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mercredi, 19 novembre 2008
Bayrou dit Niet à un programme commun avec le PS
Aaaaah : ça va mieux en le disant :-)
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou a écarté mercredi toute alliance avec le PS, refusant que son parti entre dans "des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil".
"Loin de moi, très loin de moi l'idée de vouloir revenir ou aller à des pratiques du type programme commun dans lequel on passe son temps à des négociations d'appareil", a déclaré sur LCI M. Bayrou, interrogé sur la volonté de Ségolène Royal d'ouvrir le PS au centre.
"Je veux me tenir éloigné de toutes ces manoeuvres, je ne veux pas y participer, je ne veux pas y donner crédit", a-t-il ajouté.
"C'est exactement le contraire de ce que je pense. Je ne suis pas au PS, je n'ai pas l'intention d'y être", a poursuivi le leader centriste, d'autant, a-t-il jugé, que le Parti socialiste est "pour l'instant totalement épuisé dans sa vision de la France et dans son projet".
12:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Il n'empêche qu'il aura besoin des électeurs PS lors d'un éventuel deuxième tour en 2012; de tous les électeurs PS,bien au delà de la minorité ségoléniste.
Ecrit par : Mohamed | mercredi, 19 novembre 2008
@ Mohamed
Certes, mais en l'état, un programme commun avec le PS n'est pas envisageable. Pour le reste, il y a tout de même plus de convergences entre le pS et Bayrou qu'entre le PS et l'UMP...
Ecrit par : L'hérétique | mercredi, 19 novembre 2008
N'est-ce pas un peu tôt pour avancer de telles perspectives ?
Les européennes puis les régionales permettront à toutes les parties (mot féminin au sens "contractuel") de mettre de l'eau dans leur vin.
Un bon point pour toi L'Hérétique :-(
En employant l'expression "leader centriste", gare à ne pas faire le jeu des tenants de la bipolarisation et de rebuter les gens tentés par la voie que propose Bayrou. Ces gens pourraient se lasser de cet étiquetage que certains persistent à accoler au MoDem.
Ecrit par : Thierry P. | mercredi, 19 novembre 2008
Mais il faudra bien discuter, faute de quoi nous prendrons en gagnant la démocratie en otage de la même façon que le PS et l'UMP le font.
Ecrit par : Hervé Torchet | mercredi, 19 novembre 2008
Mais il faudra bien discuter, faute de quoi nous prendrons en gagnant la démocratie en otage de la même façon que le PS et l'UMP le font.
Ecrit par : Hervé Torchet | mercredi, 19 novembre 2008
@ thierry
Euh, le leader centriste, ce n'est pas de moi. Mais je ne renie pas pour autant la terminologie.
Ecrit par : L'hérétique | mercredi, 19 novembre 2008
Je sais bien L'Hérétique :-)
Des élus MoDem et pas des moindres (je dirai pas qui !!!) ex UDF entre autre avec qui j'ai longuement échangé ne se sentent plus guère "centristes".
Ecrit par : Thierry P. | mercredi, 19 novembre 2008
Ouf! BRAAAAAVOOO! Et ça tombe à pic.
héhéhéhé...
Ecrit par : pastel | mercredi, 19 novembre 2008
à l'Hérétique: plus de convergences avec le PS qu'avec l'UMP? Qu'est-ce qui vous fait dire celà? Puisque le PS est "pour l'instant totalement épuisé dans sa vision de la France et dans son projet", convergences avec qui, avec quoi? Vous me faites rigoler, là.
Ecrit par : pastel | mercredi, 19 novembre 2008
c'est normal, logique, même inévitable
http://skeptikos.hautetfort.com/archive/2008/11/18/pourquoi-les-alliances-sont-un-leurre.html
Ecrit par : Claudio Pirrone | mercredi, 19 novembre 2008
@ pastel : l'hérétique a écrit : "il y a tout de même plus de convergences entre le pS et Bayrou qu'entre le PS et l'UMP."
Moi, ça me semble assez raisonnable, comme assertion ? En tout cas si on considère que PS = Rocard, Royal, Strauss-Kahn, Hollande, Valls, Aubry,… Tous ces leaders me semblent avoir plus de points communs avec François Bayrou qu'avec Nicolas Sarkozy.
Ecrit par : FrédéricLN | mercredi, 19 novembre 2008
Frédéric, ceux que vous nommes sont tous des partisants du Oui au TCE, pas du Non de gauche dont à mon avis a résulté une terrible fracture au sein du PS qui ne pourra pas se rénover sans faire face à ses contradictions (en clair se scinder). Puis vous ne citez que des éléphants en voie de momification, sauf Valls pour lequel j'ai beaucoup d'estime et de sympathie.
Ecrit par : pastel | mercredi, 19 novembre 2008
aïlle, aïlle, aïlle, je corrige ma copie: "...ceux que vous nommeZ sont tous des partisanS..."
PS- Le départ de Melen-ron-chon est un signe d'espoir.
Ecrit par : pastel | mercredi, 19 novembre 2008
Vous me poussez dans leurs retranchements ;-)
La ligne "autre" au sein du PS est, à mon avis, une ligne conservatrice voire clientéliste : essentiellement la défense des acquis des agents du service public (républicain, français, étatique et local, paritaire, et j'en passe).
Cette ligne peut être contestée sur le fond - la "deuxième gauche" comme la "deuxième droite" le font depuis quatre décennies - mais a sa cohérence, et est, je crois, plus compatible, dans sa philosophie, avec le gaullisme ou le sarkozysme, qu'avec la démocratie (au sens du Mouvement démocrate). Là-dessus, d'accord.
Mais ce camp "républicain au sens le plus défensif" fait face à un énorme problème dont il n'a pas le début de la solution : la faillite financière du secteur public français.
Il a deux stratégies possibles :
* le déni de réalité et la confrontation perdante avec le pouvoir : laisser le "sale boulot" à la droite (ou au centre, d'ailleurs), en espérant cueillir un jour, ou dans quelques remous (quelques villes et collectivités) les fruits du mécontentement, c'était la stratégie traditionnelle du PCF ;
* la confrontation à la réalité et la recherche du meilleur compromis possible : rendre plus performant le secteur public dans le respect des principes qui le fondent (et non contre ceux-ci).
Cela a été le choix gagnant de Tony Blair, c'est celui de Barack Obama, c'est ce que Michel Rocard premier ministre a tenté sans succès (il a eu des succès ailleurs) - mais son époque était prospère, il n'avait donc pas de levier pour obtenir du secteur public sa coopération vers plus de performance (d'évaluation, de souplesse etc.).
Si la gauche conservatrice s'engage dans cette voie, je m'en réjouirais. Car rendre le service public plus performant, plus durable dans la concurrence internationale, ce sera dix fois plus faisable, dix fois plus réussi, AVEC les acteurs du service public, dans une coopération transparente, que contre eux et dans les faux-fuyants permanents, comme c'est le cas actuellement.
Ecrit par : FrédéricLN | mercredi, 19 novembre 2008
Il y a des démocrates cons comme des valises sans poignée : si c'est pour faire une alliance systématique avec la gauche, c'était pas la peine d'avoir tué l'UDF (car on le faisait très bien à droite) et il existe en plus sur ce crénau : le PRG (connu que vers chez moi, dans le 82) ;-)
Ecrit par : LCDM | mercredi, 19 novembre 2008
@ LCDM : Disons que si on faisait un pâté d'alouette avec une alouette de gauche et un cheval du centre, comme dans le Parti démocrate américain, tout le monde serait content (en tout cas … moi). Et si deux hirondelles de droite s'y joignaient (je pense aux libéraux et aux gaullistes), ce serait encore meilleur.
Le problème, c'est que je n'ai pas la moindre envie d'appeler à "battre la droite", de défendre "l'identité socialiste", ou de porter un projet "vraiment de gauche", toutes choses qui ne me disent pouic.
Précisons bien : au 2ème tour de 2007, après examen attentif des projets de M. Sarkozy et de Mme Royal, j'ai trouvé le second moins pire et j'ai voté pour elle. Mais je ne prévois pas de consacrer pas une seconde de mon temps dans les années à venir à militer pour. Je me suis engagé avec François Bayrou parce qu'il me semblait nécessaire, urgent de proposer l'alternative démocrate face aux projets de la droite et de la gauche.
Mais je suis convaincu que la gauche elle-même ne croit pas à son programme (et pour cause). Et que donc, y doit y avoir moyen de proposer une alternative avec eux.
Ecrit par : FrédéricLN | mercredi, 19 novembre 2008
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