babel avec de surcroit emplois plus que précaires. Sauf pour le "commandement".
Pas étonnant qu'en situation difficile, cela tourne tourne mal.

Écrit par : Martine | samedi, 18 février 2012

En situation de grand stress, seule la langue maternelle est réellement audible et encore^^^.
Bon je sors, je disgresse...

Écrit par : Martine | samedi, 18 février 2012

Il y a au départ du drame grec, une énorme erreur de l'Europe, celle de n'avoir pas laissé la BCE prêter directement à l'Etat à un taux de 1% comme elle peut le faire pour les autres banques.. On a étouffé les possibilités pour elle de s'en sortir. J'espère qu'en France, on saura éviter de reproduire cette dramaturgie : plan de rigueur, austérité, dépression, creusement de la dette, retour au moyen age social..

Écrit par : David | samedi, 18 février 2012

@Jacques,
Je repasse avant de ressortir, pour livrer une anecdote de ma vie quand nouvellement débarquée aux US, on m'a proposé de participer à un match de baseball.
Sport, complètement inconnu pour moi,le seul dans mes souvenirs d'enfance s'y approchant étant le cricket (j'avais accepté car je sentais bien que cela était important pour certaines personnes que j'y participe.)
Alors, j'avais bien compris qu'il s'agissait de renvoyer la balle, la batte en main, mais lorsque les supporters de l'équipe se sont levés en hurlant "run, run, run, run"! Bah, ils m'ont perturbée plus qu'aidée (m'ont tétanisée sur place)...N'ai fait que trois bases. :(
@+

Écrit par : Martine | samedi, 18 février 2012

La principale industrie grecque c est le tourisme... Il faut donc y aller ...

Écrit par : Polluxe | dimanche, 19 février 2012

Acheter des produits grecs à une grosse société tournée vers l'exportation, dont les profits sont entreposés dans un compte en Suisse ne servirait à rien. N'oubliez pas qu'il y a des millionnaires (armateurs) Grecs qui s'en tirent très bien.
Mes amis grecs me disent: "aujourd'hui, nous sommes les cobayes, demain viendra votre tour." Et ils me disent que la meilleur façon de les soutenir, c'est de contester chacun dans son pays les mesures d'austérité, car elles sont les mêmes partout en Europe.
Aller en Grèce, c'est bien, à condition de loger chez l'habitant (chambres et studios à louer). C'est un pays fantastique et les gens sont généralement très accueillants.

Écrit par : catherine | jeudi, 23 février 2012

@catherine
Oui, j'y suis allé deux fois. Et une fois en Crète. J'aimerais les aider concrètement, pas seulement en paroles. C'est pour cela que je cherche ce qui pourrait contribuer à leur redressement économique.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 23 février 2012

Étant ingénieur grec expatrié, je peux vous confirmer que vous voyez là les effets de la désindustrialisation des années 90. Lorsque j'ai été diplômé vers la fin des années 80, il y avait en Grèce des usines de L'Oréal, Colgate-Palmolive et autres grandes marques de la pharmacie et du cosmétique qui exportaient vers l'Europe de l'Est et le Moyen Orient. 20 ans plus tard, la quasi-totalité de ces usines est partie en Bulgarie et Turquie aux mains d'œuvre beaucoup moins chers. Je ne blâme pas les multinationales, leur rôle n'est pas caritatif, mais les pouvoirs publics, en Grèce et en UE, qui n'ont pas pu donner à ces usines les motivations financières de rester en Grèce. Et je crains le même pour le futur de la France. Pourtant ce n'est pas une fatalité, si les grecs avaient élu quelqu'un comme Bayrou il y a 20 ans, peut-être on n'en serait pas là aujourd'hui.
Aujourd'hui en effet la Grèce doit jouer la carte agricole de la qualité et là elle reste compétitive. Une bonne huile d'olive grecque par exemple, est largement meilleure aux huiles italiennes, pourtant vendues plus cher. Et essayer de miser sur le soleil et les énergies renouvelables. Je connais des universitaires qui font en Grèce des superbes recherches sur le photovoltaïque mais ils manquent de partenariats industriels pour le développement.

Écrit par : Ioannis | samedi, 25 février 2012

C'est comique parce que quand je cherche à importer de France, je trouve essentiellement des andouillettes et du fromage... Prendre conscience de cet état de fait serait un premier pas.

Écrit par : Pas convaincu | dimanche, 26 février 2012

@Pas convaincu,
Dslée pour vous, pour certains sujets mieux d'interpeler les FB^^^ ou FS et cie (trop d'honneur que je leur fait en les citant), ou encore QD/DV ou encore CL et j'en passe... Et non pas LE, mais les autres en mal identitaire^^^ dirons-nous par gentillesse...

Écrit par : Martine | lundi, 27 février 2012

Afin de créer assez d’articles uniques pour procurer à mes sites internet un contenu textuel optimisé et de grande qualité, je me force à la rédaction régulière de communiqués découpées.,

Écrit par : mutuelle sant‚ | mardi, 06 mars 2012

@mutuelle sant
tu fais chier connard !

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 07 mars 2012

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