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jeudi, 05 août 2010

Amis libéraux, ne vous trompez pas d'alliés !

Je vois avec un déplaisir grandissant des libéraux se faire phagocyter par des nationalistes patentés de longue date.

Impossible de publier un commentaire sur le blog Paris-Libéral, alors je réponds ici aux appels d'Yvan Blot cherchant à fonder une "démocratie directe".

Je vois mal comment une personnalité comme Yvan Blot, qui envisage tranquillement une religion d'État (http://www.insoc.fr/2010/06/deux-autres-contrepoisons-la-...) pourrait d'une manière ou d'une autre se réclamer du libéralisme. J'ajoute qu'il était également un chaud partisan de la grande droite allant de l'UDF au FN, que c'est un ex-membre du GRECE, laboratoire connu de l'extrême-droite, dont il reprend d'ailleurs certaines idées aujourd'hui avec sa démocratie directe.

Au passage, la démocratie directe va totalement à l'encontre du libéralisme qui s'appuie au contraire sur les corps intermédiaires (Montesquieu). Aristote qui peut être considéré comme une référence libérale à plus d'un égard en a également fait une critique impitoyable : on a souvent pensé qu'Aristote était un adversaire de la démocratie parce qu'il la considère comme la pire déviation parmi les déviations des divers régimes, à l'exception peut-être de la tyrannie. Il convient de questionner sa Politique avec plus d'acuité que ne le laisse entendre cette assertion. Aristote voyait dans la démocratie la perversion de ce que l'on peut traduire par "gouvernement constitutionnel". Qu'entendait-il par là ? Simplement que la constitution, l'esprit des lois, finalement l'état de droit, l'emportait sur la vindicte populaire. En somme sur le populisme, vieux cheval de bataille d'une certaine droite, et, en la circonstance, d'Yvan Blot. Cela ne m'étonne guère que son institut soit néo-socratique plutôt que néo-aristotélicien...

Yvan Blot écrit que jamais Hitler ne serait parvenu au pouvoir si l'Allemagne avait été une démocratie directe en 1933. Argument gonflé de la part de quelqu'un qui a poussé à l'alliance de toutes les "droites" en 1986 ! C'est cette alliance-là qui a porté Hitler au pouvoir en 1933, et pas une autre. Parce que nationalistes et conservateurs se sont imaginés qu'Hitler pouvait être un individu fréquentable.

Il n'y a pas de national-libéralisme. Certains ont essayé de faire cohabiter ces deux idées contraires, mais en vain, et toujours au désavantage de la liberté, qui, in fine, est au coeur du libéralisme, qu'elle soit sociale, économique, politique, sociétale ou religieuse.

Bref : libéral, Yvan Blot ? A d'autres. Il existe un blog de libéraux, à Paris, mais c'est celui-là.

Commentaires

Outre les célèbres LHC, j'ai beaucoup fréquenté les libéraux dans ma carrière de blogueur (parce que je m'en prenais beaucoup à eux, au début, et qu'ils étaient très présents dans les blogs). Leur proximité avec les nationalistes m'a toujours fait rigoler...

Écrit par : Nicolas | jeudi, 05 août 2010

@Nicolas
Je pense que l'on ne peut pas dire cela des libéraux d'Alternative libérale.
Et puis sur la Toile, tu en oublies bien plus modérés : Polluxe, Rubin, Aymeric Pontier sont très éloignés du libéralisme.
Chez LHC, il y en a qui reste de vrais libéraux, même s'ils ne sont pas sociaux : Vincent Bénard d'Objectif Liberté, h16 (tendance libertarienne) et quelques autres encore.
Bon, c'est vrai que ma tendance est peu représentée, je le reconnais. Faudrait que je crée un réseau, genre libéral, social et démocrates (sympa, non le LSD ?)...

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

Ce n'est pas à eux que je pensais mais à des purs et durs...

Écrit par : Nicolas | jeudi, 05 août 2010

c'est sympa merci

en effet on ne peut que être tres tres circonspect vis a vis des anciens Grece ...
cf notre nouvel adjoint à la sécurité.
Evitons le proces d'intention mais je crois deceler chez lui ou chez des personnes comme Yvan Blot beaucoup plus de dirigisme et de propension à dire aux gens ce qui est bien pour eux, que l'inverse

http://leparisienliberal.blogspot.com/2010/04/16eme-arr-que-fera-gerard-gacher.html

Écrit par : Le Parisien Liberal | jeudi, 05 août 2010

C'est marrant mais dès que j'ai vu ton titre je me suis dis que t'allais parlé plus ou moins du LHC : gagné...

Je suis d'accord sur ce rapprochement gerbant et nuisible entre libéraux et conservateurs/nationalistes/patriotes qui apparait trop souvent.

Cependant je trouve que tu t'attaches amoureusement à rentrer dans une logique d'amalgame. Citer des auteurs sans leurs arguments et mener des attaques personnelles ne constitue pas un argumentaire valable. Tu ne peux pas à mon sens de déclarer opposer à la démocratie directe et ami du libéralisme. L'individu qui s'affirme sans avoir un pouvoir de décision le plus important possible dans l'état.

Écrit par : AsTeR | jeudi, 05 août 2010

@Parisien Libéral
cela éveille la plus grande méfiance chez moi.
@AsTeR
Comment ça sans leurs arguments ??? Au contraire, j'ai donné le lien de Blot pour la religion d'état, et pour la démocratie directe, je reprends ce qu'en dit Aristote.
Je montre au contraire que ses idées n'ont pas changé sur le fond. La démocratie était la grande idée du GRECE dans les années 70, mais sous sa forme primitive : soit régime des égaux à Sparte, soit la démocratie valable pour les citoyens seulement d'Athènes. Il restait tous ceux qui n'étaient pas citoyens...
L'appel à la démocratie directe, c'est tout de même symptomatique des tendances totalitaires, ou d'extrême-gauche, ou d'extrême-droite, généralement. Je m'en méfie au plus haut point. Tu ne trouves rien de tel chez les auteurs libéraux : certainement pas chez Tocqueville, par exemple, qui dit tout l'inverse : le peuple est bon pour choisir ses représentants, pas pour prendre ses décisions directement. De même chez Montesquieu qui rappelle le rôle éminent des corps intermédiaires dans une société.
En économie, Schumpeter (hérétique, il est vrai) dit à peu près la même chose que Montesquieu.
Je ne pense pas que Bastiat se serait reconnu dans les thèses de Blot, lui, si attaché à la défense des minorités.
Aristote a montré que la démocratie telle que l'entend Blot est une oppression de la majorité sur la minorité. C'est ce que pensent les théoriciens libéraux en règle générale, sauf ceux de l'école autrichienne qui s'intéressent nettement moins à l'aspect politique du libéralisme.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

@Nicolas AsTeR
Tiens, dans les libéraux modérés, j'ai oublié AsTeR (Sulfure et contre-sulfure), Humeurs de vaches, Aurélien Véron (mais se rend-il compte du tournant que commence à prendre son parti ?) et quelques autres encore.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

Je cerne bien mieux l'idéologie politique de l'Hérétique à travers cet article et rejoins à cet effet l'analyse d'Echos et Rumeurs. Réactionnaire de la IIIème et d'un despostime éclairé aristocratique sur l'autel de l'oxymore "Démocratie représentative"....

Et dire que ce genre de personnage appartient à un groupuscule politique qui utilise le terme " Démocrate ".

La question essentielle à mon sens est donc de savoir si ce dernier des mohicans de la Béarnaise est le reflet de l'idéologique profonde du petit chef ou si il constitute juste l'une de ses dégénérescences ?

Quant au réquisitoire personnel de basses attaques et sans arguments de fond contre Blot, cela fait plouf !!

L'Hérétique doit vivre dans un fantasme où seuls les vertueux qui ont toujours vécus comme " consensuels " ont le droit d'avoir une pensée écoutée et respectée.

Bref, on en revient aux méthodes dignes de nos chers politicards.

La France n'est pourtant pas à une contradiction près, avec des Mitterand venant de l'extrême droite et des Chirac des Communistes, si l'on portait des jugements aussi expéditifs et caricaturaux on irait pas très loin...

Et je ne parle même pas des réinterprétations et approximations de l'Hérétique sur le Libéralisme et la Démocratie concernant les auteurs qu'il cite de Montesquieu à Aristote.

Écrit par : Saratoga | jeudi, 05 août 2010

Il me semble que dans sa "Politique", Aristote justifie l'esclavage en expliquant que certains individus sont doués naturellement d'une constitution robuste et d'une petite cervelle, et qu'il est dans l'ordre naturel des choses que des plus malins et moins costauds les emploient aux travaux pénibles et leur disent quoi faire... Prémisses d'une certaine forme de libéralisme ?

Écrit par : Ch. Romain | jeudi, 05 août 2010

@Saragota
C'est tout ? Je n'ai pas lu le début d'un argument de votre part. Vous avez lu un seul des auteurs dont vous parlez ? Amusant de vous voir prendre la défense de Blot. Je suppose que vous êtes un "vrai démocrate"...Chassez le naturel, il revient au galop. Aristote ne me désavouerait pas, je crois, sur cet aphorisme.
Et pour votre gouverne, au fait, chez Montesquieu, l'aristocratie est l'un des deux régimes de type républicain. Je vous invite à lire l'Esprit des Lois à moins que l'ouvrage soit trop gros pour vous...
@Ch.Romain
Attention :
Ne surtout pas s'arrêter au premier livre. Je pense qu'Aristote a voulu entendre avant toute chose qu'il y avait des dispositions naturelles, certaines portant au commandement, d'autres à l'obéissance. Ce n'est pas ce qu'il a écrit de plus fin, et, de toutes façons, il n'est ni le premier ni le dernier philosophe à avoir écrit une bêtise.
Il n'en avait pas moins en vue la liberté comme bien ultime, puisqu'au Septième livre de la Politique, il recommande fortement la liberté comme terme de l'esclavage.
Je vous fais d'ailleurs observer que dans son testament, il met en pratique cette recommandation puisqu'il y affranchit un grand nombre de ses esclaves des deux sexes.
Pour conclure, Aristote est à mon sens l'une des sources du libéralisme ; il ne saurait en représenter la quintessence, loin de là.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

Cette proximité avec la réacosphère, c'est justement ce qui nous a fait quitter LHC Rubin et moi... je trouve ça désolant et terrifiant que des libéraux puissent se laisser corrompre par des idéologies aussi contraires aux principes humanistes du Libéralisme. Vendre son âme au Diable est l'expression parfaite pour décrire ce cheminement grotesque, en l'occurrence.

Écrit par : Aymeric Pontier | jeudi, 05 août 2010

@Aymeric
C'est pire que ça : la réacosphère a son charme, d'une certaine manière. Mais là, ça fricote avec des idéologies très éloignées du libéralisme et limite nauséabondes.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

Quand c'est moi qui dit que le libéralisme est d'extrême droite c'est le mal absolue je suis un horrible khmer rouge. Visiblement pas ce genre de connerie quand c'est vous qui le dites.

Écrit par : Front de Gauche 2012 | jeudi, 05 août 2010

à lire, sur le GRECE, ce qu'en dit Mgr Hippolyte Simon dans "vers une France Païenne": ce mouvement promeut exactement les valeurs spirituelles d'Hitler.

à faire froid dans le dos.

Écrit par : do | jeudi, 05 août 2010

@Front de gauche,
Et voui, là est votre problème! Vous ne savez pas discerner les différentes nuances donc vous sombrez avec beaucoup de facilité dans des " jugements" à l'emporte pièce, c'est blanc ou noir sur les échiquiers^^^, sauf que pour certaines cultures blanc=noir=rouge.
Bonne soirée

Écrit par : Martine | jeudi, 05 août 2010

La démocratie directe n'implique pas un pouvoir de décision totale. S'il est vrai que ma culture, bien que limitée, concernant les écrits libéraux ne me permet pas de te donner de contre exemple. Je ne trouve pas d'exemples viables basé sur l'individualisme qui voudraient que l'on soit accros à la démocratie indirecte !

Écrit par : AsTeR | jeudi, 05 août 2010

Bah...Dslée pour vous.
@L' hérétique,
noir=blanc=rouge, je le sais fort bien...Les municipales en ont été un reflet, dslée pour orange pressé, très mauvais choix de porte-parole^^^:o))) !

Écrit par : Martine | jeudi, 05 août 2010

@front de gauche
Mais moi je ne dis pas que libéralisme = extrême-droite. Je dis tout le contraire. Voilà entre autres ce qui nous sépare...
@AsTeR
La démocratie directe se rapproche des différentes formes de populisme et aboutit très souvent à une tyrannie, comme l'histoire l'a montré. D'ailleurs, ce n'est pas une démocratie, puisque c'est le règne sans partage d'une majorité sur une minorité...

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 05 août 2010

Mais de quoi parlez vous? La democratie directe ne signifie pas tyrannie! La séparation des pouvoirs n'est pas une option! Ceux qui connaissent la suisse savent à quel point elle est bénéfique pour le débat politique et qu'elle est la meilleure solution pour éviter les dérives (j'ai dit éviter ). Et d'ailleur, il y a bien plus de populisme dans les oligarchies représentatives :)
Maintenant il semblerait que ce ne soit pas la bonne personne qui si intéresse.

Écrit par : Oe | samedi, 07 août 2010

Trop mignonne Oe^^^
Clin d'oeil à mon Gaby d'amour Suisse de mon village préféré, tsss... Pauvres de nous!!!

Écrit par : Martine | samedi, 07 août 2010

@L' hérétique,
Dslée, rien à faire de vos "amours" avec Pierre Paul ou Jacques, vot' problème pas le mien.
M'me ou M'zelle C par exemple, je n'en ai strictement rien à "c", j'ai pu l'observer à l'oeuvre, aucune valeur ajoutée, combien de temps pense-t-elle etre portée?
Pas par moi, en tous les cas, débrouillez-vous!
Elle peut fermer son blog en toute franchise, cela n'éveillera aucun émoi en moi, car elle sonnait faux...Pas com d'autres.

Écrit par : Martine | dimanche, 08 août 2010

Il est vrai qu'un certain nombre de conservateurs purs et durs tentent de se recrocher aux libéraux en s'appuyant sur des propositions communes. Est-ce suffisant pour aboutir à un tel amalgame ? Pour ma part, je ne constate aucune dérive des responsables du PLD vers une forme ou une autre de nationalisme.

Écrit par : Aurelien | mardi, 10 août 2010

@Aurélien
Le principe même de s'allier avec une droite nationale, telle que celle que défend Y.Blot ne va pas vraiment dans le sens du libéralisme...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 10 août 2010

Il n'y a aucune alliance entre le PLD ou un comité et Yvan Blot, encore moins avec la droite nationale. Le blog paris-liberal indique les dates de conférences d'un personnage avec lequel nous n'entretenons pas de rapport particulier, ce qui n'enlève rien à l'importance du thème (ouvert à débat toutefois), raison pour laquelle ces dates ont été citées.

La seule alliance sulfureuse que je vois si on s'avance sur ce terrain, c'est celle du Modem avec des responsables directement issus de l'extrême gauche. Et je ne parle pas des listes communes avec le PCF ou le Front de Gauche. Je suppose que ce genre de fréquentations fait débat au sein du parti ? En tout cas, c'est ce que je peux souhaiter de mieux au Modem sur ce point.

Écrit par : Aurelien | mardi, 10 août 2010

au moins, une question interessante : la démocratie directe est elle une tyrannie ?

vous avez 4 h, les sujets sont sur la table !

Écrit par : http://leparisienliberal.blogspot.com | mercredi, 11 août 2010

salut,
Je répondrai plus en détail sur mon blog à ton billet, que je découvre rentrant de vacances. Quelques éléments tout de même : LHC ne se fait phagocyter par personne, la Réunion des blogueurs à laquelle ont participé Rioufol et Blot a pour but de discuter et de faire le lien...La rencontre et l'échange y sont la base essentielle : le but n'est pas de créer une secte de libéraux/libertariens de plus.

Autre point, majeur : Rioufol n'a rien d'un nationaliste. Il est libéral, pragmatique, lucide et oui j'oubliais deux tares pour le petit monde politico-médiatique franchouillard et parisien : il est atlantiste et soutient l'existence d'Israël. Je m'étonne que tu ne l'aies pas qualifié carrément de xénophobe, raciste, impérialiste, ou je ne sais quoi d'autres.

Pour finir, et je reviendrai là-dessus dans ma réponse : la démocratie directe est à l'évidence à rapprocher de la subsidiarité, notion éminemment liée au libéralisme politique.

à bientôt

Écrit par : LOmiG | dimanche, 29 août 2010

@LomiG
Je n'ai pas parlé de Rioufol mais de Blot.
Moi aussi je soutiens l'existence d'Israël et même plus. Ce n'est donc pas le problème.
Il y a de plus en plus de mecs qui n'ont rien de libéraux qui gravitent autour de LHC...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 29 août 2010

Salut,
qui ?
de quoi parles tu exactement ?
par ailleurs et par définition LHC n'est pas un groupe de purs libéraux. La charte définie autour de 3 valeurs larges vise a réunir de manière plus large : cela te pose t'il un problème ?
Nous avons volontairement décidé de tenter une union de libéraux et de conservateurs (il me semble assez grossier de les présenter comme des nationalistes). C'est le début, mais c'est prometteur : sera tu suffisamment ouvert pour en faire partie, ou la logique de parti avec sa ligne unique t'es-t-elle si indispensable ?
nous cherchons a unir les différences sans les nier, et pour en faire une richesse.

Écrit par : LOmiG | dimanche, 29 août 2010

LomiG
Blot n'est pas un conservateur. C'est un nationaliste dont nombre d'idées regroupent celles de l'extrême-droite. Le fait qu'il tente de se recycler vers une droite populiste ne change rien au fond de ses convictions, convictions qui apparaissent clairement dans les pages de son institut néo-socratique...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 29 août 2010

Mis à part les citations du dimanche occasionnelles, bof bof bof...

Écrit par : Martine | dimanche, 29 août 2010

ceci dit paris en liberal plane 'ultra socialisme mitterrandien' franchement!

Écrit par : romain blachier | lundi, 30 août 2010

@Romain
je n'ai pas compris : ????

Écrit par : l'hérétique | lundi, 30 août 2010

@ L'hérétique :
En dehors des attaques ad hominem, pourrait-on discuter ?
Tu dis que de plus en plus de gens non libéraux gravitent autour de LHC, je de demande qui ?
Je t'explique que contrairement à ce que tu affirmes, la démocratie directe est un mode de fonctionnement, comme l'as très bien rappelé Oe, qui permet d'éviter certaines dérives de la démocratie et justement d'éviter la tyrannie de la majorité. La démocratie est l'application de la subsidiarité (notion très importante à mes yeux) : qu'en penses-tu ?

Écrit par : LOmiG | lundi, 30 août 2010

@LOmiG
Dans l'histoire de l'humanité, les appels répétés et appuyés au peuple finissent bien souvent par des dictatures ou en tout cas, des régimes de type despotique :
César, Napoléon, Lénine, Hitler, Staline, je peux t'en citer une tripotée de ce genre.
La démocratie directe intégrale aboutit nécessairement à une oppression d'une majorité sur une minorité. C'est ce dont se méfient à peu près tous les penseurs libéraux...

Écrit par : l'hérétique | lundi, 30 août 2010

L'exemple de la suisse t'a été donné plus haut : faut-il faire comme s'il n'existait pas pour permettre à tes arguments de tenir, ou faudrait-il un peu remettre en cause ton idée ?

Par ailleurs, tu n'as toujours pas précisé à qui tu pensais dans ton propos concernant ceux qui "gravitent" autour de LHC. D'ailleurs on ne gravite pas autour de LHC : on peut en faire partie, si on le souhaite et si on est accepté. Tu as pour ta part décidé d'en sortir.

Écrit par : LOmiG | lundi, 30 août 2010

@LOmiG
LOmiG, il ne s'agit pas d'attaques mais de constats. Il reste bien sûr de nombreux blogues libéraux au sein du réseau, mais reconnais que non moins nombreux sont ceux qui viennent de la sphère nationaliste et conservatrice. Considère ne serait-ce que La Lime, qui est au comité directeur de LHC, ses analyses le rapprochent bien plus du MPF que de la droite libérale.
Roman lui-même se définit comme libéral, mais il met en avant son occidentalisme, qui le classe plutôt du côté d'une droite nationale et conservatrice.
Même quand ce sont des libéraux qui s'expriment, ils sont presque tous de la tendance Hayek-école autrichienne-libertariens...

Écrit par : l'hérétique | lundi, 30 août 2010

De tout temps le pouvoir a été une source de conflit. La démocratie directe associée a une forte décentralisation et a un scrutin proportionnel est un des meilleurs partage du pouvoir. Le peuple, en tant que 4ème pouvoir, et dans le respect de la séparation des pouvoir, a aussi un cadre d'actions définis par la constitution qu'il doit accepter. Dans ce contexte infiniment plus complexe il n'est pas impossible de voir la gauche faire alliance -de mauvais cœur - avec l'extrême droite pour défendre un objectif commun.

Écrit par : Oe | lundi, 30 août 2010

Je me demande comment on peut être à la fois occidentaliste et sympathisant de la droite nationale. Tous les partis composant cette dernière (MPF, FN, MNR) étaient contre la réintégration en 2009 de la France dans le commandement intégré de l'OTAN (seule bonne décision de Nicolas Sarkozy depuis trois ans). Comment pourrais-je me reconnaître là-dedans ? Si j'étais américain, je serais un « Tea Partier ». En France, rien ne me sied, pas plus la droite nationale que l'UMP.

Écrit par : Criticus | lundi, 30 août 2010

@Criticus
C'est parce que ton positionnement est neuf en France : il correspond à une évolution de la droite nationale (pas la droite nationaliste, ne pas confondre !). Il y a une recomposition de l'identité politique non plus sur la base des nations, mais sur celle des valeurs, de l'histoire et de la tradition. Le concept va te sembler bizarre, mais en fait, je devrais plutôt dire que tu appartiens au courant de l'Europe nationale, l'Europe étant entendue comme une nation.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 31 août 2010

En effet. Comme tu le dis, je me rattache davantage à des valeurs, une histoire et une tradition qu'à une nation, et surtout qu'à un État-nation artificiel. Et j'attire ton attention d'Européen sur le fait que les valeurs de l'Occident comportent la liberté.

Ce n'est pas un hasard si le libéralisme est né en Europe, et ne s'est développé qu'en Occident. Il a une vocation universelle, mais reste une philosophie d'Occidentaux.

Écrit par : Criticus | mardi, 31 août 2010

@Criticus
Mais le libéralisme a une valeur universelle, il n'a pas vocation à se limiter à une frange de la civilisation.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 31 août 2010

« Mais le libéralisme a une valeur universelle, il n'a pas vocation à se limiter à une frange de la civilisation. »

Je viens d'écrire : « Il a une vocation universelle, mais reste une philosophie d'Occidentaux. »

C'est qu'il faut que les libéraux comprennent, s'ils veulent défendre leurs idées de façon conséquente, et non se contenter de formuler des vœux pieux.

Écrit par : Criticus | mardi, 31 août 2010

@Criticus
Je ne suis pas d'accord avec toi. L'esprit du libéralisme souffle ailleurs qu'en Occident, sous d'autres formes.
Le soufisme, par exemple, en Orient, et également le taoisme en extrême-orient, même s'ils n'ont guère de prolongement politique, sont totalement solubles dans le libéralisme et vice-versa...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 31 août 2010

@LomiG
tiens, par exemple, quand la Lime écrit que cela ne le choque pas plus que cela qu'un innocent périsse de temps à autre quand la peine de mort est rétablie pourvu que l'ordre soit assuré, tu peux m'expliquer ce qu'il y a de libéral là-dedans ?
http://fboizard.blogspot.com/2010/08/il-y-un-article-dans-causeur-sur-la.html

Écrit par : l'hérétique | mardi, 31 août 2010

@ L'hérétique :
1) tu oublies une autre partie de son argumentation, qui est que sans peine de mort, des innocents aussi meurent.
2) je ne suis pas, contrairement à toi visiblement, en position de décerner des coupons de "bon libéral" / "mauvais libéral". Je me sens proche de la pensée libérale, comme d'aucune autre à vrai dire. Je ne suis pas sûr qu'être pour un rétablissement de la peine de mort doive forcément conduire à être classé dans le camp des anti-libéraux, mais je te laisse juger de cela : tu as l'air d'être tout à fait sûr de toi. Tellement sûr de toi.

Écrit par : LOmiG | mercredi, 01 septembre 2010

Pierre Manent est favorable à la peine de mort, et il est l'auteur de l'excellente « Histoire intellectuelle du libéralisme ».

Autrement dit, il a beaucoup plus fait pour le libéralisme en France que François Bayrou.

Écrit par : Criticus | mercredi, 01 septembre 2010

@LOmiG
être près à laisser exécuter un innocent sur la foi d'une erreur judiciaire, désolé, mais ce n'est pas vraiment dans la tradition libérale, surtout en justifiant le raisonnement par l'exemple. En revanche, je trouve un morceau d'anthologie comparable dans certains manuels d'inquisition médiévaux...
@Criticus
il voit dans l'abolition de la peine de mort la marque de l'affaiblissement de l'État, soir, mais est il vraiment pour ?

Est-ce qu'il a fait plus pour le libéralisme que Bayrou, bah, pas convaincu. Les deux patronnent la revue commentaires. Ils représentent plutôt des ailes différentes de la démocratie-chrétienne, à mon avis, avec une forte tendance vers le conservatisme pour Manent.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 01 septembre 2010

Personne n'est pour la peine de mort de gaîté de cœur, à part un pur sadique.

Mais je suis sensible à l'argument d'Alain Laurent (libertarien randien) selon lequel l'abolition de la peine capitale a fait s'affaisser toutes les peines de prison : la perpétuité n'existe plus, les peines longues sont systématiquement réduites de moitié, et les peines courtes sont le plus souvent aménagées en solutions alternatives. Il faut au moins s'interroger sur ce processus : comment se fait-il que l'abolition de la peine capitale se soit accompagnée d'une abolition de la peine... tout court ?

Une fois que l'on réfléchit à cela, on relativise l'argument de l'irréversibilité de l'exécution d'un innocent : si abolir la peine de mort signifie ouvrir la voie à une justice où les coupables ne purgent plus leur peine, ou purgent des peines dérisoires, est-ce vraiment préférable à la peine de mort ? Quand je vois qu'un chanteur passe quatre ans en prison après avoir tué une femme à coups de poings et l'avoir laissé crever, je ne suis pas moins choqué par le sort de l'actrice assassinée que par celui d'un condamné à mort injustement exécuté. Cela ne veut pas dire que la peine de mort est la panacée, mais plutôt qu'elle constitue un garde-fou.

Écrit par : Criticus | mercredi, 01 septembre 2010

@Criticus,
Vraiment, imaginez-vous etre en situation critique un jour, quand innocent^^^
Bonne soirée

Écrit par : Martine | mercredi, 01 septembre 2010

Je n'ai pas dit que j'étais pour la peine de mort. Je demande juste à ses opposants passionnés de proposer un système judiciaire où tout en n'étant pas exécuté, un assassin passe toute sa vie derrière les barreaux, et non quelques années comme aujourd'hui.

Écrit par : Criticus | mercredi, 01 septembre 2010

@Criticus
ça, tu sais que je te suis à 100% là-dessus.
C'est marrant, mais en jetant un oeil à un billet de la lettre volée sur Manent, et cela ne m'étonne pas que l'auteur te plaise. Il est 90% compatible avec les idées que tu exprimes.
http://www.lalettrevolee.net/article-2053225.html

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 01 septembre 2010

C'est avec Manent que j'ai pour ainsi dire découvert la pensée libérale. Manent est clairement tocquevillien. Je pense qu'il a joué dans le fait que je le sois également.

Écrit par : Criticus | jeudi, 02 septembre 2010

@Criticus

Pour l'instant, je n'ai qu'un aperçu fugitif de sa pensée, mais j'ai lu (et commenté) l'intégralité de la Démocratie en Amérique, et cela m'apparaît comme des pensées très éloignées : par exemple, Manent considère que la religion doit être un ciment incontournable de la nation, quelle que soit son échelle, tandis que Tocqueville la réduit à la sphère exclusivement privée et lui ôte tout rôle politique.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 02 septembre 2010

Il y a une différence plus grande entre les deux, à mon sens : Tocqueville écrivait dans une société (française ou américaine) exclusivement chrétienne. Le questionnement n'était donc pas du tout le même sur ces thèmes à son époque qu'à celle de Manent, i.e. la nôtre. Constant attachait beaucoup d'importance au christianisme, et pourtant, personne n'a fait de lui un théocrate...

Écrit par : Criticus | jeudi, 02 septembre 2010

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