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jeudi, 10 juillet 2008

Ras le bol de la mixité sociale

S'il y a bien un concept dont on nous bassine les oreilles tant à droite qu'à gauche, c'est la fameuse mixité sociale, concept fumeux par excellence.

Alors, hop, un bon coup de pied dans la fourmilière pour déterrer les arrière-pensées.

Parce que le credo, c'est de se dire que l'on va mélanger les classes sociales, et que par l'opération du Saint-Esprit, les classes sociales défavorisées vont s'élever.

Du flan.

La vraie question, c'est de savoir si l'on veut que l'ascension sociale soit possible. Or, absolument rien ne garantit que la dite mixité sociale garantisse cette possibilité d'ascension. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi sous les 3ème et 4ème républiques l'ascension sociale a ététrès forte, alors que la France vivait dans une société encore rurale avec plus de 80% de citoyens à la campagne, et des barrières nettes entre classes sociales ? Il est vrai que nous vivons dans une société urbaine et de loisirs. Autrefois, il fallait choisir entre les durs travaux de la ferme et les études. Aujourd'hui, on doit faire le choix entre le savoir et la play-station.

Donc, je refuse l'équation mixité sociale = ascension sociale. La gauche, et particulièrement les bourdieusistes ont contaminé à l'envie la sphère politique avec cette idée reçue. 

Une vraie politique sociale, c'est donner la possibilité à toutes les classes sociales d'intégrer les élites de la nation dans tous les domaines, sachant, que bien évidemment, cela ne pourra concerner qu'un nombre restreint d'individus. Il y a aura donc une sélection, et elle se fera au mérite et à la compétence.L'illusion égalirariste, c'est de dire qu'il y en aura pour tous.

Un véritable objectif de mixité sociale, c'est de favoriser la perméabilité entre classes sociales, et, pour cela, il faut permettre aux individus les plus ambitieux et les plus compétents de pouvoir s'extraire de leur milieu ambiant. Le mélange des milieux ambiants, je suis loin d'être convaincu que cela soit productif. On asseoit au contraire le règne de la médiocrité.

Pas de classes d'excellence pour produire des élites, par exemple, dans les écoles, irresponsabilité généralisée au sein des entreprises (les grosses, du moins) et des administrations.

Sarkozy à Pékin, réaction de Marielle de Sarnez

Sarnez.jpgMarielle de Sarnez estime que le président Nicolas Sarkoy "a pris sa décision depuis longtemps" de participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin et juge "troublante" l'attitude de la France ces derniers mois à l'égard de la Chine. Marielle de Sarnez a regrette que la France, depuis les manifestations de Paris contre la répression au Tibet, n'ait cessé "de s'excuser, d'envoyer des émissaires à Pékin". "Toutes ces excuses à répétition de la France ont troublé notre image et l'ont singulièrement affaiblie. Je trouve qu'on a mal géré tout cela. ce qui est troublant, c'est le contexte de cette décision (...), les tergiversations de la diplomatie française auxquelles ça a donné lieu. Nous avons en quelque sorte cédé aux intimidations chinoises et au chantage chinois. Tout ceci n'a pas grandi l'image de la France. l'Allemagne sait parfaitement parler avec les Chinois qui sont un grand peuple et respectent d'autant ceux qui leur disent les choses en face. Angela Merkel parle des droits de l'homme pas seulement au Tibet mais aussi en Chine".