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mercredi, 21 avril 2010

Absentéisme, Royal a raison !

J'ai trouvé que Ségolène Royal avait une réaction de bon sens à propos de l'absentéisme scolaire. En règle générale, on a d'un côté les maniaques de la répression qui proposent de sucrer les allocations familiales quand les écoliers sont absents. Débile. Ces allocations sont utiles, en revanche, les défaillances de la famille montrent qu'elles ne sont pas capables de les utiliser correctement pour le bien de leur progéniture. De l'autre, on a les habituels pédagogolâtres bêlant et donneurs de leçons qui estiment qu'il ne faut pas pénaliser la pauvre famille, pas exclure davantage et que tout ça, c'est la faute de la méchante société qui rend les enfants absentéistes et violents, les pauvres. Encore plus débile. La position de Royal me paraît correcte : elle suggère de retirer les allocations aux familles et d'en confier la gestion aux écoles dans lesquelles sont les élèves concernées. Attention au surcroît de paperasse, mais en dehors de cela, cela me paraît le bon sens d'agir ainsi. On amène ainsi les familles démissionnaires à s'amender si elles ont les moyens de le faire : Royal a raison de signaler la situation particulière des femmes seules avec enfants. J'ajoute quelque chose, l'absentéisme est une chose, mais cela ne me semble pas la conduite la plus grave de la part d'un élève ; c'est d'abord la délinquance qui devrait faire l'objet d'actions vigoureuses, et, in fine, elle a raison de conclure en disant «J'estime que l'on n'a pas besoin d'un vocabulaire de combat, mais d'une action de combat contre la délinquance.» Ce n'est pas souvent que je serai en accord avec Ségolène Royal sur les questions d'éducation, et donc, pour le compte, cette fois-ci, voilà une occasion de souligner une convergence.

NDLR (encore un message privé au baveux), en ce moment, je me sens des humeurs de poule pondeuse de billets.

00:09 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : royal, école, absentéisme |  Facebook | | |

Commentaires

Franchement je te le dis tout net, si tu commences à commenter les actions politiques de Ségolène Royal tu ne vas pas arrêter de dire : " Mais elle a raison! Mais c'est du bon sens! Pourquoi personne n'y avait penser ou oser le dire avant? etc..." Bref tu vireras Royaliste.
Alors fais gaffe parce que c'est un virus virulent. Une fois que tu l'as attrapé tu ne peux plus t'en échapper ;-)

Écrit par : Asse42 | mercredi, 21 avril 2010

Allocs gérées par l'école ? Pourquoi pas...
Mais je crois qu'il y a déjà la possibilité de les faire gérer par les assistantes sociales, j'ai vu le cas à Meudon en 1984 ou 1985.

Écrit par : estelle92 | mercredi, 21 avril 2010

L'école n'a pas à gérer les allocations familiales.Ce n'est pas son rôle.A force de tout mélanger on ne sait plus "qui doit faire quoi"

Écrit par : cath37 | mercredi, 21 avril 2010

Les allocs sont avant tout destinées à aider les parents à faibles revenus à éduquer leurs enfants.
C'est donc avant tout pour payer les cantines, les fournitures scolaires et les activités extra scolaire comme les sorties pédagogiques, ça serait donc bien que les allocs soient mise sous tutelle par les établissements scolaires des enfants concernés.
C'est une mesure temporaire et ne concernera que quelques milliers de familles, celà obligera aussi les familles concernées à reprendre contact avec les établissements et les personels éducatifs.

Écrit par : superpado | mercredi, 21 avril 2010

@Asse42
Oh, si, je la connais. Et je peux t'assurer que dans bien des cas, j'ai de lourds désaccords avec elle...Mais bon, là-dessus, elle a objectivement raison.
@Catherine
C'est pourtant le plus logique : l'essentiel des aides a vocation à servir dans le domaine scolaire (cantine, fournitures, vêtements et cetera...). En tout cas, cela devrait au moins concerner l'allocation de rentrée scolaire au minimum.
@estelle92
Je pense qu'il faut passer à quelque chose de plus systématique. Je ne pense pas les assistantes sociales appropriées pour cela.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 21 avril 2010

Je pense que la position de Ségolène Royal est bonne, et je pense que elle mérite d'être exposée.

Certain parent sont de mauvaise volonté, c'est vrai, mais d'autres sont juste dépassé par la situation. Et ça, c'est bien de le dire.

Écrit par : Phil | mercredi, 21 avril 2010

Ancien de droite je commence à devenir centriste voir Segoliniste, j'ai toujours était fermement opposé à pas mal de ces postures et idées que je trouvait people mais en creusant dans le FOND je me suis rendu compte que malheuresement pour moi elle a raison quite à en deplaire à Asse42, elle à souvent du bon sens dans ces analyses, car parfois les alocs sont mal gérés parles parents mais l'ideal SERAI DE SEPARER LE COMPTE BANCAIRE DE L'ENFANT A CELUI DU PARENT DE TELLE SORTE QUE LES COURSEs SOIT TRACées AVEC POSSIBILITE D'AUDIT DE LA CAF, CELA DESENGORGERAI UN PEU LES ECOLEs QUI MANQUEnt DEJA D'EFFECTIF POUR LEUR MISSION D'EDUCATION

Écrit par : Mathis | mercredi, 21 avril 2010

Contribution intéressante sur le site DA

http://www.desirsdavenir.org/les-d-bats-participatifs/un-nouveau-pacte-ducatif/l-absent-isme-scolaire-ou-quand-la-d-magogie-s-att

Écrit par : Alex | mercredi, 21 avril 2010

@Mathis,
Une forme de tutelle?
Il est vrai que les chefs d'établissements croulent déjà sous les formalités administratives...

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

Je voudrais rappeler que les directeurs d'écoles élémentaires sont aussi des enseignants : travail administratif + animation école + faire la classe ça fait beaucoup pour une seule personne !

Écrit par : cath37 | mercredi, 21 avril 2010

Juste un petit mot pour appuyer Martine.

Enseignants comme directeurs d'école croulent sous les responsabilités.
Mal payés pour "tenir" une classe, faire la classe, ils doivent "éduquer" les élèves et en plus devenir comptables ?
Il faut se rendre compte déjà de la tonne de travail que l'enseignant fait en dehors des heures de cours, chez lui, sans être payé bien sûr (corrections, fichiers élèves, livrets, préparation de cours ...).

Et qui va croire que l'Etat, qui supprime en masse des postes va en créer pour appliquer ce système ?

Aux parents de gérer leurs enfants.

Écrit par : Ele | mercredi, 21 avril 2010

Non cette idée ne me parait pas bonne du tout. Parent d'élève élu en CA, en conseil de discipline, je vois trop de ces familles où les enfants ne sont pas en cours ... ce qui d'ailleurs ne veut pas dire qu'ils ne soient pas dans l'établissement (une aberration certes mais une réalité, manque de surveillants oblige ils passent entre les mailles du filet) .
Des parents qui lors des conseils de discipline se reposent souvent sur l'école pour régler le problème ... "on n'y arrive pas/plus, c'est à vous de jouer" c'est en substance le message qu'ils nous renvoient.
Or confier la gestion des allocs à l'école c'est exactement légitimer ce message et c'est totalement contre-productif!
le problème c'est de rendre de l'autorité aux parents, les épauler pour que cette autorité ne vire pas non plus à l'autoritarisme ou pire à la maltraitance, c'est d'épauler des familles dépassées sans les victimiser , ni les déresponsabiliser ... un travail délicat, et qui passe aussi par du recrutement de personnel compétent et b[stable ]b dans les équipes de réussite éducative ou les associations d'aide parentale .
J'insiste sur stable car comment réussir ce boulot avec des emplois précaires , des éducateurs qui changent si souvent qu'aucune relation de confiance ne peut s'établir.
Des emplois stables qu'on pourrait financer en partie avec la réquisition des allocs .... elles financeraient ainsi un dispositif conforme à leur destination : l'éducation des enfants.

Écrit par : khany | mercredi, 21 avril 2010

C'est au sein de l'établissement scolaire qui connaît l'élève que le problème doit être géré, en liaison avec les parents (la mère le plus souvent, hélas), et qui peut proposer la solution la plus appropriée pour responsabiliser l'élève et ses parents : soutien psychologique, "contrat" entre l'élève, ses parents et l'établissement, recours à une assistance sociale, ...

Je ne vois pas en quoi le "problème administratif" serait insurmontable. Ce n'est qu'une ligne dans un budget !

Il existe bien des cours de soutien scolaire organisés pendant les vacances ! Des interventions extérieures sont bien organisées sur la sécurité, la drogue, la sexualité...Ce n'est qu'une question d'organisation au niveau soit de l'Académie, soit du département, soit de la municipalité...et de VOLONTE politique.

Écrit par : Max | mercredi, 21 avril 2010

Si je comprends bien Max, les aides de l'état pour aider les familles les plus faibles, vous les redirigeriez pour financer du personnel suplémentaire c'est bien ca?

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

Personnellement, ayant connu des situations où les parents s'accaparaient les allocations alors que des gamins étaient grondés ou battus quand ils rentraient avec la liste des fournitures scolaires car elle était jugée trop onéreuse, et d'ailleurs ils en avaient rarement l'intégralité en achats, et toujours le plus bas de gamme possible, donc du mauvais matériel,

quand des gamines devaient faire du baby-sitting dès l'âge de 13 ans pour se payer vêtements et fournitures scolaires, sans parler des actes de délinquance possible pour s'en procurer, je dis OUI.

Je vois que Kermitt s'en prend plein la figure depuis quelques posts...
Il l'a un peu cherché, mdr !!!

NDLR : bon, je le supprime à ta demande, en effet...Je trouve que Youtube devrait donner un avertissement, parce que ce genre de vidéos peut être regardée par de jeunes enfants qui ne se doutent de rien.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Attention, le lien dans mon précédent commentaire n'est pas visible par les personnes sensibles et les enfants.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Oh mon dieu, supprime-le César, je n'avais pas vu la fin !!!

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Mes excuses les plus plates à Kermitt, je pensais que ce genre de vidéos était non grata chez youtube.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Je remets mon précédent commentaire, sans lien foireux cette fois-ci, pour quand César aura eu l'obligeance de corriger ma grossière erreur :

Personnellement, ayant connu des situations où les parents s'accaparaient les allocations alors que des gamins étaient grondés ou battus quand ils rentraient avec la liste des fournitures scolaires car elle était jugée trop onéreuse, et d'ailleurs ils en avaient rarement l'intégralité en achats, et toujours le plus bas de gamme possible, donc du mauvais matériel,

quand des gamines devaient faire du baby-sitting dès l'âge de 13 ans pour se payer vêtements et fournitures scolaires, sans parler des actes de délinquance possible pour s'en procurer, je dis OUI.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

@Luciole,
Les juges de tutelle existent.Alors j'ai du mal à comprendre ce schmilblick...

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

Ben y'a plus qu'à supprimer les allocs !
Franchement, savez-vous que parfois, les parents d'enfants qui délinquent ne perçoivent aucune allocation ! Je précise juste que : quand le jeune perd l'espoir d'être reconnu en tant qu'être ayant de la valeur par l'institution, il investit cette énergie dans la recherche de la reconnaissance de sa singularité auprès de ses pairs. Il se construit alors en dehors du système, à travers sa capacité à braver l'institution, à travers un détachement apparent vis-à-vis de l'échec qu'il vit. C'est alors une torture pour tout le monde. L'inscrire dans un fichier, supprimer les allocs (quand il y en a) : Nous entrons dans une dictature molle ! J'adhère pas du tout et tout ça me fout la frousse !!!

Écrit par : JBL | mercredi, 21 avril 2010

Martine, les juges de tutelle ? Mais ce genre d'abus passe à l'intérieur des familles, vous croyez que tous les enfants martyres sont connus ?
Quand on s'en aperçoit, oui, mais combien sont inconnus ?
La plupart de ces victimes gardent le silence.
On sait que, dans des affaires récentes, bien que des enfants soient en danger de mort, aucune surveillance efficace n'a été exercée, alors pensez, un gamin qui se reçoit une trempe ou qui est lésé financièrement, qu'est-ce qu'on s'en fiche...

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Il faut juste une fois réinstaurer la responsabilité parentale dans tout cela. Ce sont eux, qui volontairement ou involontairement après une nuit de plaisir ont mis quelqu'un sur terre dont ils sont responsables pour le reste de leur vie.
J'entendais encore ce matin dire qu'il faut instaurer en école quelqu’’un pour mettre de l'ordre dans l'école (le pauvre après une semaine il se trouve en tôle). Il faut une fois pour tous apprendre à ces "parents", enfants des parents s 68ards, que la responsabilité commence avec eux!!

Écrit par : Cap'tain Haddock | mercredi, 21 avril 2010

Il faut juste une fois réinstaurer la responsabilité parentale dans tout cela. Ce sont eux, qui volontairement ou involontairement après une nuit de plaisir ont mis quelqu'un sur terre dont ils sont responsables pour le reste de leur vie.
J'entendais encore ce matin dire qu'il faut instaurer en école quelqu’’un pour mettre de l'ordre dans l'école (le pauvre après une semaine il se trouve en tôle). Il faut une fois pour tous apprendre à ces "parents", enfants des parents s 68ards, que la responsabilité commence avec eux!!

Écrit par : Cap'tain Haddock | mercredi, 21 avril 2010

@Luciole,
Ca va^^.
Il y a aussi explosion de vente d'électroménager en Septembre sans que les enfants soient battus ou martyrisés.

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

Tout commence avec la manière comment on éduque ses enfants. tout est dans les mains dans les parents, si non il faut les stérilisés( pour les français: les parents potentiels). Les ventes electro-rmenagers ne peuvent qu'augmenter dans ce cas là.

Écrit par : Cap'tain haddock | mercredi, 21 avril 2010

Tout commence avec la manière comment on éduque ses enfants. tout est dans les mains dans les parents, si non il faut les stérilisés( pour les français: les parents potentiels). Les ventes electro-rmenagers ne peuvent qu'augmenter dans ce cas là.

Écrit par : Cap'tain haddock | mercredi, 21 avril 2010

Martine : ce sont des choses vécues dont je parle, et elles ne sont pas si rares que vous le croyez, malheureusement.
Et je peux vous assurer que ce sont des épreuves très difficiles à vivre pour des enfants, donc je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle là dedans, je dois manquer d'humour, peut-être.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

@Luciole,
Ou vivez-vous?
Et puis, généraliser...Je n'aime pas les raccourcis simplistes.
Ou ai-je fait de l'humour?
Je vous l'ai déjà précisé, le terrain treize années que j'y sévis.
Et vous?

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

Je vous ai déjà dit, je vis en Belgique (depuis plusieurs années).

Je ne généralisais pas, je parlais de cas que j'ai personnellement approchés ou vécus de l'intérieur dans le cercle de mes connaissances ou lorsque j'étais éducatrice dans ma jeunesse. Ceci n'était pas une généralité, mais il est vrai que dans lot de familles, les allocations ne vont pas aux fournitures scolaires. Certaines servent même à des dépenses futiles...

Dans certaines familles, oui, les enfants sont victimes de maltraitance, loin de moi l'esprit de généraliser.

Je suis parent d'un enfant atteint d'un syndrome d'Asperger, en classe inclusive à l'heure actuelle, je suis membre de la Ligue des Droits de l'Enfant où nous militons pour l'école inclusive.
Je suis membre du collectif des démocrates handicapés et du modem et des commissions Modem handicap et éducation où je présente un projet d'école inclusive, réalisé en collaboration ou relecture ou information de ce projet avec des associations et des professionnels : conseiller pédagogique, professeurs, orthopédagogues, directeurs d'établissement, professeurs universitaires, cabinet de ministère, acteurs politiques, médias.

Selon ces spécialistes, les meilleurs projets sont d'ailleurs ceux portés à la fois par les parents et les professionnels.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Mouais, mouais mouais...
Si vous saviez à quel point, combien les cartes de visite ne m'impressionnent plus depuis fort longtemps!

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

J'ai oublié : ma profession actuelle n'a rien à voir, ou si peu, avec l'enseignement puisque je suis consultante en entreprise.
Mais vous-mêmes, "sur le terrain", vous exercez quelle activité ?

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Vous m'avez demandé, j'ai répondu. Et je ne vois pas en quoi être membre d'association ou de parti politique est impressionnant, à moins d'y avoir de hautes responsabilités, ce qui n'est pas mon cas. J'ai d'abord une vie familiale, puis professionelle, puis associative, la politique n'étant que 4e dans l'ordre de mes priorités.
J'en profite pour m'inscrire à nouveau au fil car j'ai l'impression que je ne reçois pas bien les messages de nouveaux commentaires.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 21 avril 2010

Bonne soirée Luciole :))

Écrit par : Martine | mercredi, 21 avril 2010

je débarque et je n'ai pas lu les autres commentaires ... je dirais simplement qu'on peine à avoir de bonnes idées ... pas facile... donc si je comprends bien l'idée: comme on ne peut peut donner la fessée aux mioches, on la donne aux parents ... mouais ... donc attendons que les mioches deviennent parents à leur tour pour les "recadrer" ... n'importe quoi !

Écrit par : Mirabelle | jeudi, 22 avril 2010

C'est un sujet qui ne mérite pas de débattre:

1- la mesure de Sarko est inapplicable et ne sera pas appliquée
2- celle de SR ne le sera pas plus.

Pourquoi? Parce que l'absenteisme scolaire est multiforme et allez les distinguer! Bon courage!

Le gouvernement actuel, qui ne saurait durer encore très longtemps mais verra l’arrivée de femmes et d’hommes fabriqués au même moule, s’est fait le champion de la « solution clef-en-mains ». A tout problème sa solution. Solution qui plus elle est simpliste et simplificatrice, plus elle est assénée à longueur d’antenne.

Prenons le -réel- problème de l’absentéisme scolaire. Votre enfant sèche les cours ? Peu importe la raison ! Chère Madame, cher Monsieur, votre fille, votre fils présente bien évidemment les symptômes du futur délinquant ! Par conséquent, vous serez mis à l’amende ! Motif : défaut d’éducation ! Et que ça saute ! Ce que l’on ne vous dit pas en revanche, c’est que depuis très longtemps, la loi prévoit DEJA des sanctions pour les -rares- parents défaillants. Peu importe, cela ne fera jamais qu’un texte de loi de plus sur le mille-feuilles législatif.

Pourtant l’absentéisme scolaire est un sujet qui mérite qu’on s’y arrête, mais avec sérieux et un minimum de compétence.

Il est d’abord incontestable que l’absentéisme a augmenté ces dix dernières années. A condition de croire les chiffres qui sont annoncés sans véritablement être issus d’un outil existant. Mais admettons que les pourcentages annoncés reflètent la réalité du terrain : la moyenne couramment admise est de 5% avec des pointes à 10% dans les lycées, notamment les établissements professionnels. (Ce qui signifie que 90 à 95% des élèves de ce pays sont très normalement chaque jour devant leurs professeurs… On peut aussi le dire comme ça).

Les causes de l’absentéisme sont très différentes selon les âges, selon les vécus des élèves concernés, selon les établissements, selon l’environnement des établissements, etc. Pourtant, à entendre le Ministre de l’Education Nationale, il n’y a qu’une cause : la démission des parents. Donc une seule solution : l’amende ! Or il en est tout autrement dans la réalité.

On peut évidemment être absent parce qu’on n’a pas envie d’aller à l’école. Tout simplement. C’est l’école buissonnière type. Mais il existe bien d’autres explications à l’absentéisme scolaire :

- L’élève présent en cours mais totalement « absent » par l’esprit. On sanctionne les parents ?
- L’élève qui n’ose pas dire qu’il est menacé ou racketté à l’école et refuse d’y aller. On sanctionne les parents ?
- L’élève qui souffre de phobie scolaire mais ne sait pas le verbaliser. On sanctionne les parents ?
- L’élève qui travaille parallèlement à ses études (il y en a de plus en plus dès la terminales, voire la première) et qui s’absente. On sanctionne les parents ?

On le voit, il est impossible d’englober l’absentéisme scolaire dans la seule volonté qu’auraient nos enfants de ne pas aller, par seule fainéantise, à l’école. Il est donc tout aussi illusoire et démagogique de proposer comme unique solution de sanctionner les parents en les privant de tout ou partie de leurs allocations. Que cette décision soit prise par les collectivités locales, ou par les Préfets comme un amendement à la loi LOPSI2 le prévoit, mieux vaudrait, pour une fois, permettre à l’élève d’exprimer les raisons de ses absences récurrentes. Pour cela, encore faut-il qu’il trouve des interlocuteurs le plus tôt possible à l’intérieur de son établissement scolaire : professeurs, CPE (Conseiller Principal d’Education), infirmier(e) scolaire, psychologue scolaire.

Et à condition d’en venir ENFIN à des « unités éducatives » de taille humaine, c'est-à-dire des écoles (écoles primaires/collèges/lycées) accueillant au minimum 60 élèves et au maximum 100 à 120. A condition de toucher à la STRUCTURE de l'Education pour ENFIN faire cette Révolution Scolaire dont Ségolène parlait en...2007! Et là bon courage aussi!!!!



Chris
www.profencampagne.com

Écrit par : Chris | jeudi, 22 avril 2010

Bonjour, je pense que les absences sont dû à des classes surchargées (30 dans ma classe), des classes mélangé, des professeurs débordés, et à une ambiance bordélique en classe (pas moyen de travailler).

Facilitez l'exclusion des bordéliques et non pas des absents !

Pas de bordélique = Beaucoup moins d'absences!

Écrit par : Le lycéen | mardi, 11 mai 2010

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