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samedi, 28 janvier 2012

Bavardages ? Une claque dans la g...

Amusant ce livre d'un prof de philosophie qui n'en peut plus du bavardage à l'école. Épuisé par des coupures de parole incessantes il a pris le parti de procéder à l'ancienne, punitions et exclusions de cours.

C'est curieux, mais j'ai observé ce phénomène aussi dans des assemblées d'adultes. Peut-être d'une manière plus discrète, certes, mais c'est une tendance assez forte au fond.

Au fond, c'est le sens d'une société où individualisation et particularismes vont croissants. Chacun finit par ne plus s'occuper que ses petites affaires, y compris en collectivité. Encore l'une des nombreuses manifestations Tocquvillienne sur les déviations de la démocratie.

10:45 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : bavardages |  Facebook | | |

Commentaires

Peut-etre confusion entre bavardage et participation. ;o))
Certains profs de philo réussissent à calmer leurs ouailles en mélant cours et débats.
Un point soulevé: partie cours qui amène un autre point débat puis à nouveau partie cours etc.
Oups, je sors

Écrit par : Martine | samedi, 28 janvier 2012

La plupart des étudiants sont occupés à faire autre chose : iPhone, tablettes, Internet, ...

Écrit par : Denis | samedi, 28 janvier 2012

Je ne comprends pas le "à l'ancienne", dans le billet. Pour quelle étrange raison "nouveauté" devrait-elle rimer avec "désordre" et "ancienneté" avec "attention" ?

Les cours de l'époque carolingienne ou féodale étaient marqués par la rivalité entre élèves (fortunés) et précepteurs ("sachants" mais pauvres), voire la rivalité de rang entre élèves, la concurrence des multiples occupations du dehors, qui rendaient chaotique la progression intellectuelle.

La classe de niveau, avec des élèves attentifs à un cours préparé par l'enseignant, est une des inventions de la modernité. Qu'est-ce qui nous obligerait à revenir à l'âge des châteaux-forts ?

Écrit par : FrédéricLN | samedi, 28 janvier 2012

@Fred
Bah, tu me connais : réac comme je suis, c'est encore un excès de langage de ma part :-)

Écrit par : l'hérétique | samedi, 28 janvier 2012

J'ajouterai pour Fred qu'il n'est pas besoin de remonter si loin à l'époque ou le mot démocratie n'existait pas. Non pour moi à l'ancienne c'est 40 50 ans enfin bref mon époque sur les bancs d'école. On écoutait et on s'exprimait après avoir demandé l'autorisation tout simplement. Un truc simple quoi.
Le respect en face d'instituteurs ou de professeurs qui à défaut d'avoir le Bac savait écrire sans faute et dont le seul but était d'instruire et non d'éduquer

Écrit par : Jacques Berthe | samedi, 28 janvier 2012

Société nombriliste, effectivement... partant de là, comment peut-on exiger d'un enfant qu'il fasse preuve d'une meilleure éducation que les adultes qui donnent l'exemple...

Écrit par : MARIE | dimanche, 29 janvier 2012

J'observe la même tendance au bavardage chez mes propres élèves, des "gamins" de 18 à 20 ans à l'intellect limité, issus pour la plupart d'un milieu favorisé. Le plus frappant, c'est qu'ils ne comprennent simplement pas qu'ils devraient se taire ou éviter de jouer avec leur iPhone. Pour parler en termes freudiens, ces gosses n'ont aucun Surmoi. Ils ont été conçus par des parents trop occupés et/ou démissionnaires ; ils n'ont pas été élevés au sens classique du terme ; ils ignorent absolument le sens des mots "effort" ou "contrainte". J'ai envie de pisser ? Je me lève et je sors. Et si le prof veut m'en empêcher, j'estime sincèrement qu'il outrepasse ses droits. Quant à la notion de discipline collective, c'est carrément en dehors de leurs catégories mentales. Ce sont d'ailleurs les mêmes que l'on retrouve à l'hôpital parce qu'ils ont grillé un feu rouge en scooter.

Le frappant, c'est que dans le même temps les gosses de pauvres d'origine maghrébine connaissent la même évolution lorsque ce sont des garçons. Parce que chez ces gens-là, Monsieur, chez ces gens-là les mères considèrent leurs petits mecs comme la première merveille du monde, leur passent tous leurs caprices et obligent les soeurs à respecter leurs trente-six mille volontés. Résultat : les chers petits se retrouvent devant le juge vers onze ou douze ans et ne comprennent tout simplement pas ce qui leur arrive.

Et on demande aux profs de réparer ça !!!

Écrit par : Ch. Romain | dimanche, 29 janvier 2012

@Christian
Assez finement observé, l'absence de Surmoi...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 29 janvier 2012

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