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lundi, 07 mai 2018

Flat tax, exit-tax, ISF, le courage de Macron

Je suis impressionné par la somme d'âneries que je lis sur les réformes fiscales de Macron. Dans ce pays, toutes les élites cultivent l'envie malsaine du Français pour les biens de son prochain. Chacun truande et fraude à son petit niveau mais réclame de la "justice", justice étant entendue comme faculté de pouvoir spolier la richesse d'autrui et le déposséder de son bien.

Macron a eu le bon sens de supprimer l'ISF. Nous sommes le seul pays du monde à le pratiquer. Petit à petit, les plus riches quittent le pays réduisant progressivement l'assiette de ponction des impôts. Il faut le comprendre, un peu plus de 50% des Français ne paient plus d'impôt sur le revenu. Dans les faits, ce sont les très riches sur lesquels l'opinion crache constamment qui le financent. Qu'ils partent et beaucoup vont commencer à pleurer quand il faudra se serrer la ceinture. 

La Flat tax : l'idée est de favoriser l'investissement en France. Cela suscite dans la pensée gauchiste française, largement représentée à droite, les cris d'orfraie les plus furieux. Mais bon sang, un placement, c'est un risque. L'accumulation du capital a permis les plus formidables progrès de l'humanité dès lors qu'il n'a pas été rendu inefficient à cause de la corruption. On préfère en France la vulgate marxiste et toutes ses approximations. 30%, cela me semble largement suffisant. Et je pense qu'on devrait en faire autant avec l'impôt sur le revenu. 

Ce qui est choquant, ce n'est pas le haut salaire. Ce qui est choquant, c'est quand l'organe décisionnaire ne répond plus de ses actes. On devrait légiférer sur les conseils d'administration des entreprises, a fortiori quand ils prennent des décisions qui vont à l'encontre de la volonté des actionnaires. C'est cela qui pose un vrai problème : la dilution de la responsabilité. Quelque chose que Schumpeter avait pressenti et que j'ai analysé ici. Pas étonnant de voir les membres des CA passer de la fonction publique à l'entreprise dans notre pays tant la collusion est grande. Là, je veux bien qu'on légifère.

Exit tax : elle rapportait quelques dizaines de millions d'euros, c'est à dire une paille au regard de la complexité qu'elle entraînait. Au passage, une véritable entrave à la liberté d'installer son foyer fiscal où l'on veut. Il vaudrait mieux se demander plutôt pourquoi les plus fortunés finissent par se barrer. In fine, le suivi de cette taxe exigeait un tel effort de suivi et de contrôle qu'elle n'avait pas de sens et poussait des entreprises à ne pas venir s'installer chez nous. Macron a bien fait de la supprimer.

A sa place, j'aurais été jusqu'au bout mais j'imagine que la pression populaire ne le permettait pas. Quand je vois comment on le pointe du doigt en le qualifiant de président des riches...Ridicule !

Le calcul de Macron est très simple et évident : il sait qu'il faut de la croissance pour générer de l'emploi et même pas mal. Il essaie donc de rendre notre pays amical pour le commerce. Il a du boulot...

 

20:47 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |