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jeudi, 09 novembre 2006

Le budget 2007 et l'endettement de la France

Publication sur Hérésie avec l'accord d'Alain Duchesne , webmestre et auteur de l'article sur le blog La Pévèle

                  Le budget présenté par le gouvernement est annoncé comme une prouesse car il devrait permettre, avec l’hypothèse d’un taux de croissance de 2,3 % en 2007, de ramener le taux d’endettement de l’Etat à 63,6 % du PIB (chiffre INSEE). Si le gouvernement suit cette ligne se sera la première fois depuis son arrivée qu’il baissera ce ratio.

Le PLF (Projet de Loi de Finance) est construit autour d’un déficit de 41,6 milliards d’euros contre 42,7 milliards en 2006 et 43,5 milliards en 2005. Cela veut dire qu’annuellement les recettes de l’Etat ne suffisent pas à satisfaire ses dépenses. En 2007 les dépenses auront augmenté de 0,8 % (selon le PLF). (Malgré la suppression de 15 000 postes de fonctionnaires dont la moitié dans l’éducation soit trois fois plus qu’en 2006). Rappelons également que dans les dépenses annuelles de l’Etat sont comptabilisées les remboursements de la dette (plus de 15 % des dépenses, ce qui correspond à nos impôts sur les revenus). Dans ces conditions vous comprendrez avec moi que l’endettement en valeur ne peut pas diminuer. Au contraire il ne fait qu'augmenter.

La baisse du taux d’endettement qui est mesuré par : Endettement / PIB se comprend par le fait que l’endettement s’est élevé moins vite que la croissance.

Selon le ministère des finances le PIB de la France devrait atteindre1783 milliards pour 2006.

Dans ces conditions la dette publique devrait s’établir à environ :

      1152 milliards en 2006, soit 64,6 % du PIB de la France.

Selon le ministère des finances le PIB de la France devrait être de 1 856 milliards en 2007. Dans ces conditions la dette publique devrait s’établir à environ :

      1180 milliards en 2007 si on respecte le ratio de 63,6 % du PIB de la  France.

Si le ratio d’endettement était resté stable par rapport à 2006 nous aurions un endettement de 1198 en 2007 (soit 0,646 . 1856). La baisse de 1 % du ratio d’endettement nous permet d’éviter 18 milliards de dette supplémentaire.

Conclusion : La dette décélère mais reste plus importante qu’au début du quinquennat. Au total la hausse de la dette sur ces cinq ans aura était de 246 milliards d'euros ! Le taux de prélèvements obligatoires aura  augmenté passant de 43,1 % du PIB en 2002 à 43,7 % en 2007 (selon le PLF présenté par le gouvernement). Pour rappel : les prélèvements obligatoires concernent tous les impôts et les cotisations sociales versées. Les ponctions de l’Etat sur la richesse ont été de plus en plus importantes durant ces cinq dernières années.

Jacques Chirac soutenu par l'UMP nous avait annoncé la baisse des impôts sur le revenu de 30 %. Nous avions annoncé que cela obérerait notre croissance et que cela était intenable financièrement (voir ma note sur : La baisse des impôts était-elle souhaitable ? : archives sur ce blog).

Le gouvernement n’a pas pu mener la politique qu’il avait annoncée car la conjoncture n’était pas propice. Cette politique aura été très dommageable pendant ce quinquennat. Le chômage aura dépassé à certains moments plus de 10 %.

Ce gouvernement comme nous l’avions annoncé a fait croire aux français qu’il allait mener une politique de réduction fiscale volontariste, (politique inadaptée en période de ralentissement et de faible confiance des agents économiques).

C’était faire preuve d’une méconnaissance des fonctionnements réels de l’économie, 

 à moins qu’il ne s’agisse là que de manœuvres électoralistes. A vous de choisir !

23:03 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Politique, économie, UDF, Buget |  Facebook | | |

Commentaires

Le budget 2007 et l'endettement de la France…

Comment pensez-vous qu’il soit possible d’avoir un budget sain et transparent tant que la corruption de la classe politique n’aura pas été éradiquée ?...

Suivez attentivement le déroulement de l’affaire Clearstream.

Cette affaire, qui embarrasse de Villepin, et d’autres personnalités, ne pourrait être que l’écume du tsunami qui arrive sur la classe politique….

Ce tsunami aurait une première vague qui serait la révélation du détournement des indemnités de la guerre du Golfe par François Mitterrand, et qui se monte 3,5 milliards de dollars….

D’autres vagues pourraient ensuite arriver et nous débarrasser de tous les dirigeants politiques, de gauche et de droite, qui, depuis trois décennies, s’engraissent aux dépends des citoyens…

Le niveau de corruption en France est malheureusement confirmée par l’Institut des Affaires Economiques (Institut of Economic Affairs / London ) qui a estimé, le 22 juin 2006, que notre pays est le plus corrompu des pays industrialisés.

Le classement s’établit en médailles d’or, d’argent de bronze :

France : 4 médailles d’or !...

Japon : 3 médailles d’or !...

Italie : 2 médailles d’or !...

UK : 3 médailles de bronze!...

Il faut avouer que la lutte a été très serrée avec les Japonais et les Italiens, mais nous sommes les vainqueurs !!!!....

A vrai dire, il est possible que l’année prochaine nous aurons encore plus de médailles d’or, et peut-être même un « Special Award » pour ce détournement de fonds publics.

Afin d’en savoir plus, je vous recommande le Blog « l’UMP et la formation humaine des jeunes » que je viens de créer et qui est, d’abord, un lieu de réflexion sur les possibilités de formation des jeunes par la navigation, en équipage, à bord de grands voiliers (c’est le projet Euroclippers) , la traversée de déserts à cheval, la course en haute montagne…

Vous pouvez consulter ce Blog sur :

http://euroclippers.typepad.fr/

Cordialement

Jean-Charles Duboc

Écrit par : Jean-Charles Duboc | vendredi, 10 novembre 2006

Oui enfin la corruption n'explique pas tout. Ni la dérive budgétaire. Ni le fait que les jeunes générations vont partir vivre à l'étranger pour ne pas voir tout leur pouvoir d'achat consacré au payement des retraites, de la sécu et des ors de la république.

C'est bien simple, les partis traditionnels de droite et de gauche sont INCAPABLES de changer un système dans lequel ils marinent depuis la fin de la guerre. Regardez-les célébrer la mémoire de de Gaulle ! Incapables de regarder en avant, à l'heure de la mondialisation et d'Internet.

Écrit par : A.C. | vendredi, 10 novembre 2006

A Jean-Charles Duboc

En la circonstance, quand on parle de budget, on parle de grands équilibres. Bien sûr, contrer la corruption est une nécessité, encore que les choses se sont singulièrement améliorées depuis la décision de financer publiquement les partis.

Moi ce qui m'intéresse avant toutes choses, c'est de parvenir à bâtir un budget qui tienne la route.
Or, pour l'instant, nos budgets se nourrissent toujours plus du déficit budgétaire.
Il fat faire des choix, et c'est ceux-là que j'aimerais connaître, que l'on soit favorable ou non à un allègement de la fiscalité.

Écrit par : Anaxagore | vendredi, 10 novembre 2006

A AC,

Depuis la fin de la guerre, cela me semble réducteur comme point de vue. La dette croît dans des proportion très inquiétantes depuis une quinzaine d'années environ.
Il faut dire que les dérives sont nombreuses :
- dépenses de santé toujours plus élevées (nous nous gavons de médicaments et les médecins en prescrvient bien trop)
- extension du RMI à des publics pour lequel il n'était pas prévu : il ne devait financer que des SDF, pas des étudiants ni des familles entières.
- extension des caisses de chômage à tous les métiers des arts et du spectacle alors qu'il ne devait concerner que les acteurs, danseurs, chanteurs, et cetera...
Ce ne sont que quelques exemples, mais il y en a d'autres.

Et maintenant, comme une bombe nous attendent les retraites.

Je crois qu'aujourd'hui il faudrait revenir sur l'obligation des 35 heures ( les salariés devraient tout de même avoir le choix de faire plus) et en ce qui concerne les retraites, un système mixte pourrait être une bonne idée :
- faire travailler à plein temps des gens qui rentrent dans le troisième âge ne me paraît pas très raisonnable. En revanche, on pourrait imaginer tout à fait des emplois à mi-temps dans le secteur tertiaire, pas trop éprouvants, et si possibles relativement proches du domicile.
Ceci viendrait complémenter les retraites et permettrait de s'occuper, ce qui est bon pour la santé...
De plus, cela prolongerait les cotisations des caisses de retraite qui en ont bien besoin...

Écrit par : L'Hérétique | vendredi, 10 novembre 2006

haha ! mais on dirait le programme d'Alternative Libérale !

Blague à part, "comme une bombe nous attendent les retraites" c'est vrai à pleurer. C'est si vrai que même les médias (généralement plutôt rose bonbon) et les politiques de tous bords semblent désormais relayer de façon explicite ou implicite le message selon lequel de toute façon le système va exploser. Mais aucun des partis traditionels ne propose une solution qui soit à la hauteur du problème. Il faut vraiment briser les tabous et proposer des solutions innovantes pour résoudre ce problème.

Écrit par : A.C. | vendredi, 10 novembre 2006

A A.C

Cher A.C

C'est ce que propose l'UDF :
- alignement de tous les régimes sur le régime général pour les retraites.
- 35 heures facultatives
- amélioration de la productivité du secteur public

Je crois tout de même que certains points font consensus de droite à gauche (tout du moins le centre-gauche).
Donc on est au-delà du simple programme d'Alternative Libérale sur la question.
C'est tout simplement une question de survie...

Écrit par : L'Hérétique | vendredi, 10 novembre 2006

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