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dimanche, 20 janvier 2013

L'Europe ? Une sorte de SDN, quoi...

On ne peut comprendre le titre de mon billet si l'on ignore ce qu'a été la SDN. La Société des Nations, c'est une sorte de l'ONU de l'entre-deux guerres. Elle avait pour objet d'assurer une paix universelle entre toutes les nations à la suite du carnage de la première guerre mondiale et, dans les faits, par sa faiblesse, en raison de l'égoïsme et de la lâcheté des États, elle a avalisé toutes les annexions, toutes les compromissions et tous les coups de force des régimes totalitaires.

Marielle de Sarnez s'avouait consternée mardi dernier à l'issue du débat sur l'intervention française au Mali. Un président de la Commission absent, idem pour celui du Conseil Européen, un hémicycle clairsemé et trois euro-députés français seulement pour s'exprimer dont le coup de gueule de Cohn-Bendit et l'intervention de Marielle herself au nom de l'ADLE.

Difficile de ne pas partager la tonalité désabusée d'Olivier Kempf d'EGEA. Finalement, l'Europe de la Défense, c'est une vaste fumisterie. Les seuls pays qui nous apportent de 'laide c'est la Belgique, le Danmark et l'Angleterre. Les deux derniers, comme le note Olivier Kempf sont ceux qui sont le plus hostiles à la fameuse PSDC (Politique de Sécurité et de Défense Commune).

Comme Européen, j'en ai un peu assez de passer pour une couille molle. Les autres pays européens ne sont bons qu'à émettre des protestations, financer des programmes humanitaires et passer des accords économiques.

A la limite, comme le dit le blogueur d'EGEA, on se débrouille encore mieux tout seul que mal accompagné. Avec toutes leurs difficultés, les pays africains ont tout de même été plus prompts à réagir que l'Europe, attendant sans doute qu'on prenne ses ressortissants en otage.

Bien sûr, les critiques vont sans doute pleuvoir sur l'Algérie en raison de la brutalité de sa réaction, mais que pouvait-on négocier avec des fanatiques qui avaient garni plusieurs otages de colliers d'explosifs (Ça n'a d'ailleurs pas manqué, ces salopards les ont fait exploser) ? Et de toutes façons, la doctrine algérienne (et les Algériens ont de très bonnes raisons de savoir comment fonctionnent les djihadistes pour les avoir pratiqués pendant 20 ans) c'est de ne pas céder. Pas de négociations et de la frappe directe. Et comme ils savaient que les Occidentaux allaient palabrer ils n'ont pas perdu de temps à les informer de leurs intentions. Les NINJA (équivalent algérien du GIGN) ont certes été dissous mais l'expérience est restée et plusieurs des hommes qui avaient animé ces unités d'élite sont désormais dans l'armée algérienne.

En fait, dans cette histoire, tous ceux qui sont les premiers à lever haut l'étendard du droit ont été aussi les premiers à se défiler, Afrique du Sud comprise car il ne faut pas croire que seule l'Europe est concernée.

J'avoue que je suis de plus en plus désabusé avec l'Europe. Au fond, les États européens, c'est comme les individus que l'on croise tous les jours au coin de la rue : chacun pour sa pomme. On agite quelques petits drapeaux, on beugle les slogans qu'il faut pour faire bonne figure et se donner bonne conscience, et après, chacun chez soi, un pour tous et tous pour Dieu...

jeudi, 17 janvier 2013

Quand l'Europe sera seule face au terrorisme

Je crois vraiment qu'en dehors des Français et de quelques eurodéputés (Particulièrement Marielle de Sarnez et plus généralement ceux de l'ADLE), nos compatriotes continentaux ne comprennent pas les enjeux profonds de la guerre qui se déroule au Mali.

Pendant des années l'Amérique a joué les gendarmes du monde au Proche-Orient laissant la France, au temps de la françafrique gérer les choses en Afrique subsaharienne. 

Si les USA se sont longtemps occupés de géopolitique dans cette région du monde c'est que leurs approvisionnements énergétiques trouvaient là plusieurs de leurs sources principales.

A l'heure actuelle, la révolution des gaz de schiste en Amérique pourrait bien changer la donne et plus vite qu'on ne le croit. Si les USA deviennent premiers producteurs mondiaux et atteignent l'auto-suffisance énergétique qui peut croire un seul instant qu'ils viendront s'embourber dans des guerres qui ne les concerneront plus ? Ils se retireront des affaires et les Européens se retrouveront en première ligne.

La France vient d'empêcher in extremis le Mali de devenir une plaque tournante du terrorisme : si les djihadistes s'étaient emparés de Bamako il aurait été extrêmement difficile de reprendre la ville par la suite et cela aurait coûté des centaines de morts au bas mot côté français. 

Mais la France n'a pas le dos assez solide pour jouer les gendarmes ne serait-ce que d'une région du monde. L'Europe attend lâchement qu'elle fasse le boulot en poussant un ouf de soulagement.

Marielle de Sarnez et François Bayrou déplorent à juste titre l'absence d'une défense et d'une armée européennes. Aujourd'hui, en fait de défense, on ne compte en Europe que des électrons isolés et les gouvernements européens utilisent généralement la défense comme variable d'ajustement budgétaire   pour financer leur protection sociale.

En France, pendant que le Qatar assure panem et circenses avec son PSG il nous détourne de ses véritables agissements au Mali entre autres. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ait pas vu d'un bon oeil notre intervention sur ce qu'il s'apprêtait à considérer comme ses nouvelles late-bandes.

A vrai dire, comme d'autres, je me suis laissé abuser dans le passé, sur ce blog, par l'apparence libérale et lisse qu'offre le pouvoir qatari avec sa chaîne d'information où tout semble pouvoir se dire mais je suis revenu de cette opinion erronée. J'en donne (pour une fois) quitus à Marine Le pen qui mettait en garde contre l'influence grandissante de ce pays chez nous et que j'ai (sur ce coup-là) conspuée à tort.

En tout état de cause cette guerre au Mali n'est pas française mais européenne. Que comptent faire les Européens ? Attendre que l'Islam radical occupe la totalité de l'Afrique avec la bénédiction de puissants états pétroliers ? Les USA ont longtemps joué avec le feu et s'en sont mordus les doigt un certain 11 septembre 2001. Nous devrions apprendre de l'expérience des autres.

En France, on conchie les fédéralistes européens en les soupçonnant de vouloir jeter à bas les nations. Sans verser dans cette extrémité il est pourtant évident qu'il ne saurait exister d'Europe puissante et déterminée sans l'unification d'un certain nombre d'institutions aujourd'hui nationales.

La situation qui prévaut actuellement au Mali d'abord puis aux abords de l'Algérie en est une illustration aussi éclatante que fâcheuse...

lundi, 14 janvier 2013

La France doit trouver des alliés au Mali

L'opération militaire contre les djihadistes intégristes musulmans est bien engagée à l'heure actuelle par la France. Le Président Hollande a bien préparé le terrain.

Toutefois, les guerres récentes montrent que ce type d'action ne peut avoir d'issue sans disposer de relais au sol. Si les Américains s'en étaient tenus au seul renversement des Talibans en 2001 la situation serait sans doute autre aujourd'hui en Afghanistan. A l'époque, ils pouvaient compter sur la force de frappe de l'Alliance du Nord conduite par les proches du Commandant Massoud et sur une opinion publique pas forcément hostile.

Plus récemment, la guerre en Libye s'est soldée par un succès parce que les forces britanniques et françaises ont eu le souci de ne prendre aucun risque dans leurs frappes envers les populations civiles et parce qu'elles ont pu appuyer la rebellion.

Au Mali, il va falloir trouver des forces militaires pour appuyer les attaques aériennes et occuper le terrain laissé vide par les islamistes. L'armée malienne fait sans doute ce qu'elle peut, mais ce pays est très faible et très pauvre. Face à des fanatiques surarmés grâce à l'or de l'islamisme international, elle ne fait pour l'instant pas le poids. Les Touaregs sont plutôt bien organisés, quant à eux, mais leurs récents affrontements avec les islamistes se sont conclus par des défaites.

La population malienne, quant à elle, accueille avec soulagement l'intervention française, visiblement. Le règne de terreur des islamistes, leurs exactions, ont largement exaspéré les civils.

Les États Africains, eux, poussent un ouf de soulagement au moment où la peste djihadiste commençait à se propager à leurs portes.

La France peut compter une fois de plus sur l'amitié anglaise, les Britanniques ayant prévu d'envoyer des avions de transport, et sur le soutien logistique américain (observation des drones).

Je crois indispensable de faire de l'armée malienne, et, si c'est possible, des milices d'auto-défense les fers de lance de la reconquête. Les Maliens veulent reprendre leur pays et ils le disent quand on les interroge. Ils ne demandent qu'à se battre. L'armée malienne a un grand mérite : elle existe ! Avec l'appui français, elle a été capable de faire front contre les islamistes. C'est un très bon point pour elle, même si elle peine et même si on se doute que l'offensive au nord du Mali ne sera pas une guerre-éclair.

La France pourrait profiter des circonstances pour amener une union sacrée entre le Mali et les Touaregs. Cette union pourrait être le ferment d'une solution politique aux revendications futures des Touaregs.

 Dans l'immédiat, il faut concentrer l'action contre l'ennemi commun.

Cette intervention montre enfin à quel point il est essentiel de ne pas sacrifier notre Défense à nos nécessaires économies. Nous ne pourrions pas intervenir au sol si nous devions le faire actuellement. Ne continuons pas à désarmer notre armée. Si la France n'était pas intervenue, à l'heure actuelle, le Mali serait entièrement aux mains des islamistes les plus barbares de la planète.

18:24 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : libye, mali, hollande |  Facebook | | |

dimanche, 23 décembre 2012

Aide au développement ? A revoir.

Excellente analyse du quotidien flamand de référence, De Standaard : nous dépensons en Europe plusieurs milliards d'euros à alimenter la corruption au plus haut niveau. Bruxelles, c'est déjà un très gros appareil bureaucratique, souvent naïf. L'Europe, par désir de mettre en pratique les valeurs humanistes qu'elle veut propager signe des chèques en blanc aux gouvernants des pays du Tiers-Monde alors que ce sont les premiers responsables de la corruption qui gangrène le développement économique de leur pays.

On ne le dira jamais assez, l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Partout où l'Europe distribue fonds et aide alimentaire elle désorganise l'économie locale dans le meilleur des cas, renforce les potentants locaux dans le pire.

Nous devrions avoir une diplomatie européenne qui encourage l'esprit d'entreprise et le sens de l'initiative qui se manifestent localement. Le micro-crédit, le développement de marchés à la taille des ressources locales comme le prônait l'économiste indien Prahalad devraient guider la politique européenne plutôt que le bon sentiment et la morale dont on voit vite les limites.

J'irais même plus loin : ouvrir des écoles, donner l'envie aux enfants qui les fréquentent de devenir avocats ou journalistes, c'est bien selon les standards européens, mais c'est du gâchis dans les pays les plus pauvres. Il vaut bien mieux favoriser l'émergence de micro-entreprises car ce seront elles qui feront le développement de leur pays et non une assistance extérieure.

Les gros programmes, il est préférable de les réserver aux situations d'urgence (déplacements importants de population, guerres, famines) et, à la rigueur, à la lutte contre la misère mais en s'appuyant sur des associations internationales reconnues et fiables (Croix-Rouge, Secours catholique dont les bénévoles et les religieux vivent au mileu des populations, bien loin des bwanas humanitaristes qui se plaisent à aller vivre leur expérience caritative au loin pou avoir quelque chose à raconter à leur retour chez eux).

Faire confiance aux individus et leur donner un petit coup de main pour démarrer, évidemment, cela sonne certainement bien plus libéral que les solutions habituelles et convenues.

Les solutions libérales au sous-développement, elles existent et je pense que ce sont les meilleures : ruissellement, lutte contre la corruption, transparence, enrichissement personnel et profit, voilà les moteurs du changement. Une fois en route, ils amènent à leur tour le progrès social en générant d'autres désirs que matérialistes.

Partout où les ferments du libéralisme ont germé les sociétés ont progressé. Il faut simplement oser, et, bien sûr, rester pragmatique : le libéralisme n'est pas une idéologie, c'est une philosophie. Il ne s'agit donc pas d'appliquer des recettes dont le condiment principal serait la disparition de l'État mais de propulser ce qui marche, tout simplement (bon sens centriste...).

mercredi, 19 décembre 2012

La France, démocratie imparfaite ?

The Economist a rendu son verdict annuel en publiant le classement 2012 des indices de démocratie dans le monde.

La France glisse dans une couche du classement aussi navrante que honteuse pour elle en étant ravalée au rang de démocratie imparfaite. Je me suis moi-même déjà appuyé sur ce classement pour étayer analyses et raisonnements sur la démocratie en France par le passé.

Ce classement est globalement fiable, mais il pèche par un très gros travers à mes yeux : il s'inspire davantage du caractère théorique de la démocratie dans chaque pays que de la manière dont elle s'y pratique au quotidien.

Ainsi, l'Afrique du Sud, par exemple, serait selon The Economist d'une nature plus démocratique que la France. Un pays où près de 50% des femmes sont violées, où la criminalité prend un tour endémique, ou le Président a trempé lui-même dans une affaire de viol jamais clairement élucidée, où la corruption gangrène les politiques publiques, ce pays-là serait plus démocratique que le nôtre ? Les journalistes de The Economist ont-ils essayé de se rendre dans un commissariat sud-africain un jour, histoire de faire la différence avec les nôtres ?

Oh, certes, la constitution sud-africaine garantit toute une série de libertés mais dans les faits tout cela ne reste que du papier. 

On devrait juger de l'indice de démocratie d'un pays d'abord par sa capacité à faire appliquer les règles démocratiques qui sont censées le régir.

On dit l'Inde la plus grande démocratie du monde alors que des pratiques féodales et cruelles continuent de régir plusieurs régions de ce grand pays dans l'indifférence du pouvoir central. La voir devancer des pays comme la Hongrie ou la Pologne ne laisse pas de m'étonner aussi.

The Economist a réservé un encart au cas de la France :

France—full democracy to flawed democracy Various negative political trends in France in recent years have resulted in the country being downgraded to the flawed democracy category. Public confidence in political parties and the government is extremely low. Surveys also show that citizens’ engagement with politics has declined. The degree of popular support for democracy is among the lowest in the developed world. One in seven do not agree that democracy is better than any other form of government. The chasm between the country’s citizens and its political elites has widened. Outbreaks of violent rioting in recent years are another symptom of the country’s political malaise. Under the French political system, the president wields huge power. The autocratic and domineering style of the current president, Nicolas Sarkozy, threatens to undermine democratic traditions. There has been increasing anti-Muslim sentiment and emphasis on the country’s Christian roots during the Sarkozy presidency. Pressure on journalists and the electronic media have led to a decline in media freedoms.

En somme, la très faible popularité des partis politiques et corollairement le non moins faible engagement des citoyens dans la sphère politique, la perte de confiance envers la supériorité du régime démocratique (1 personne sur 7 en France juge que la démocratie n'est pas la meilleure forme de régime politique !!! L'un des taux les plus bas des pays développés !) , le fossé grandissant entre le peuple et les élites, la concentration des pouvoirs dans la France sarkozyste, les pressions contre les médias et la mise à l'index de l'Islam ont concourru à faire de notre pays, aux yeux des Anglo-saxons, une république à la dérive.

De manière plus générale dans le monde, la crise financière internationale a sérieusement dégradé le prestige de la démocratie non seumement au sein des régimes démocratiques mais aussi parmi les pays émergents qui ont considéré des régimes capitalistes autoritaires tels que la Chine comme une alternative viable.

samedi, 17 novembre 2012

Au fait, pourquoi Israël attaque à Gaza ?

Cela fait quelques jours que je cherche dans la presse en vain  une information. Il y a une escalade de violences actuellement à Gaza mais je ne parviens pas à en trouver la cause. Dans la presse française, la plupart du temps, on retrouve la "vile entité sioniste et fasciste" mise en cause, comme d'habitude, envers les gentils islamistes palestiniens du Hamas, mais pas d'explications de fond.

En règlen générale, Tsahal n'attaque jamais sans causes bien déterminées. Je subodore fortement qu'il y a dû y avoir une intensification des tirs de roquette sur le territoire israélien avant que les choses ne se gâtent à partir de Gaza, mais je n'ai pas d'éléments précis  et je n'ai eu aucune réaction sur twitter à ce sujet.

Pour qu'Israël mobilise 75 000 réservistes il faut que la situation soit tout de même sérieuse. Je ne crois pas évidemment pas aux gesticulations du clown turc d'Erdogan qui met en avant des motivations électoralistes tout en saluant ses frères islamistes de Gaza.

Autrefois, avant les islamistes de l'AKP, la Turquie avait un poids diplomatique dans cette région, parce qu'elle pouvait avoir un peu l'oreille d'Israël sans être dans de trop mauvais termes avec les autres régimes. Mais aujourd'hui, sa politique est digne du clownesque Stéphane Hessel, toute empreinte d'une partialité révoltante.

A ce sujet, devinez qui appelle à manifester en France ? Les cocos et les clownitos d'EELV.

J'ai cru comprendre qu'Israël avait détruit des drones appartenant au Hamas. J'ignorais que les Islamistes disposaient de telles armes.

Côté français, j'ai trouvé pour l'instant la réaction de Hollande plutôt pondérée. Il a appelé à une désescalade de la violence tout en comprenant les exigences de sécurité d'Israël. Quand je pense aux clownitos d'ELLV, je me dis qu'on devait les installer quelque temps en Israël dans une zone régulièrement la cible de roquettes. Nul doute que cela finirait par alimenter leur réflexion que de vivre le quotidien de citoyens israéliens en butte à ce type de bombardements. Quand je dis quelque temps, j'entends par là quelques années, parce que quelques mois, c'est trop facile...

C'est une assez bonne idée de lire l'un des derniers billets de blogue du porte-parole de l'Ambassade d'Israël en France. Il y fait une analyse intéressante des relations de son pays avec ses alliés et ennemis.

Cela étant écrit, je demeure sur ma faim faute d'avoir découvert la source réelle de ce conflit. Chose qui prouve qu'Israël a encore du boulot à faire en termes de communication : ce pays est censé s'être préparé pour mener aussi une guerre électronique et je ne trouve nulle part cette information fondamentale alors que je devrais y accéder en deux à trois clics en principe...

17:29 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : israel, gaza |  Facebook | | |

mercredi, 14 novembre 2012

Dernier Cercle de l'Enfer en Angleterre

Au pays de Shaekespeare, la boue pédophile menace de tout emporter sur son passage. Les crimes infâmes de Saville et le silence complice des sommets de la BBC ont semé dans le pays les germes du soupçon sur lesquels prospèrent toutes sortes de démagogues.

Mon homologue hérétique britannique s'en inquiète  relevant que ce sont des animateurs d'émissions de distraction qui prennent le relais privilégiant la sensation à l'information.

Ainsi, le nom d'un lord anglais a circulé sur nombre de réseaux sociaux car une ancienne victime de pédophile l'a accusé de bonne foi jusqu'à ce qu'il réalise que ce lord n'était pas son bourreau. Aggravant le phénomène, Tom Watson, député travailliste a mis en cause les Tories sans toutefois citer de noms.

Un type comme Watson devrait être déchu de sa députation. Il me fait penser à ce "bastard" comme dirait mon confrère d'heresy corner, de Luc Ferry qui s'était lancé dans des spéculations à propos d'un éventuel ministre pédophile tout en assurant qu'il ne pouvait rien dire.

La justice n'a pas besoin de sycophantes en mal de reconnaissance mais de vérité. C'est à juste titre que Boris Johnson, le maire de Londres, faisait valoir qu'accuser quelqu'un de pédophilie revenait à le consigner dans le dernier cercle de l'Enfer aussi longtemps qu'il était vivant.

On ne se remet jamais d'un rumeur car elle vous poursuit pour le reste de votre existence. Internet est propice à de telles déviances, mais quand ce sont des responsables politiques de haut niveau qui s'y prêtent, cela devient intolérable.

Tom Watson a trop parlé ou pas assez : il devrait être mis en examen par Scotland Yard et interrogé afin qu'il vide son sac. Soit il sait des choses, et, dans ce cas, qu'il parle, soit il ne sait rien et ne se fait que le relais de rumeurs et, dans ce cas, qu'il se taise.

Plus grave, George Monbiot, sorte d'Allègre anglais écrivant dans The Guardian, s'est lâché sans vergogne contre ce lord finalement innocent. Ses excuses viennent trop tard, l'honneur de cet homme est irrémédiablement sali.

Au fond, le plus grave, c'est que ce constate mon hérétique ami britannique, je le constate aussi en France et sans doute ailleurs en Europe. Les théories complotistes sont en vogue, la classe politique a mauvaise presse, et nombre d'individus sont tout prêts à croire en l'existence de réseaux occultes et criminels associant médias, showbizz  et sphère politique. Des rumeurs semblables avaient emporté l'opinion en Belgique peu après l'affaire Dutroux.

Des types comme Saville ont pu échapper à de nombreuses accusations parce qu'ils copinent avec une certaine intelligentsia, mais un Lord McAlpine, parce qu'il est un Tory, ancien proche de Thatcher et éloigné des médias, n'a pas bénéficié d'une telle mansuétude : sitôt mis en cause, sitôt traîné dans la boue.

mercredi, 24 octobre 2012

L'art de chercher la contrefaçon

Il paraît que la contrefaçon enfle démesurément en France même si les Français commencent à y regarder de plus près quand ils achètent.

Bien sûr, les industriels de toutes sortes glapissent, particulièrement dans le textile. Mais moi, j'observe un petit détail : que trouve-t-on de plus contrefait ? Eh bien ce qu'il y a de plus délocalisé.

Parfois, le pompon, c'est quand de la marchandise de contrebande arrive en France après avoir été fabriqué dans la même usine chinoise que le bien d'origine.

Armor Lux, ce n'est jamais contrefait. Archiduchesse, bleu forêt, Méphisto, Caulaincourt, Repetto, Ad Confection, Tuff's pour en citer quelques uns, non plus. Mais eux, ils produisent en France...

Je ne dis pas que faire local c'est la panacée, mais il est clair qu'en racourcissant les circuits, on complexifie la difficulté pour les faussaires...Ce pourrait être à méditer pour nos experts ès délocalisations qui nous refourguent en France du toc venu du sud ou de l'est...

vendredi, 05 octobre 2012

Voile, viol, presque des anagrammes...

La mobilisation semble pouvoir payer en Tunisie. La société civile tunisienne ne semble pas prête à admettre la main mise d'Islamistes sur le pays et le chef de l'État tunisien a dû concéder des excuses à la jeune tunisienne violée par des porcs en uniformes sous les yeux de son compagnon. 

Toutefois, la procédure judiciaire qui voudrait la juger pour atteinte à la pudeur est-elle à l'arrêt ?

Là où il y a des islamistes, il y a recrudescence des viols de femme. Il y a un mois de cela le magazine Elle relatait le martyre d'une jeune fille somalienne de 13 ans violée puis lapidée pour adultère après qu'elle eut essayé de se plaindre. Là encore, des islamistes étaient à l'oeuvre.

La racaille islamisée qui oeuvre dans nos cités n'est pas fondalement différente de celle qui a pris le pouvoir à Kismayo en Somalie. Ce ne sont que nos lois et notre culture qui l'empêchent d'essaimer et de s'en prendre à toutes les filles de France.

On peut agir en Tunisie car plus l'islamisme se montrera menaçant plus le tourisme s'effondrera. Les Tunisiens commencent à le comprendre et, dans les intentions de vote, Ennahda plie sérieusement puisque le parti islamiste a perdu près de 6 à 7% d'intentions de vote en 4 mois.

En Somalie, pays sans foi ni loi, hélas, c'est très difficile. Pas d'opinion publique, pas de pouvoir central, peu de réseaux de communication. 

L'Islam, comme le Christiannisme au plus fort du Moyen-Âge vit un âge de ténèbres. Il est entre les mains d'individus peu scrupuleux mais fanatisés. 

Le Prophète de l'Islam, Mahomet, voulait faire de sa foi un glaive pour les faibles et les petits. Que l'on juge l'état de décomposition diabolique qui frappe cette religion quand on considère que ce sont 50 miliciens devant un stade rempli de 1000 personnes qui se sont ligués pour tuer à coups de pierre une pauvre jeune fille.

Hélas, il ne s'agit pas là d'un fait isolé. Partout, ce sont les plus faibles qui souffrent d'une islamisation qui va à rebours du message initial de l'Islam, et il n'est pas un pays musulman où je voie une raison d'espérer en des lendemains meilleurs...

23:41 Publié dans International, Société | Lien permanent | Commentaires (395) | Tags : islam, voile, viol |  Facebook | | |

dimanche, 23 septembre 2012

L'armée, variable d'ajustement jusqu'au jour où...

Je lisais une dépêche de Reuters, sur le blog Theatrum Belli, qui reprenait les déclarations alarmistes d'un général suédois : l'Europe est incapable de se défendre seule à l'heure actuelle.

A vrai dire, le Général Syren appuie là où ça fait mal : l'Europe pourrait supporter les coupes drastiques que chacun de ses membres inflige à sa défense à condition de rationnaliser les moyens à l'échelle européenne, en somme de construire une armée européenne.

Le problème, c'est qu'en paroles, c'est facile, mais, dans la pratique, plusieurs pays européens essaient de préserver des morceaux d'indépendance en alimentant des productions d'armement nationales par leurs commandes.

Le problème est au moins autant économique que politique : personne n'a envie de sacrifier son industrie d'armement.

Une solution envisageable serait des rapprochements très importants entre plusieurs industriels afin de créer une plate-forme capable de nourrir toutes les armées européennes selon leurs besoins.

Le problème, c'est que le marché de l'armement est un secteur très particulier : quand il existe une production nationale, elle essaie de survivre pour garantir l'indépendance du pays hôte en exportant à toutes forces vers d'autres pays.

Il y a donc des décisions assez importantes qui doivent être prises au niveau politique et à l'échelon européen afin de ne pas risquer des transferts de technologie indus.

Enfin, l'Europe n'est pas perçue encore comme une unité géopolitique et d'ailleurs, ne se comporte pas comme telle. Les évènements de Libye, hélas, en ont fourni une démonstration aussi éclatante que navrante.

Sans l'activisme de la France et de la Grande-Bretagne aucune décision n"aurait été prise et à l'heure actuelle, nous en serions à négocier des contrats d'armement avec Kadhafi pendant que l'Allemagne concluerait de juteux contrats pour s'être longtemps opposée à toute intervention militaire là-bas.

Au fond, quoi que l'on fasse et en dépit du temps qui passe, la vielle alliance France-Angleterre-Amérique se reforme régulièrement, comme s'il n'y avait pas eu de construction européenne et comme si l'ère post-soviétique n'avait finalement accouché d'aucun changement géostratégique. Les non-alignés se sont alignés comme un seul homme ou presque sur les positions russes et chinoises : Inde, Brésil, si la démocratie libyenne avait tenu à ces grandes nations elle aurait été écrasé et défintivement dans le sang.

Au final, chaque pays européen s'arme de bric et de broc sur fond de doublons très fâcheux alors même que des éléments essentiels d'un dispositif militaire complet font défaut à tous : pas d'avions-radar AWACS, par exemple, peu de drones et peu de missiles à guidage-laser...

La réalité, à l'heure actuelle, c'est qu'aucune intervention n'est possible sans devoir demander l'autorisation des USA,  seul pays à pouvoir fournir les éléments opérationnels nécessaires à une opération extérieure. 

C'est un sport mondial de critiquer l'impérialisme américain mais mieux vaudrait pour le monde que l'Amérique ne succombe pas à une nouvelle vague isolationniste car il n'y aurait alors plus personne pour jouer les gendarmes...