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dimanche, 02 mars 2008

MRAP contre Jean-Luc Forget, quelle erreur !

Le MRAP a porté plainte contre le candidat MoDem de Toulouse pour les municipales 2008, Jean-Luc Forget. Selon le MRAP, voilà les propos "racistes" qu'aurait tenu Jean-Luc Forget :

« tout le monde veut avoir son Arabe ou ses Arabes sur la liste, moi compris. »

Parfois, le MRAP tape juste. Parfois seulement. Parfois, il défend de mauvaises causes. Parfois encore, il sombre dans la démagogie et le ridicule. On peut dire que cette fois, il a touché le jackpot en la matière.

1746416888.JPGFaut-il être grand clerc pour comprendre l'ironie  amère qui transparaît dans les propos de Jean-Luc Forget ? C'est pourtant clair, et c'est ainsi que j'avais compris cette phrase bien avant qu'elle ne tourne au vinaigre : ce que dénonce Jean-Luc Forget, c'est évidemment l'instrumentalisation du communautarisme et de la diversité ethnique à des fins purement politiciennes.

Je crois qu'au contraire, il exprime son amertume de voir que l'on ne propose aux Français d'origine maghrébine qu'un rôle subalterne de faire-valoir. Dire que lui aussi tombe dans ce travers revient à admettre honnêtement qu'il ne fait pas forcément mieux que les autres sur ce point. Mais, pour lui, ce ne devrait pas être parce que quelqu'un est d'origine maghrébine qu'il a vocation à figurer sur une liste, maistout simplement en raison de sa compétence et de son engagement.

Présenter des "Arabes" sur une liste à seule fin d'avoir des "Arabes" sur la dite liste, c'est se moquer des "Arabes" en question et plus généralement des Français d'origine maghrébine. Car, une fois les élections finies, que deviennent-ils ces candidats de la diversité, dans la vie publique française ?

Voilà une vraie question, je crois, et c'est celle-là que Jean-Luc Forget amène dans le débat d'idées démocratique. Alors voir des propos racistes là-dedans, cela suppose d'être soit tordu, soit stupide. Pour ma part, j'y vois tout l'inverse. 

Humeur mauvaise et féroce...

Je mettrai l'univers à feu et à sang,
Les temples feront brûler pour moi l'encens.
Campagnes dévastées et cités soumises
Je me comporterai comme en terre conquise.
La tempête, la Peste et la Famine me seront acquises
Ici-bas, en Enfer comme au Ciel, j'agirai à ma guise.
Qui suis-je, moi, le maître de l'Apocalypse ?
Fini, le temps de la cannelle, du sucre et du gypse.
Quand sonnera l'heure ultime du jugement dernier,
Je pourrai clamer qu'il n'est un enfant que j'ai épargné.
âme passionnée avide de destructions,
Tu ébranles les fondements de la création.
J'entends un cri étrange dans la nuit :
Les chants magnétiques d'une haine démunie.
Je n'ai rien d'autre à vous offrir
Que l'amertume d'une haine inassouvie,
Passion insipide encore mal dégrossie.

Les cieux vomiront des hécatombes
A l'heure où j'irai danser sur vos tombes.
Les prêtres disposeront leur candélabres,
Des soutanes, des mitres et des faces glabres.
mais que pourriez-vous faire, pauvres ombres,
Face à la Haine toute-puissante et sombre.
Quand bien même réciteriez-vous vos oraisons funèbres,
Qui m'empêchera de répandre sur vous mes ténèbres,
Et de vous briser une à une les vertèbres
Quand vous détaleriez comme des zèbres.
Car nul ne saurait vous sauver de cette haine
Qui m'habite, me dévore et s'est faite à moi souveraine.
Des calamités, nul ne saura établir le registre
Le jour où j'aurai achevé mes oeuvres sinistres.
Terre ravagée, terre de crimes et d'abominations
Crois-tu avoir touché les tréfonds de la désolation ?
Détrompe-toi lourdement pauvre humanité,
Le pire est à venir, tu n'as rien affronté
Je te prépare, tu ne le sais pas, maux et désastres,
Et ma haine va enfin briller tel un astre.

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J'entends un cri étrange dans la nuit,
Les chants magnétiques d'une haine démunie.
 
C'était pour se changer les idées : place à la poésie :-) Une fois prochaine, je publierai Joie Triomphale :-)