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  • Ils ont osé invoquer les Mânes de Charlotte Corday !

    charlotte c.jpgLes Maquizards, ce groupe de hauts fonctionnaires dont j'ai déjà parlé, s'apprête à publier un petit livret dans lequel il met en avant des personnalités de l'histoire de France (surtout récente) qui ont oeuvré pour redresser et propulser la France en avant.

    On y trouve le Général de Gaulle, Mendès-France, Coluche, Marie Curie, par exemple. Bref, on y trouve exactement ce que j'ai déjà reproché aux Maquizards par le passé : un fourre-tout et des postures qui ne parviennent pas à masquer l'absence de propositions de fond. 

    Je conçois, toutefois, que ce groupe attende aussi le moment propice pour mettre en avant ses principales propositions. Nous sommes, j'imagine, encore trop loin des Présidentielles.

    Parmi les visages de leur livret, il y en a tout de même un qui a attiré mon attention : Charlotte Corday. Charlotte Corday, c'est cette jeune femme que les professeurs d'histoire maxistes et/ou gauchisants ont réussi à faire passer pour une royaliste exaltée dans les manuels d'histoire, les BDs et même les dessins animés. J'ai d'ailleurs été élevé dans cette croyance, abusé par leurs élucubrations montagnardes.

    J'ai toujours pensé que Marat était une sorte de "Je suis partout" de l'époque. Contexte de la Collaboration en moins, on y trouve le même "pacifisme" contre le véritable adversaire et la même haine de l'ennemi intérieur, particulièrement contre les Girondins, c'est à dire les modérés. 

    Pour revenir à Charlotte Corday, des études plus précises m'ont appris qu'il s'agissait en réalité d'une jeune fille très proche des Girondins et qu'elle avait été indignée par les exactions dont ils avaient été victimes de la part des Montagnards. Simplement, sa foi catholique, son milieu d'origine et don éducation ont été un bon prétexte pour tenter de la salir à la gauche de la gauche. Il est d'ailleurs amusant de constater que les sites npistes,communistes et frondegauchistes continuent à la présenter comme telle quand on tape le nom de cette admiratrice d'Olympe de Gouges dans un moteur de recherche.

    Il paraît que les Maquizards veulent déposer sur les bancs de l'Assemblée Nationale (si ce n'est déjà fait) quelques uns de ces livrets. Je rigole déjà en pensant à la tête des députés gauchistes and co lorsqu'ils liront la notice biographique de Charlotte Corday dans laquelle ils félicitent cette dernière de s'être opposée à Marat (c'est di pudiqueement : plus prosaïquement, de lui avoir collé un bon coup de poignard dans le coeur et bon débarras...). Nul doute qu'il faille faire la promotion de ce livret chez les camarades gauchistes qui trouveront là une nouvelle incarnation des sociaux-traîtres  du libéralisme  de Satan  de la réaction.

  • La fin pour les Lib-Dems ?

    Je crois, hélas, que les Lib-Dems ne paieront jamais assez le choix désastreux de s'allier avec les Tories il y a deux ans. Ce n'est pas seulement l'alliance avec les Conservateurs qui les aura plomber m'ais l'application d'un programme qui n'était pas le leur et allait fondamentalement à l'encontre de leurs promesses. Il fallait s'allier avec le Labour qui avait en outre promis de changer le mode de scrutin alors que l'on savait que Cameron et son parti étaient contre. Le résultat des courses, c'est un camouflet écrasant lors du referendum ad hoc : 69% de non. Le scrutin uninominal à un tour demeurera donc la règle en Grande Bretagne.

    Pour Cameron, c'est idéal : les Lib-Dems sont devenus ses fusibles ! On ne lui tiendra pas rigueur en Angleterre d'avoir adopté un plan drastique de réduction des dépenses publiques avec tout ce que cela a pu engendrer. Tout passera sur le dos des Lib-Dems, là où l'on aurait attendu que cette formation s'oppose clairement (le triplement des droits d'inscription en université, par exemple, passés de 3000 livres à près de 10 000 livres !!!).

    Reconstruire sera difficile et prendra sans doute plusieurs années. L'exercice du pouvoir est bien sûr tentant, et, après tout, c'est la vocation naturelle du parti politique et de l'homme politique, encore faut-il ne pas se précipiter. 

    Il n'y a pourtant pas d'évidence. Bayrou en 2007 a fait un choix différent de Clegg en récusant toute alliance avec Sarkozy, il n'en a pas moins décliné avec son parti.

    Il est toujours plus facile de conseiller après coup qu'avant, bien sûr, même si pour ma part, et en dépit de l'estime que j'ai pour David Cameron, j'ai pensé tout de suite que le rejoindre était un problème pour les Lib-Dems. 

    Espérons que les Lib-Dems sauront trouver, à l'avenir, les moyens de rebondir et faire enfin valoir leurs idées.