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samedi, 04 février 2012

Bayrou : un nouvel espoir pour l'éducation

J'ai assisté au forum sur l'éducation organisé par François Bayrou et j'avoue que j'ai été subjugué. Le Bayrou de 2012 surpasse celui de 2006, celui-là même qui m'avait fait adhérer à l'UDF. Pas une proposition avec laquelle je ne sois pas d'accord. Bayrou a conclu la journée par 30 propositions : elles me conviennent toutes, mais j'ai choisi d'en sélectionner quelques unes qui me paraissent particulièrement pertinentes.

a) halte à la réformite

Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.

b) les professeurs vont pouvoir respirer : enfin un candidat qui ne rêve pas de réformer leur statut

Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.

Allez, pour rigoler : militant socialiste qui serait enseignant, essaie de demander à Vincent Peillon ou François Hollande s'ils comptent toucher à ton statut : courage, et reviens-me voir si tu as une réponse, c'est à dire sans doute dans très longtemps, ou, quand ton statut aura été réformé si jamais le ciel t'est tombé sur la tête et que la candidat UMP ou celui du PS est élu...

La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40% de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai.

c) tiens, un bon coup de torchon dans la paperasse et la technostructure administrative

Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !

d) Exit le mariage monstrueux de la pédagogie et de l'idéologie

La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques.

e) Alliance des sciences et des humanités

Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.

Si Bayrou devient président, c'est le bac vers lequel, pour ma part, j'essaierai d'orienter mes propres enfants.

f) en finir avec la violence à l'école

Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.

Toutes les propositions de Bayrou, une nouvelle fois, m'ont séduit. J'invite d'ailleurs les enseignants qui me lisent à en prendre connaissance. Il n'est pas possible, s'ils sont objectifs, qu'ils n'apportent pas leur suffrage à Bayrou, après en avoir pris connaissance. Pour ce que je connais du monde enseignant, il est vraiment le seul à vraiment épouser leurs inquiétudes et y répondre de manière franche et claire.

J'ajoute qu'il a été beaucoup question du handicap dans les tables rondes et que Bayrou en a parlé à plusieurs reprises. le handicap fera toutefois l'objet d'un forum spécifique.

18:41 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : bayrou, éducation |  Facebook | | |

Commentaires

Bravo Bayrou, et merci

j'en ai pleuré d'entendre ce discours, tant il est proche de ce que j'attends depuis si longtemps.

Fille d'instit, morte d'un cancer un 4 juillet, juste après la fin des classes,pas un jour elle n'a jeté l'éponge, jusqu'au bout elle a tenu bon.

grâce à elle, j'ai investi 20 ans de ma vie en tant que parent d'élève déléguée, de la maternelle au lycée, au plus près des profs et des élèves, du conseil d'école au CA du lycée..

J'ai vu en 23 ans , l'Ecole se dégrader, les enfants à la dérive, les profs à bout, et personne pour y remédier.

Bayrou aime l'Ecole comme je l'aime, il veut redonner sa noblesse à l'Instruction( le mot Education , je ne le trouve pas approprié),et un avenir à nos enfants..et je le remercie de tout coeur.

j'ai pleuré aussi en pensant aux dégats des pédagogos Meirieu et sa clique, Julliard, l'apparatchick , qui se targue de faire un programme pour Hollande. s'ils accèdent au pouvoir, ce sera l'euthanasie de l' Ecole assurée..je le pense clairement.

Écrit par : juju41 | samedi, 04 février 2012

Point e)
Complètement d'accord, mon dernier va vivre ce choix cruel bientot...
Il ne fut pas puni pour avoir oublié sa calculatrice, car il répondait juste avant ceux qui en étaient nantis^^^.
Sa prof de Maths n'a de cesse de me le signaler.
De meme, sa prof de Francais impressionnée par son expression écrite.
Et encore, veut choisir en option de seconde arts plastiques, parce que cela l'intéresse, et il faut avouer qu'il est plutot doué.
Voyez un peu les migraines qui m'attendent^^^.

Écrit par : Martine | samedi, 04 février 2012

la gauche et ses pédagos , ont fait de l'Ecole une ruine, sarkozy, l'a massacrée.

le pédantisme de gauche, son parler EdNat " reférent rebondissant, apprenants", etc.; une vraie calamité.;

l'enfant roi , le laisser aller, le laxisme , ont rendu le métier d'enseignant , un vrai calvaire..

si mes enfants s'en sont sortis c'est parce que j'ai mis un point d"honneur à leur donner ce que l'Ecole ne leur apprenait plus, l'amour de la lecture,le plaisir du débat, de la recherche .

bizarrement les seuls qui s'en sortent dans cette école en vrille, ce sont les enfants de profs, ou ceux de gens investis , pas forcément riches mais soucieux de l'avenir de leurs enfants.. et c'est ça que la gauche a réussi à faire, casser l'ascenseur social, des enfants qui n'avaient pas la chance, d'appartenir à ce sérail bobo gaucho intello...la droite elle c'est la discrimination, haro sur les pauvres, les lycées poubelles..

pour redonner une chance aux enfants perdus, il faut une instruction stricte, des règles définies, leur rendre la possibilité de s'exprimer en pratiquant la langue, au lieu de finir dans la violence par manque de mots pour exprimer leur mal être.je les assez cotoyé pour connaitre l'insondable fureur qui les anime , lorsqu'ils ne comprennent pas ce qu'on leur dit.. comment penser les sortir du trou, sans leur donner la dignité, l'envie, et l'espoir?

Écrit par : juju41 | samedi, 04 février 2012

Un frisson a parcouru le parterre de profs, puis un autre. Du grand Bayrou pour un enjeu crucial de la période que nous vivons.

Écrit par : Hervé Torchet | samedi, 04 février 2012

f) Tout à fait en harmonie.
Tout comme: "Il faut lacher les basques aux profs". :)

Écrit par : Martine | samedi, 04 février 2012

Et voui, les enfants ont besoin de cadre du style:" une main de fer dans un gant de velour, d'amour."
Ils ont besoin aussi d'apprendre les codes qui ouvrent les portes.
Le tout pour se construire.

Écrit par : Martine | samedi, 04 février 2012

Et vos enfants n'auront pas leur mot à dire dans le choix de leur bac ?

Écrit par : Mazzhe | samedi, 04 février 2012

Pinaise...Ai fait un max de: fts d' rthgrph ! ;o))

Écrit par : Martine | samedi, 04 février 2012

Je ne pouvais pas être là mais le regrette triplement : pour le discours / les tables rondes, pour vous autres heureux participants, et pour ce que ça devait être, à en juger par l'expression juste, fière et affirmative de Martine. Waoh !

Écrit par : FrédéricLN | samedi, 04 février 2012

@FredLN,
Pierre d'A, était présent...
Ne doute pas qu'il ne sache vous instruire d'un compte-rendu.

Écrit par : Martine | samedi, 04 février 2012

@Mazzhe
Ben non. Chez moi, c'est la dictature. J'ai toujours eu un faible pour les tyrannies et le despotisme en général.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 04 février 2012

Je suis jaloux
Loin de Paris impossible de participer
Mais bon il y a internet .....
Superbe perspective pour notre système éducatif. Seul devant mon écran j'applaudissait. Des propositions simples, de bon sens. Aucune accusation, un objectif faire mieux avec ce que nous avons. Nous avons le potentiel à nous enseignants, parents, élèves avec ces trente propositions d'avancer vers un objectif commun.
Sur les commentaires qui précèdent je reprends pour mien celui de juju41 : "l'enfant roi , le laisser aller, le laxisme , ont rendu le métier d'enseignant , un vrai calvaire.."

Écrit par : Jacques Berthe | dimanche, 05 février 2012

merci à BMFTV d'avoir retransmis tout ce discours ... moi qui faisais classe ce samedi matin j'ai ainsi pu être un peu dans ce grand moment... la vision de Bayrou est fort en adéquation avec mes expériences et réflexions et avec celles de beaucoup de mes collègues. L'ensemble prend parfois un petit côté 'retour en arrière'mais Bayrou a peut-être ce courage nécessaire pour arrêter la fuite dans le vide.. et d'autre part il n'est pas fermé à toute expérimentation pourvu qu'elle soit réellement évaluée par ses résultats!
Maintenant ce beau rêve du 4 février,il faut tout faire pour qu'il se réalise à la fois en portant Bayrou aux responsabilités mais aussi en mettant au centre de nos établissement la PERSONNE (prof, enfant, parent)non pas en parole mais en acte..
et pour finir j'applaudis au retour de la classe A'(lettres maths) mais je crois aussi qu'il faut aider les jeunes à choisir LEUR voix en faisant de toutes les filières des parcours d'excellence!

Écrit par : papy 5951 | dimanche, 05 février 2012

@Papy
je pense que ce sera plus que la classe A' car il pense certainement à un programme de maths, pour cette filière, du même niveau que celui de la S.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 05 février 2012

Je ne sais pas si c'est un ''billet objectif'' ou une ''hérésie économique'' de plus... J'hésite...

Bayrou?, sans blague... :-)

Écrit par : bembelly | dimanche, 05 février 2012

Salut l'Hérétique,

Hier après-midi, quasiment à chaud après avoir écouté FB sur BFMTV, j'ai également repris quelques unes des propositions.
J'ai trouvé le discours d'une profondeur et tellement plein de bon sens !
Si ces propositions sont mises en oeuvre dans les prochaines années, on devrait pouvoir faire sortir l'Enseignement de l'impasse dans laquelle il se trouve depuis une 20ne d'années...

Bon dimanche enneigé en Sarthe...

JF

Écrit par : Breizhmaine | dimanche, 05 février 2012

Quand on pense que le Ministre de l'Education actuel, n'a jamais mis le pied dans une école un collège ou un lycée public en tant que prof ou parent,(ses enfants sont en école privée) je me dis que BAYROU a un boulevard devant lui en s'adressant comme il l'a fait avec ses 30 propositions pour remettre l'instruction au centre de son programme présidentielle.
Dans 4 jours le PS va reprendre à sa sauce les idées de Bayrou et ça, ça ne fait aucun doute, ils n'ont pas d'idées ni de programme cohérent mais savent TOUS taper sur Bayrou qui lui a du bons sens ! Votez Bayrou.

Écrit par : Gilou | dimanche, 05 février 2012

Mes enfants qui ont fait bac S, Médecine ensuite, mais qui sont des boulimiques de livres auraient adoré être dans cette terminale d'excellence mêlant le littéraire au scientifique. Très chouette idée!

Écrit par : alouette | dimanche, 05 février 2012

"réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique."

1. rien n’empêche un bac S de prendre des options littéraires
2. l'excellence se décrète ?

Écrit par : Le Parisien Liberal | lundi, 06 février 2012

Le nombre d'options est limité vous le savez bien.
Sinon pour un enseignement à la carte,il y a toujours l'option d'un précepteur ou plusieurs...

Écrit par : Martine | lundi, 06 février 2012

Remarque très pertinente:
"La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats."
Combien il est injuste que les enfants dont les parents ne peuvent pas avoir de recul sur les programmes subissent cette idéologie à la noix. Pour ma part (je suis enseignante) et j'ai fait (toute seule dasn mon coin pour ma fille) le choix de la tradition, càd des méthodes éprouvées depuis des générations: le Boscher en lecture en CP (qu'il ne fallait surtout pas montrer à l'institutrice), le Bled pour l'orthographe, plus tard le Lagarde et Michard pour le français (et non bassiner des jeunes avec des textes désespérants sur le chômage ou le progrès technique...). Puis en terminale (j'ai eu plus de mal je n'ai pas fait de maths après le bac) : les programmes en sciences ont beaucoup évolué, je ne me suis pas immiscée mais j'ai enseigné à ma fille des choses essentielles que moi-même j'avais appris (en particulier l'utilisation des quantificateurs qui me semblent importants pour formuler des phrases mathématiques, et donc un raisonnement mathématique qui se tient, vérifier la rigueur du raisonnement,être très à cheval là dessus)(un collègue en maths m'a dit que l'inspection déconseillait d'usage des quantificateurs car "les pauvres enfants c'est trop compliqué"). Résultat : Bac S mention TB félicitations du jury. Pour le second j'ai eu moins de temps. Il est en 3° avec d'excellentes notes...mais je me suis aperçue qu'il ne connaît pas Louis XI, il n'en a jamais entendu parler. Vérification faite, le plus jeune (CM1) non plus : chaque année ils font la préhistoire en Histoire...
Bref, ceux qui n'ont pas le temps ou le bagage intellectuel pour compenser le poids des réformes diverses et variées sont pénalisés.

Écrit par : azerty | mardi, 07 février 2012

Pour faire suite à tous les commentaires, en particulier celui d’Azerty, et à ton excellent billet, L’hérétique, je voudrais apporter d’autres réflexions, puisque malheureusement absente au forum (le ticket de métro me revient minimum à 100 euros à chaque fois…) :
Lorsque Bayrou dit :"Je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : car le clavier avec lequel désormais toute personne vit, ce n'est pas global, c'est lettre par lettre et donc, c'est mon opinion, je ne veux pas l'imposer, mais je veux rappeler que, du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, il me paraît y avoir une démarche qui devrait être désormais indiscutable."

Il me semble qu'avec le clavier, nous avons justement une preuve du danger de la lecture globale. Par exemple, lorsque vous commencez un mot sur votre téléphone, il vous propose souvent le mot que vous voulez écrire mais quelquefois vous vous faites piéger parce que le mot que vous avez "accepté" à la va vite a le même "aspect" que l'original, le même nombre de lettre en particulier.
Les enfants qui n'apprennent que par la lecture globale ont ensuite beaucoup plus de mal à discerner l’intérieur des mots entre eux.

Par ailleurs, l’utilisation du clavier sur Internet est un très bon outil de rééducation pour les dyslexiques qui doivent se concentrer sur la position de chaque lettre. S’ils ne le font pas, ils ont une sanction immédiate, qui est tout simplement la non-reconnaissance de leur requête : "à mauvaise question, mauvaise réponse". C’est une démonstration implacable et donc formidable pour tous.

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 07 février 2012

Quant aux 13ème et 14ème points, dans lesquels François Bayrou propose :
"- Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu'il maîtrise la lecture et l'écriture. S'il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l'écrit car le but n'est pas d'exclure, mais d'intégrer les élèves qui autrement seront perdus tout au long de leur scolarité.
et
- Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d'élèves par classe en fonction, non pas de normes, mais de la réalité de la classe. À classe difficile petit nombre d'élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d'élèves."

Je voudrais signaler que l'un des intervenants de ce forum a proposé lui quelque chose de bien plus révolutionnaire que la classe plus ou moins dense : Il a eu « l'idée d'UN SEUL LIEU POUR RASSEMBLER TOUS LES ENFANTS » !!!
J’ai toujours eu le même projet, tant je trouve ce concept bien plus proche de la réalité quotidienne, c.à.d. de la cellule familiale. J'ai en effet toujours estimé dommage de séparer simplement les classes par tranches d'âges ou de niveaux.
Et cela rejoint parfaitement le projet d’INCLUSION d’Isabelle ! c'est cela que nous au MoDem nous devons construire.
L'inclusion à tous les niveaux.

Personnellement j'ai un exemple venant illustrer la proposition de cet intervenant (sauf si j’ai mal compris ce qu'il voulait dire...) :
- Arrivée dans le sud ouest à 9 ans, j'ai passé les deux dernières années de primaire dans une classe de village à multiples niveaux, du CP au CM2. Jamais je n'ai été aussi heureuse et meilleure élève ! Parce que non seulement je révisais les cours donnés aux plus petits que moi, la grammaire en particulier, avec les fameux livres cités plus haut par Azerty (au fait, petit clin d'oeil malicieux dans ce cas, ne vous appelleriez-vous pas "Clavier" par hasard ?) mais surtout j'entendais déjà le cours de l'année suivante. L'institutrice, extrêmement exigeante, nous faisait suivre de surcroit le programme du certificat d'étude que l’on était sensé passer à 14 ans. J'avais presque la délectable impression de tricher ! Je me souviens en tout cas que nous faisions beaucoup de calcul mental (je n’ai donc jamais été au pain sec et à l’eau pour ça).

Oui, jamais je n’ai été aussi heureuse en classe !

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 07 février 2012

Au sujet de la filière scientifique littéraire, elle existe d'une certaine manière avec le BAC L + option Math, avez vous plus de détails ?

Écrit par : annev | mardi, 07 février 2012

Par ailleurs, François Bayrou parle des notations pour valoriser chaque enfant plutôt que le stigmatiser. Un moyen très simple de le mettre réellement en application, et dont nous avons déjà parlé plusieurs fois sur ton blog, L’hérétique, serait de ne pas communiquer les notes aux autres élèves. Que l’enfant voit sa progression à lui. Lui avec lui. Car l’absence de compétition n’empêche pas l’excellence, bien au contraire. C’est l’exemplarité, l’émulation en toutes choses qui est le plus clair chemin.

C’est pourquoi le tutorat, que ce soit à l’école ou en entreprise, est la seule solution d’amélioration continue. Le tuteur est obligé de bien réviser ses bases pour les enseigner à nouveau : "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire…"
Sur mon blog -qui est loin d’avoir ton audience- ce sont mes deux billets sur le Compagnonnage qui sont les plus lus ! C’est en effet la seule organisation du travail ayant réussi à passer les siècles en France et qui exporte même son savoir-faire à l’étranger. (Mon fils aîné l’applique en ce moment puisqu’il vit actuellement à Pékin et qu’avec un collègue français il met la ferronnerie d’art à l’honneur ; oui, je suis très fière de cela, ce n’est pas ici de la délocalisation, au contraire...)

Et c’est le tutorat qui résoudra les problèmes dans les entreprises. C’est sûr, dans la mienne, j’embaucherai systématiquement des binômes !
Quant au problème de me mettre en infraction si je venais à rémunérer les femmes plus que les hommes, je l’ai déjà résolu, chère Isabelle : à diplômes identiques et expérience égale, ce sera toujours la femme qui sera responsable de son équipe. J’espère donc que j’aurais beaucoup d’hommes ! Ils me coûteront moins cher… ;-)

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 07 février 2012

NON, "André Payan-Passeron" n'est pas l'auteur de cet article dont l'auteur réel, s'exprimant par l'usage du "JE", n'a même pas eu le courage de le signer. Et pourquoi cette photo archaïque de 1865 pour illustrer un programme de 2012 ? Et pourquoi mon nom - André Payan-Passeron - apparaît-il en très gros caractères sous ladite photo de telle manière qu'il est immédiatement assimilé au "JE" surdimentionné qui suit dans le texte. En effet, dans votre Blog "L'hérétique" titré Marianne2 daté du 10/02/2012 au 11/03/2012, vous avez utilisé une photo que j'ai versé dans le fonds WIKIMEDIA pour illustrer l'article "Ecole normale primaire" que j'ai créé et rédigé sur WIKIPEDIA. Et photo qui n'a rien à voir avec le contenu de votre texte. Dans ces conditions, quelle valeur accorder à un tel article non signé et illustré par une photo qui nous ramène au Second Empire ? Votre procédé est détestable et indigne de la cause que vous défendez. Signé : André Payan-Passeron en date du 08 février 2012.

Écrit par : André Payan-Passeron | mercredi, 08 février 2012

Puis-je me permettre, Monsieur Payan-Passeron, de vous expliquer votre méprise ?! Peut-être avant L'hérétique lui-même, qui saura me corriger s'il y a lieu.

Bien que s'exprimant sous un pseudo, L'hérétique, ou encore "César Borgia" (c'est son nom d'artiste en quelque sorte) n'est pas du tout un inconnu ! Vous êtes ici sur le blog le plus lu du MoDem, dont l'auteur est reconnu depuis longtemps pour son humanisme et son franc-parler. Au point d'être apprécié par des journalistes renommés, des blogueurs de toutes sensibilités politiques et d'avoir la lecture de François Bayrou lui-même.

Il est des circonstances où le véritable nom ne peut être dévoilé pour des raisons professionnelles ou familiales peut-être (il y a quelques années j'avais d'ailleurs réagi comme vous, parce que j'aurais voulu que L'hérétique fasse partie des élus, tant ses analyses sont solides et ses connaissances presque encyclopédiques…).

Je puis donc vous assurer -sans trop me tromper je crois- que si votre nom apparaît sous une photo que vous avez généreusement offerte à Wikipédia (ou plutôt à la fondation Wikimedia, qui est seule habilitée à recevoir des dons), c'est bien au contraire pour vous rendre hommage !
Et même plus que cela : puisque la propriétaire de cette photo est maintenant Wikimedia, César lui-même n'était absolument pas tenu de vous citer en personne. Alors, convenez-en avec moi, vous rendre ce qui ne vous appartient pourtant plus, est une attitude très classe !
Bien cordialement.

Écrit par : Françoise Boulanger | mercredi, 08 février 2012

@André Payan-Passeron
Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je n'ai utilisé aucune image. Marianne2, en revanche, c'est possible, mais je n'en suis pas comptable alors calmez-vous un peu, svp.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 08 février 2012

L'hérétique, ne t'énerve-pas non plus. ;-) J'ignorais par exemple que c'était Marianne2 qui choisissait ses illustrations et non les auteurs eux-mêmes. Visiblement ce monsieur ne connaît pas bien les règles. Ce qui était mon cas il y encore quelque temps.
Et c'est d'ailleurs Marianne2 qui renvoie sur ton blog.
http://www.marianne2.fr/Bayrou-et-l-education-cesser-les-fausses-reformes_a215204.html
Je suis persuadée que ce monsieur était de toute bonne foi lorsqu'il a écrit ces lignes.

Écrit par : Françoise Boulanger | mercredi, 08 février 2012

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