Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Give me my wikio back ! | Page d'accueil | Les conditions de travail plutôt que le temps de travail... »

jeudi, 23 septembre 2010

Le terrorisme, ça ne prend pas en France

Il y a eu, paraît-il des menaces d'attentat terroriste en France. Loin de moi l'idée de les minimiser, mais, je n'en pense pas moins qu'il ne faut pas non plus s'affoler.

Il existe bien sûr un islam radical en France, mais, jusqu'à nouvel ordre, il ne s'est jamais vraiment montré menaçant pour la France.

Il y a eu bien sûr les attentats de 1995, mais le contexte était différent : l'Algérie était alors en proie à une lutte à outrance entre la mouvance islamiste et le régime au pouvoir. J'ai toujours trouvé étonnant, lors de cette vague d'attentats en France, qu'elle soit survenue dans la période où la France se montrait justement critique avec le parti unique au pouvoir. Non moins surprenant qu'il n'y ait plus eu aucun incident par la suite, alors que la France mettait justement en sourdine ses critiques.

En revanche, en 1996, la France ayant appuyé la reprise en main de l'Algérie par le pouvoir alors que le Front Islamique du Salut avait gagné clairement les élections, on peut suppose que l'attentat de Port-Royal ait été une riposte du GIA. Je n'avais pas de blogue à l'époque, mais si j'en avais eu un, j'aurais pu écrire mon opinion d'alors, qui était qu'il eût mieux valu pour l'Algérie laisser le FIS gouverner le pays sous la discrète mais sévère surveillance de l'armée. On eût pu alors soit voir le FIS se ramasser aux élections suivantes en raison de l'insuffisance de ses résultats, soit évoluer à la turque avec l'AKP.

Aujourd'hui, en dehors de l'engagement en Afghanistan, un pays éloigné du Maghreb et pas Arabe, faut-il le rappeler, il n'existe pas de forts motifs de dissensions entre les natifs du Maghreb et la France.

La mouvance radicale ne parviendra pas à recruter, d'autant que l'Islam conservateur et réactionnaire a une voix officielle et légaliste avec l'UOIF. Or, cet UOIF-là, tout en cherchant à faire avancer ses vues (port du voile, notamment), s'est toujours montré légitimiste avec la République.

S'il n'y a eu aucun incident lors de la guerre avec l'Irak, il ne risque pas d'y en avoir avec l'Afghanistan. Évidemment, on ne peut exclure la folie de groupuscules fanatisés, mais, si opération terroriste il devait y avoir, elle ne se ferait en tout cas probablement pas avec la complicité de Français d'origine arabe ni même d'immigrés.

Commentaires

Bah, cela laisse l'opportunité aux requins muets lors de l'épisode Roms de chanter telles les mouettes.

Écrit par : Martine | jeudi, 23 septembre 2010

hum, le contexte est très différent entre l'Irak où ne faisions pas la guerre et l'Afghanistan où nous occupons le pays…
De plus, les polémiques nationales incessantes concernant l'islam et orchestrées par le gouvernement ne font que jeter de l'huile sur le feu.
Enfin, la bourde de cet été dans l'affaire Germaneau, les déclarations tonitruantes du chef de l'état ne font qu'augmenter le risque de représailles.
Mais je crois que c'est l'engagement appuyé en Afghanistan qui pourrait provoquer la pose d'une bombe dans le métro parisien, et non l'inverse comme le proclame avec cynisme Sarko. Tous les pays de la coalition engagent des débats parlementaires sur le sujet, sauf la France.

Écrit par : rimbus | jeudi, 23 septembre 2010

Je suis d'accord davantage avec Rimbus qu'avec l'Hérétique, mais on n'est jamais à l'abri de l'acte isolé d'un "fou".
Bon, ce sera peut-être quand même une ènième mouture de l'exception française, comme la démographie !!!
En fait, j'adore les "exceptions françaises" qui font enrager les Anglo-Saxons...

Écrit par : estelle92 | jeudi, 23 septembre 2010

Non seulement il n'existe pas de forts motifs de dissension, mais il existe aussi de forts motifs de rapprochement, notamment économiques.

L'islamisme est dangereux, mais le meilleur moyen de l'éviter est de renouveler l'amitié entre les régimes les plus modérés des pays arabophones et la France.

Écrit par : vincent15 | vendredi, 24 septembre 2010

Les commentaires sont fermés.