lundi, 21 avril 2008

Qu'Aimé Césaire repose parmi les siens !

 François Bayrou a estimé jeudi 18 avril qu'il valait mieux "laisser dormir" le poète martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi à Fort-de-France, "sous le soleil de Martinique" plutôt que de le transférer au Panthéon comme d'autres élus l'ont suggéré. "La famille bien entendu et le gouvernement décideront. Pour ma part, je laisserais Aimé Césaire dormir au milieu des siens, dans la terre et sous le soleil de la Martinique qu'il a tant aimée", a ajouté François Bayrou. "L'idée que tous les grands hommes doivent être réunis dans un lieu unique me paraît souvent une idée d'un autre temps, surtout pour celui qui a voulu défendre la fierté d'être soi-même, l'orgueil de sa culture, enracinée dans l'histoire singulière et souvent tragique de son île". François Bayrou, qui avait été longuement reçu par Aimé Césaire lors d'un déplacement aux Antilles en 2006, a précisé qu'il se rendrait à ses obsèques, dimanche à Fort-de-France.

 Pas mieux pour moi, mais, j'y ajouterai cette interrogation : quid du Panthéon ? Moi aussi, je tends à penser qu'il y a une forme d'idolâtrie, républicaine, certes, mais idolâtrie tout de même, dans ce rituel qui consiste à transférer les cendres de nos grands citoyens à Paris dans un monument. C'est une forme de parisiannisme habituel, hérité, en effet, d'un autre temps, mais que je trouve de mauvais aloi. On devrait, je trouve, mettre fin à cette tradition. IL n'y a pas qu'à Paris qu'il y a de grands citoyens, mais sur tout le territoire français. Qu'ils reposent donc là où ils ont vécu.