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mercredi, 24 octobre 2007

Nouveau Centre : la salaire du ralliement

Il y a des manières de faire qui sentent la magouille à plein nez : que l'amendement du Nouveau Centre visant à instaurer un financement public d'un parti, à partir de 15  députés seulement, et sans qu'il y ait obligation de représentation à hauteur d'au moins 50 candidats à 1%,  ait été accepté sans sourciller par la commission des lois, c'est un authentique déni de démocratie et un véritable détournement de la loi sur les partis.

Il est légitime qu'un parti reçoive un financement s'il correspond bien à une expression électorale. or, le Nouveau centre n'en a nullement fait la preuve jusqu'à nouvel ordre.

C'est scandaleux, et cela ouvre la porte à toutes les manoeuvres politicardes. Consolation : parions que cela se retournera contre l'UMP, car désormais, plus rien n'empêchera l'UMP de se morceler en petits partis, puisque ce qui compte, ce n'est plus l'expression démocratique, mais la présence de députés au Parlement... 

Nous nous  contenterons de citer simplement le commentaire de François Bayrou, leleader du MoDem :

« Dans la situation où le pays se trouve, [...] le gouvernement décrète que l'urgence est de donner un pourboire aux partis qui ont décidé de se rallier au président de la République. C'est déshonorant pour la vie politique.»

« Honteux ! (...) Tout cela pour que des petits copains aient le salaire de leur ralliement ».

Cela y ressemble fort, en effet., et c'est d'autant plus scandaleux, que cette loi intervient juste avant la date limite du 31 décembre 2007, à laquelle sera répartie l'enveloppe publique de 80 millions d'euros entre tous les partis politiques.

Une formation sans représentation électorale va donc s'arroger des parts qui ne lui appartiennent pas...