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lundi, 16 juin 2008

Insulte trotskyste, insulte en politique

Excellent travail que celui de cette équipe du CNRS au sein de l'Université de Bourgogne, qui s'est penchée sur l'insulte en politique au cours de l'histoire.

On rigole bien à la lecture du document, mais encore plus quand on va chercher du côté des trotskystes : on y apprend notamment que "centriste" est l'une des pires insultes sinon l'insulte suprême en langage trotsko. Voilà qui va bien faire rigoler le MoDem :-D

Les auteurs de l'étude s'intéressent aussi aux insultes politiques dans la littérature des auteurs les plus célèbres : ils ont relevé un passage d'anthologie dans le Roi Jean, pas piqué des vers, et ils comptent s'attaquer à Homère et Aristophane, apparemment. A mon avis, ils vont s'amuser. Dans l'Iliade, par exemple, il y a le discours d'Hector à Pâris, ou encore les échanges entre Thersite et Ulysse. Aristophane, cela regorge tellement de crudités de toutes sortes qu'il n'y a que l'embarras du choix...

J'ai trouvé sur le site quelques insultes assez rigolotes, à propos de Bonaparte en 1801 que je copie ici :

 « Malgré ce coquin de Bonaparte, nous viendrons à bout de tous. Ce Bonaparte n’est autre chose qu’un coyon couronné de bouzes de vaches. Nous le ferons péter.»

ça manque, ce vocabulaire fleuri, aujourd'hui. Manque d'imagination, sans doute...

L'insulte proférée par Patrick Devedjian à Anne-Marie Comparini (MoDem) il y a quelques mois est présentée et analysée dans « Salope, pute » (rubrique « insultés », gros plan « l'insulte à mort ? »).