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  • Révolutionnaire, le friXion...

    A chaque rentrée scolaire, il s'agit de faire le tour des librairies, papeteries et grandes ou moyennes surfaces afin de faire le plein de matériel pour nos petits quand ils vont à l'école.

    Je surveille attentivement l'état des cahiers de ma descendance et j'avoue que je ne suis convaincu ni par la saleté de blanco, typex et compagnie, et pas davantage par le système des effaceurs de stylo-plumes : autant de procédés qui contribuent à cochonner les cahiers au-delà du raisonnable.

    stylo-pilot-frixion-ball-violet.jpgMais voilà, en septembre dernier, j'ai découvert la "friXion" :-) 

    Génial ce truc : l'encre s'efface, sans la moindre trace sauf à forcer comme une brute par frottement. Radical pour éviter ratures et autres saletés sur les cahiers. 

    Il y a en revanche un inconvénient non-négligeable : l'objet coûte entre deux et quatre euros pièce, et il faut le recharger assez souvent. La recharge est elle-même fort chère (4 à 8 euros les trois recharges).

    Quand on a un fiston qui passe son temps à égarer son matériel d'école (ça a le don de m'exaspérer...), le budget devient vite astronomique.

    Pilot Pen a fait l'objet d'une attention particulière en Amérique pour avoir mis au point un stylo entièrement conçu en plastique recyclable : il a reçu le prix du Good Housekeeping aux USA, le 17 mai dernier, une récompense très convoitée par les inventeurs.

    Ben moi, je lui décerne le prix de l'hérétique-écoliers pour son génialissime stylo à friction.

    En plus, ils ont le sens de l'humour, les concepteurs de la FriXion (voir les défis)...

  • Cousin Pons

    Cela fait déjà plus d'un mois que j'ai achevé le Cousin Pons d'Honoré de Balzac, et, à vrai dire, j'avoue que je n'en finis pas de le digérer, enchaînant méditation sur méditation à son sujet.

    J'ai trouvé dans le dernier Magazine littéraire une analyse intéressante à ce sujet. L'auteur y écrit que d'une certaine manière, l'écriture balzacienne est une contestation radicale du droit en vigueur. Le droit napoléonien ne reconnaît pas les situations affectives particulières. Le Cousin Pons voudrait tester en faveur de son ami Schmucke, mais en dépit de ses ruses, c'est à sa vile famille que ses biens reviendront.

    Ce qui se fait en droit ne cadre donc en aucune manière avec la réalité des sentiments. L'auteur de l'article évoque à ce sujet Ursule Mirouët que je me suis empressé d'acheter, du coup. Ce sera ma prochaine lecture.

    J'ai trouvé aussi dans ce livre matière à penser sur la frontière entre le mal et le bien avec la Cibot : voilà une femme qui accueille d'abord nos deux artistes par un mouvement de bonté naturelle. C'est lorsqu'elle entrevoit la possibilité de faire fortune qu'elle bascule dans le mal, ourdissant des stratagèmes dignes d'une Lady Macbeth ou encore d'une Tullia avec son père, le roi romain légendaire Servius Tullius.

    Ainsi, le fil est si ténu entre le mal et le bien, dès lors que l'intérêt bien compris entre en jeu...Ce sont finalement toutes les petites et grandes bassesses des hommes et des femmes qui font le "sel" du Cousin Pons. Pauvre Cousin Pons, pauvre "pique-assiette"...